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Pas d’avions de chasse

« La restriction des moyens impose des choix. Le gouvernement s’efforcera de mener une politique cohérente »

Charles Michel

AH OUI, VRAIMENT ?

 

Austérité, austérité, austérité ! Malgré ce refrain répété depuis le début de la crise économique, de l’argent, il y en a…. et quand il le trouve, le gouvernement le jette par les fenêtres.

Pas une semaine ne se passe sans que le gouvernement n’annonce une politique d’économie et d’austérité. Rien qu’en 2017, près d’un milliard d’euros a été retiré du budget des soins de santé !

Tous les services publics subissent ces coupes répétées et aucune politique de relance n’est proposée « faute de moyens » : la justice, la sécurité sociale, la SNCB, la lutte contre la pauvreté, les budgets pour la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique ou encore la solidarité internationale et l’aide au développement. Pour tous ces budgets, nous dit le gouvernement, il n’y a plus d’argent…

Par contre :

  • En septembre 2014, le gouvernement s’engage lors d’un sommet de l’OTAN à augmenter son budget militaire à 2% du PIB belge (nous sommes à 0,9% actuellement).
  • Un an plus tard, le gouvernement annonce que le budget de la Défense correspondra à 1,34% du PIB en 2030. A ce moment-là, le budget annuel de la Défense sera de 6,5 milliards d’euros. Plus du double de ce qui est budgété actuellement.
  • Parallèlement, le gouvernement annonçait un plan total d’investissement dans la défense de 9,2 milliards d’euros
  • En 2016, l’année où le gouvernement a concrétisé une ponction d’1,4 milliard d’euros dans la sécurité sociale, notre pays signait un contrat pour l’achat de 2 frégates et de 6 chasseurs de mine. Coût : 2 milliards d’euros.
  • Cet été 2018, le gouvernement entend signer le contrat pour l’achat de 34 avions chasseurs-bombardiers pour un coût de 3,6 milliards. Si l’on rajoute les frais de maintenance et de formation, le coût total de ce contrat sera de minimum 15 milliards d’euros…

Contre les besoins criants des populations, contre les services de base et le fonctionnement sain de notre démocratie, contre la justice sociale, contre le combat nécessaire contre les dérèglements climatiques et la dégradation de l’environnement, le gouvernement fixe manifestement une priorité : l’armée et la militarisation.

Cette priorité ne répond pourtant même pas au besoin fondamental de sécurité de la population. Bien au contraire. Parce que la sécurité va de pair avec le développement humain. Viser la sécurité passe nécessairement par la protection de chacun contre tout événement brutal susceptible de perturber la vie quotidienne. Travailler à la sécurité doit passer par l’expansion des capacités et des options de toute personne, ainsi que le retrait de tout obstacle à ce développement, tel que la pauvreté, les inégalités, l’exclusion sociale ou la discrimination. La recherche de la sécurité doit donc avant tout passer par le développement et non par les armes : les individus doivent pouvoir faire des choix, doivent pouvoir travailler à ces choix sans risques, et doivent pouvoir avoir des perspectives de futur.

Plus que jamais, continuons d’envoyer des messages à notre gouvernement : ces choix politiques ne sont pas nos priorités ! Les populations et la planète ont d’autres besoins urgents et de plus en plus criants.

D’ici à cet été 2018, faisons reculer notre gouvernement. Plus que jamais, il faut DESARMER POUR PLUS DE SECURITE !

CNAPD

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