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Les chiffres de la pauvreté en Belgique

Dans le cadre de la politique européenne, trois indicateurs sont utilisés afin de définir la pauvreté : 

  • Risque de pauvreté sur la base du revenu
  • Privation matérielle grave
  • Très faible intensité de travail

 

Les trois indicateurs combinés forment l'indicateur européen de la pauvreté "risque de pauvreté ou exclusion sociale".

Selon l'enquête EU-SILC 2014, 15,5 % de la population belge connaîtrait un risque de pauvreté si on se base uniquement sur le revenu; 5,9 % de la population souffrirait de privation matérielle grave et 14,6 % de la population belge entre 0-59ans vivrait dans un ménage à très faible intensité de travail. Dans l'ensemble, 21,2% de la population belge serait à "risque de pauvreté ou d'exclusion sociale".

Les résultats de l'enquête EU-SILC 2014 sont les chiffres les plus récents disponibles à ce jour.

Pauvreté monétaire

Selon l'étude de 2014, 15,5 % de la population belge connaissait donc un risque de pauvreté si on se base sur le revenu net.

Le critère appliqué pour mesurer le risque de pauvreté est le seuil de 60% du revenu net médian équivalent. La possession d'une habitation n'y est pas prise en compte. Lorsque le revenu net total d'un ménage se situe en-dessous de ce seuil, on parle d'un risque de pauvreté.

Concrètement, cela signifie que 15,5 % de la population vivent dans un ménage ne disposant pas d'un revenu de 13 023 € net par an, soit 1 085 € net par mois pour un isolé (chiffres arrondis), ou (chiffres arrondis) de 27 348 € net par an ou 2 279 € net par mois pour un ménage composé de deux adultes et deux enfants de moins de 14 ans.

La privation matérielle grave

La privation matérielle grave décrit la situation des personnes qui ne peuvent acquérir des biens ou des services qui sont considérés comme essentiels pour vivre en Europe.

Les personnes sont "en situation de privation matérielle grave" lorsqu'elles sont confrontées à au moins 4 des 9 situations suivantes :
Ne pas être en mesure

  1. de payer un loyer ou des factures courantes
  2. de chauffer correctement son domicile
  3. de faire face à des dépenses imprévues
  4. de consommer de la viande, du poisson ou un équivalent de protéines tous les deux jours
  5. de s’offrir une semaine de vacances en dehors du domicile
  6. de posséder une voiture personnelle
  7. de posséder un lave-linge
  8. de posséder un téléviseur couleur
  9. de posséder un téléphone.

D'après cet indicateur, 5, 9 % de la population souffre de privation matérielle grave.

Très faible intensité de travail

La "très faible intensité de travail" décrit la situation de personnes membres d’un ménage dans lequel personne ne travaille (ou dans lequel les membres ne travaillent que très peu) mais qui ne disposent pas nécessairement d’un revenu très faible.

Une personne en situation de très faible intensité de travail est une personne âgée de 0 à 59 ans vivant dans un ménage dans lequel les adultes (étudiants exclus) ont travaillé moins d’un cinquième de leur temps pendant l’année de référence.

En 2013, 14,6 % de la population (0-59 ans) vivaient dans un ménage à très faible intensité de travail.

JACQUES COLLET – BELGA

 

 

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