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09/07/2016

Libres propos : BIDASSES SUR PIED DE GUERRE ET PAUVRETÉ DE LA SNCB

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De temps à autre, ma fille aînée nous invite à passer  quelques jours dans sa maison familiale. Elle habite entre Chaudfontaine et Spa dans ce que l'on nomme l'Ardenne bleue. C'est un bel endroit situé au bord de la Vesdre. Entre la rivière et son jardin, un vaste terrain où ses enfants peuvent s'ébattre, faire du vélo en toute quiétude. Il y a peu, nous étions donc invités chez ma fille, son compagnon et mes petits-enfants. Les camions bloquaient les routes et le gouvernement tardait quelque peu à intervenir. Faut dire  que l'on ne traite pas des indépendants comme de vulgaires sidérurgistes. Ce n'est pas le même électorat. Les sidérurgistes votent rarement à droite...


Nous optons donc pour le train. Nous irons jusque Verviers où ma fille viendra nous cueillir. Etant entendu que je rentrerai seul en train pour revenir le lendemain en voiture avec ma mère pour fêter l'anniversaire des  petits chez ma fille cadette.

Mon épouse et moi arrivons  à Charleroi-Sud pour nous rendre à Verviers. A l'entrée de la gare, deux policiers filtrent les allées et venues de voyageurs et font du zèle. L'un d'eux interdit à un jeune homme de pénétrer dans la salle des pas perdus qui s'enquiert du pourquoi de cette mesure. Le policier : "il est interdit de pénétrer dans l'espace de la gare avec une canette de bière". Je me retourne vers lui et je lui demande si c'est une blague car à quelques pas de l'entrée se trouve un débit de boisson où l'on peut se procurer des canettes de bière à volonté. Il y a même deux pompes à bière. En face, un bar à vin.

Le policier me dit agir pour ma sécurité et me demande de lui laisser poursuivre sa mission. Circulez, il n'y a rien à voir... Aux guichets, les voyageurs patientent afin d'obtenir un titre de transport tandis que des militaires, armes au poing, patrouillent...

Dans le train qui nous emmène vers Verviers, je pense à la scène de l'intervention policière. C'est vrai que j'ai risqué ma vie sans le savoir car le garçon interpellé présentait un type africain très prononcé... Un terroriste noir peut-être ? Allez savoir... Avec ces gens là, on n'est jamais assez prudent...

Le vendredi, comme convenu mon gendre me dépose à la gare de Liege-Guillemins vers 13 h 55. Ça me laisse le temps de me procurer un titre de transport et prendre le train de 14 h 18. Autour de la gare des camions militaires et de bidasses "protègent" la gare. "Protègent" la gare de quoi au juste ? En réalité, selon la presse, cette armée en campagne où il ne manque que le lupanar ambulant, est là pour nous rassurer. Et bien moi, toute cette armée sur pied de guerre, ne me  rassure pas du tout...

A l'intérieur, toujours des bidasses en patrouille et des flics en pagaille. A la salle de vente des billets, une file longue comme un jour sans pain prend son mal en patience. Sur les huit guichets, seul deux employés s'affairent afin de servir tout le monde mais il faut patienter. Quand arrive enfin mon tour, le train de 14 h 18 me file sous le nez. Je patienterai donc jusque 15 h 18. Personnellement, je ne suis pas pressé mais j'imagine celui qu'un rendez-vous attend, qui doit se rendre au boulot ou que sais-je ?

Pourquoi tout ce tralala d'un côté et une telle pénurie de l'autre. Dans une gare internationale comme  Liege-Guillemins, ne pourrait-on pas enlever les moyens des uns (inutiles) pour les autres (utiles) ?

Freddy Guidé

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