robert1943 robert1943 robert1943

LE TIRAGE AU SORT

 

tirage au sort 1 001.jpg

Au XIXe siècle, jusqu’en 1909, le service militaire était fonction d’une loterie.

Chaque province était divisée en cantons de milice. 

Le tirage au sort désignait les miliciens appelés à servir dans l’armée. Seuls, les fils soutiens de famille, les mariés d’avant le tirage, et les ecclésiastiques étaient exemptés du service militaire. Étaient aussi exemptés du service militaire tous ceux qui étaient handicapés physiques, les accidentés ou invalides, de même ceux reconnus déments

Le degré d’instruction des conscrits n’était pas pris en considération ; qu’ils soient des plus instruits ou illettrés, le service militaire devait être accompli par tous les appelés par le sort.

Selon la coutume, tous les jeunes hommes âgés de vingt ans devaient d’abord aller se faire inscrire sur la liste de conscriptionouverte au mois d’octobre à la maison communale de leur village.

En février de l’année suivante, le garde-champêtre portait les convocations ordon­nant de se présenter au siège de recrutement. La convocation était remise contre un récépissé signé par le conscrit ou un membre de sa famille, ceci afin d’éviter toute contestation qui pouvait survenir avant la date du tirage au sort.

D’autre part, l’autorité militaire exigeait par district un certain nombre de miliciens pour le ser­vice de l’armée.

Le nombre d’appelés était établi d’une manière coutumière et variable d’année en année. Un exemple : supposons que pour le district de milice, il y avait deux cent dix ins­crits (210). L’autorité militaire demandait nonante hommes (90). Préalablement, l’autorité compétente avait stipulé par exemple que le numéro 90 serait le « bidet ». Le bidet devait se comprendre pour le premier nombre du contingent de futurs soldats qui devaient servir sous les drapeaux. Donc, les numéros suivant le n° 90 étaient ceux qui, par tradition, étaient reconnus « mauvais », cela veut dire que les jeunes gens à qui ils étaient échus iraient soldats. Tous les numéros au-dessus du bidet, et ce, jusqu’au nombre des hommes appelés, c’est-à-dire le contingent exigé, soit 90 hommes, tous les numéros de 91 à 180, iraient soldats. Le reste, c’est-à-dire les numéros 181 à 210, appelés par cou­tume « les gros » étaient reconnus comme « les bons » : les jeunes gens qui avaient eu la chance de les tirer étaient « hors », c’est-à-dire libres du service militaire.

Extrait remodelé d’un article rédigé pour Presles.

 

001 (2).jpg

Les documents joints sont ceux de mon grand-père maternel, Ernest LAPAILLE, de Vierves-sur-Viroin qui eut la chance de tirer un bon numéro.

 

Les commentaires sont fermés.