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économie

  • La vieille industrie wallonne a-t-elle encore un avenir ?

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    La Wallonie semble rencontrer bien des difficultés à abandonner ses anciens fleurons et aller de l'avant. Durobor ou la sidérurgie, deux exemples symboliques dans lesquels la Région investit encore des dizaines de millions d'euros. Pourtant à la clef, très peu d'emplois créés. Certains patrons de PME s'en inquiètent. Leurs entreprises ont le vent en poupe alors ils ne comprennent plus la logique d'une Wallonie qui doit se dépêcher avant la diminution des transferts flamands entérinée lors de la 6 ème réforme de l'Etat. Et une date butoir : 2024.

     

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  • Ces employés qui encaissent la crise des supermarchés

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    Alors que les plans de restructuration s’enchaînent dans la grande distribution, quatre salariés de caisse et de réassort racontent leur quotidien. Entre pression à la productivité, manque de moyens et coups durs à l’âme et au corps.

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  • Le football, espace de luttes (suite)

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    La méconnaissance de l’histoire du football peut parfois porter préjudice à des militants de gauche qui relaient des actions politiques liées à ce sport. C’est ainsi que lors de crimes commis par Israël sur des Palestiniens, des camarades ont partagé sur les réseaux sociaux des vidéos des démonstrations de solidarité de supporters envers la Palestine, notamment au Celtic Park (Celtic Glasgow) en Écosse, club toujours fidèle à la cause palestinienne, mais aussi des images de tribune de la Lazio de Rome.

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  • Le football, espace de luttes !

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    Le football est parfois méprisé par des gens de gauche car il serait un divertissement pour les travailleurs, au sens premier à savoir les distraire de leurs intérêts de classe. Il est vrai aussi que le capital s’est emparé de façon prodigieuse de ce sport populaire pour accumuler des profits, en user de façon diplomatique (le Qatar à travers le Paris Saint-Germain) ou de propagande personnelle (Silvio Berlusconi, président de l’AC Milan jusqu’en 2017). Il est également vrai que beaucoup de jeunes, sans conscience de classe, sont fascinés par un sport ultra médiatisé qui entretient l’illusion d’un argent facile.

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  • Sept leviers pour prendre le pouvoir sur l’argent : note de lecture.

    Souvent, sur le terrain, les militants ne savent pas par quel bout aborder les questions de l’argent, d’autant que les directions d’entreprise, celles des banques et des institutions financières, les pouvoirs publics eux-mêmes ne se précipitent pas pour informer les salariés et les populations de son utilisation et des ressorts de sa maîtrise. Évidemment, du point de vue des dominants, des « assis » comme les qualifierait Rimbaud, pourquoi n’ouvriraient-ils le débat sur la question des questions, celle qui nous fait pénétrer au cœur du système capitaliste en France, en Europe et dans le monde, sur la question qui fâche, pour laquelle on se déchire et même l’on s’entre-tue de par le monde ?

     

    Pour ceux qui en douteraient encore, Denis Durand montre dans les deux premières parties du livre que cette question de l’argent est à la fois « au cœur de l’actualité » et « un enjeu de pouvoir ». Elle se révèle et se cache dans l’actualité à la fois au travers d’affaires comme celle des paradis fiscaux, de l’évasion des capitaux et des fortunes, de sujets comme ceux de la dette, de la révolution numérique, des monnaies locales, de la nécessité ou pas du crédit… Elle est aussi un « enjeu de pouvoir ». À l’entreprise car rien ne sera possible de durable et de radical si le monopole patronal sur les gestions n’est pas mis en cause. Dans les banques car le crédit peut être une arme extraordinaire d’émancipation économique, sociale, politique et humaine s’il est accordé sur des critères favorisant l’emploi, la formation, la préservation de l’environnement. Dans la sphère publique, les ressources tirées des prélèvements effectués et la nature même de ces derniers pouvant jouer un rôle d’incitateur pour l’argent privé lui-même.

     

    L’auteur n’en reste pas là, en dépit de l’importance de ces problématiques concrètes. Il a une ambition plus globale : à partir de ces enjeux locaux – on ne peut que partir de ce que les gens vivent pour agir avec eux – il s’agit de construire patiemment, progressivement une autre cohérence, opposée à celle du capitalisme financiarisé et mondialisé. Les « sept leviers » détaillés dans le livre permettraient effectivement de concilier la méthode et le sens dans la mesure où tous supposent que les salariés, les citoyens conquièrent des pouvoirs nouveaux aux différents niveaux afin de faire prévaloir « d’autres critères de gestion des entreprises et d’attribution des crédits bancaires, “du local au mondial”. Cette question des pouvoirs, des moyens de transformer le réel, et celle des critères, et donc de la visse, se révélant comme le ciment de la cohérence recherchée.

