robert1943 robert1943 robert1943

09/06/2013

La Shoah encore et toujours...

nouvelles du progrès,shoah,cinéma,juifs,extermination,eichmanCes dernières années, la réalisation de films évoquant le sort tragique des juifs d'Europe sous le régime nazi, se multiplie à un tel point me disait récemment un ami, que l'on finira par nous faire croire que l'Allemagne était entrée en guerre contre les juifs. Certes, le sort de six millions de juifs exécutés par une industrie de la mort mise en place par les sbires d'Hitler, ne peut être ni niée ni rayée d'un trait de plume.


Mais faut-il pour autant omettre d'évoquer le sort des 20 millions de civils russes massacrés dans des conditions qui dépassent l'entendement, car considérés comme des "untermenschenen" (sous-humains) au même titre que les juifs ! Le génocide serait-il le monopole des juifs d'Europe au point de nier le sort cruel dont furent victimes les autres peuples ?

Le dernier film en date réalisé par Agniezka Holland, «Sous  la ville», évoque le ghetto de Lvov en Pologne (aujourd'hui Lviv, en Ukraine). La réalisatrice dédie ce film à la résistance des juifs du ghetto au travers du portrait de l'égoutier Léopold Socha, qui au début dans le film est un antisémite notoire. Puis dans un but lucratif,  il sauve une douzaine de juifs en les cachant dans les égouts de la ville. Au début, Socha monnaye ses services. Puis vient la rédemption (ça c'est la version de Yad Vachem). Il se met au service des juifs persécutés de manière tout à  fait désintéressée. C'est oublier à quel point, à cette période de l'histoire, les Ukrainiens étaient antisémites, population qui ira d'ailleurs jusqu'à accueillir triomphalement l'envahisseur nazi au cours de l'opération Barbarossa.

Mais les films qui évoquent la  Shoah ne brillent pas par leur exactitude historique. On se souvient du film de Roberto Benigni  «la Vie est belle» où dans la scène finale, un tank américain entre dans le camp de concentration de Auschwitz pour le libérer (alors qu'il fut libéré par l'Armée rouge le 27 janvier 1945). Il faut dire que le film a été produit par  Steven Spielberg et sera hué au festival de Cannes en 1998...

Mais il y a mieux : en 2008 Vera Belmont signe le film «Survivre avec les loups» d'après le livre prétendument autobiographique,"Mémoires de l’holocauste" de Mischa Defonseca,  paru aux États-Unis et vendu à plus de 200.000 exemplaires. Il s'avère cependant que cette autobiographie est une vaste fumisterie ! Et pour couronner le tout, on découvre que l'auteure, Mischa Defonseca, n'est  pas juive !!! C'est une goy de la plus vile espèce !!! Le film fera cependant un tabac.. Qu'importe pourvu que l'on dénonce la lourde responsabilité des Européens dans la tragédie juive en Europe  entre 1936 et 1945...

Pourtant, il est des films qui contredisent ces vérités établies. Dernièrement, la cinéaste allemande Margarethe Von Trotta signe le film «Hannah Arendt» qui évoque la philosophe allemande d'origine juive et qui assure la couverture du procès d'Adolf Eichman à Jérusalem pour le journal le New Yorker. La parution de son article et ensuite du livre suscite la controverse et non parce qu'elle y évoque la banalité du mal (il est vrai que Eichman est un homme banal qui exécute stupidement les ordres  afin de grimper dans la hiérarchie) mais parce qu'elle fait le procès du procès et montre la volonté de Ben Gourion d'instrumentaliser le procès afin d'en faire une machine de propagande (le procès de Jérusalem sera utilisé non pas pour avoir commis un crime contre l'humanité mais  un crime contre le peuple juif...). Le même Ben Gourion déclarera d'ailleurs en 1942 : "le problème des juifs d'Europe ne me concerne pas (NDLR) !". Le film de   Margarethe Von Trotta ne restera pas longtemps à l'affiche. Sans doute parce qu'il dérange la propagande sioniste car ce qui surtout choqué à l'époque, et le film y fait illusion, c'est que la philosophe dénonce la collaboration des dirigeants des organisations juives avec les nazis... Lors de la sortie de «Hannah Arendt», je me suis replongé dans la lecture de  la  philosophe : "Eichman à Jérusalem". Elle décrit minutieusement comment ces dirigeants établissaient les listes d'arrestations et ainsi que les biens à leurs dispositions dont  ils recevaient un pourcentage lors de la saisie par la bureaucratie allemande. Ils avaient même constitués un police chargé de l'arrestation de ces juifs notamment dans les ghettos. Ils ne furent pas pour autant remerciés pour leurs bons services puisqu'ils périrent malgré tout dans les camps d'extermination...

Pas étonnant que ce film ne soit pas demeuré longtemps à l'affiche...

Freddy Guidé

 

Commentaires

Merci pour cet article Freddy

Pierre.

Écrit par : Pierre Noël | 20/06/2013

Contrairement à mon prédécesseur nommé Pierre, je ne remercie en aucune façon l'auteur de cet article.
Il y a là une légère odeur d'antisémitisme qui me dépasse. Comment a-t-on pu laisser passer un tel papier? Il y a des amalgames complètement fous, par ex les 22 ou 23 millioins de soviétiques morts durant la guerre à Lénoingrad, Stalingrad et partout ailleurs plus les militaaires.....et les 6 millions de juifs exterminés dans les camps de concentration
car Hitler avait décidé d'éliminer tous les juifs.
L'auteure du livre vivre avec les loups, dont il y a eu un film, pourquoi ne pas dire que le regretté Maxime Steinberg avait déoncé cette dame comme n'ayant pas vécu cette histoire, que c'était un odieux mensonge. Se borner à dire "Et pour couronner le tout, on découvre que l'auteure, Mischa Defonseca, n'est pas juive !!! C'est une goy de la plus vile espèce"
Jer n'aime pas la façon dont le mot "goy" est utilisé ni pourquoi il l'est. Non non et non,
je regrette cet article qui paraît dans une revue telle que "Nouvelles"
Je souhaite donc que mes camarades de l'association prennent les mesures nécessaires pour que l'article disparaisse du Bulletin. Merci Camarades

Écrit par : Zouzou | 06/07/2013

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