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Un spectre hante la Wallonie : le spectre du communisme !

Craignez, braves gens, le retour de cette hydre effrayante, clament, des trémolos angoissés dans la voix, les Charles Michel et autre Willy Borsus, respectivement 1er Ministre fédéral et Ministre-Président Wallon, tous deux MR et chantres d’une contre-révolution sociale et économique destinée à briser la solidarité, la sécurité sociale, les services publics au plus grand profit des nantis.

 

Craignez, braves gens, ce « chant de sirène » lourd de menaces, de Thierry Bodson, le leader de la FGTB wallonne qui appelle la gauche à se rassembler pour résister à cette offensive néolibérale. Craignez, braves gens, les grèves imminentes contre les agressions gouvernementales, grèves qui seraient, ô scandale !… politiques, et viseraient, si l’on entend bien Mr Borsus, à renverser le gouvernement pour… instaurer un gouvernement communiste ??? Car, explique-t-il en fin connaisseur de l’action syndicale, les objectifs de ces grèves ne touchent pas, par exemple, les statuts du personnel mais bien les mesures décidées par les gouvernements de cette vieille droite décomplexée flirtant avec les nationalistes ultralibéraux flamands si complaisants avec l’extrême-droite fascisante.

Etonnement suprême de Borsus (pile ami avec la NVa), ils veulent, ces cryptocommunistes du syndicat, s’attaquer à ce qui agresse vraiment les travailleurs et les allocataires sociaux plutôt qu’à des questions qui, pour l’heure, deviennent relativement secondaires. Ces syndicats : il faut non seulement réglementer leurs grèves (par le service minimum) pour qu’elles soient inopérantes, mais en plus il faut leur dicter ce qui est normal de revendiquer et ce qui ne peut pas l’être.

La bonne gouvernance a bon dos.

C’est en son nom que le Président du Parti catholique, hypocritement rebaptisé naguère « humaniste » sous la houlette d’exit Joelle Milquet, Benoît Lugen a commis, cet été, son coup de force pour virer, par la porte, les socialistes et ramener, par la fenêtre, les libéraux au gouvernement de la Région wallonne. Oh, il fut bien question, durant quelques jours, de « moraliser » la fonction politique malmenée par quelques arrivistes de tous bords (et hélas aussi « socialistes »). Mais cette préoccupation louable fut rapidement mise sous le boisseau pour donner à la dite « bonne gouvernance » son exacte identité : une véritable politique néolibérale qui fera, au pas de charge, table rase des conquêtes sociales et démocratiques que le mouvement ouvrier et la gauche ont arraché de hautes luttes, au fil de l’histoire.

Voilà le sens réel de cette « bonne gouvernance », que l’on nous a serinée pendant l’été pour masquer ce qui n’est, aujourd’hui, plus un spectre : la droite néolibérale à l’offensive.

Jean-Pierre Michiels

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