     

    Une cohérence régionale, nationale, européenne et pourquoi pas mondiale. Il s’agit d’entamer un changement de civilisation. Fortes de cette volonté de faire système tout en restant planté dans le réel et non dans le ciel des idées, de multiples mobilisations sociales y trouveraient une efficacité nouvelle. Et l’indignation contre les méfaits de la finance, au lieu de demeurer impuissante ou de s’abandonner à l’exutoire des populismes, pourrait se transformer en engagement révolutionnaire, pour un dépassement du capitalisme jusqu’à son abolition et à la construction d’une civilisation nouvelle.

     

    Une cohérence nouvelle qui consisterait à passer de la sollicitation de la banque du coin de la rue à celle de l ». Cette question des pouvoirs, des moyens de transformer le réel, et celle des critères, et donc de la visée, se révélant comme le ciment de la cohérence recherchée.

     

    Une cohérence régionale, nationale, européenne et – pourquoi pas – mondiale. Il s’agit d’entamer un changement de civilisation. Fortes de cette volonté de faire système tout en restant planté dans le réel et non dans le ciel des idées, « de multiples mobilisations sociales y trouveraient une efficacité nouvelle. Et l’indignation contre les méfaits de la finance, au lieu de demeurer impuissante ou de s’abandonner à l’exutoire des populismes, pourrait se transformer en engagement révolutionnaire, pour un dépassement du capitalisme jusqu’à son abolition et à la construction d’une civilisation nouvelle ».

     

    Une cohérence nouvelle qui consisterait à passer de la sollicitation de la banque du coin de la rue à celle de l’ensemble du réseau bancaire français, privé et public français – avec un public appelé à grandir, à changer, à jouer un rôle pilote - , à l’engagement du système bancaire européen avec sa banque des banques, la Banque centrale européenne, jusqu’au Fonds monétaire international, le FMI, et à la Banque mondiale.

     

    capiutalisme,économie,denis durant,économie etpolitiqueCela d’autant que la crise du capitalisme, de ses institutions et de ses modes de régulation, particulièrement celle de la construction européenne, poussent cette dernière à sortir des terrains que l’on affirmait balisés. L’évolution des pratiques de la Banque centrale européenne est de ce point de vue des plus significatives.  Devant une crise d’une gravité insoupçonnée, celle-ci a dû, sous la pression des événements, faire évoluer sa doctrine et surtout sa pratique », note Denis Durand, « elle a ouvert un programme d’achats de titres publics sur le marché secondaire (une pratique autorisée par les traités mais que la BCE s’était interdite depuis sa création). Bien plus : les titres qu’elle a acquis étaient émis par des États (Italie, Portugal et même Grèce jusqu’à l’avènement du gouvernement Syriza) dont les marchés ne voulaient pas et qui étaient donc cotés comme hautement spéculatifs. Elle a été amenée à annoncer que ces achats pourraient être illimités en volume et dans le temps. Parallèlement, elle a énormément développé ses refinancements de créances publiques mais aussi privées. Elle a même pris conscience que ces refinancements doivent obéir à une certaine sélectivité. »

     

    On peut ainsi commencer à changer le système en étant jusqu’à un certain point à l’intérieur du système, au cœur de ses contradictions. Une civilisation ancienne se fissure, se fracture, le nouveau est presque là, à portée de luttes. Il fait partie des possibles, l’ouvrage nous le fait savoir si l’on en doutait.

     

    Pierre Ivorra (site internet de « Economie et politique »

     

    A lire : « Sept leviers pour prendre le pouvoir sur l’argent, Denis Durant, Editions du Croquant, 10 €. »

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  • APE : L’UNIPSO, LA FÉDÉRATION DES EMPLOYEURS DU SECTEUR NON MARCHAND, RÉAGIT AUX DÉCLARATIONS DU MINISTRE JEHOLET

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    Non, les aides wallonnes à l’emploi APE ne ratent pas leur cible ! "Que du contraire !", selon Stéphane Emmanuelidis, Président de l’UNIPSO (Union d'entreprises à profit social). "Le secteur non marchand a créé énormément d’emplois ces dernières années. Entre 2009 et 2014, il représente 58 % de la création d’emplois dans l’économie belge et une croissance moyenne de la valeur ajoutée (VA) totale brute supérieure au reste de l’économie (3,9 % contre 2,8 %). Rien que pour la Région wallonne, le nombre d’emplois a augmenté de plus de 17 % dans les secteurs que l’UNIPSO représente.

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  • Bangladesh. Les fantômes du Rana Plaza

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    L'effondrement du Rana Plaza est l'effondrement d'un immeuble à Savar, faubourg ouest de Dacca, la capitale du Bangladesh, parfois appelé « catastrophe de Dacca » par les médias, le 24 avril 2013, a provoqué au moins 1 127 morts pour environ 2 500 rescapés (bilan au 13 mai 2013). Les sources ultérieures parlent de 1 135 morts.

    Le bâtiment appelé Rana Plaza, qui abritait plusieurs ateliers de confection travaillant pour diverses marques internationales de vêtements, s'est effondré le matin, peu après l'heure de début du travail. Des consignes d'évacuation données la veille, après l'apparition de fissures, avaient été ignorées par les responsables des ateliers.

     

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