robert1943 robert1943 robert1943

Consommateurs et crise : les revenus modestes sont les plus affectés

crise,consommation,faibles revenus,criocQuel est l'impact réel de la crise auprès de la population belge ? Les consommateurs belges sont toujours inquiets de la baisse du pouvoir d'achat et de la pauvreté (41%) : ce pourcentage est d'ailleurs en hausse, comparé à début 2011 (+5%). Ils se préoccupent aussi de façon toujours aussi importante de la montée du chômage (33%), de l'insécurité (27%) et de l'éclatement de la Belgique (27%). Le racisme arrive en cinquième position (22%).

Moins de dépenses : effet de crise ?

Depuis 2008, les consommateurs diminuent leurs dépenses dans tous les postes du budget du ménage. La diminution la plus importante concerne les dépenses d'énergie, devant les sorties, et l'utilisation de la voiture. Viennent ensuite les voyages, l'habillement et les loisirs.

De manière générale, le nombre de consommateurs qui ont modifié leur comportement depuis 2008 est plus important. 6 sur 10 réalisent des économies d'énergie à domicile, 4 sur 5 traquent les promotions, 4 sur 10 établissent des menus pour économiser sur les dépenses alimentaires ou privilégient les marques des distributeurs.

Changements de comportement

• Près de quatre consommateurs sur dix (39%) ont dépensé moins d'argent en voyages au cours des six derniers mois. Ce nombre n'a jamais été aussi élevé depuis la première enquête de 2008. La remarque est identique pour les dépenses en termes d'habillement : 38% des consommateurs les ont réduites. Et c'est également pareil pour l'électroménager (43%, contre 20% six mois auparavant) et les télécommunications (37%).
• Au cours des six derniers mois, 1 consommateur sur 3 a réduit ses dépenses en alimentation et pendant la même période, le prix des produits a augmenté de 2,13%. Le nombre de consommateurs qui a réduit ses dépenses en termes d'alimentation s'est fortement accru depuis janvier 2009, passant de 17% à 30% et depuis 2009, le prix des produits alimentaires a augmenté de 4,28%.
• Quatre consommateurs sur dix ont réduit ses dépenses en matière de loisirs, restaurants ou cafés au cours des six derniers mois (contre un consommateur sur quatre, ou 24%, il y a six mois). Dans le même temps, dans les secteurs restos et cafés, les prix ont augmenté de 1,21 et 1,31%. Pour les loisirs, la progression est similaire : 19% il y a six mois et 37% aujourd'hui.
• Au cours des six derniers mois, près de 2 consommateurs sur 5 (39%) ont moins dépensé en tabac et alcool et dans le même temps, le prix de ces produits a augmenté respectivement de 0,88 et 0,41%. Depuis janvier 2010, le nombre de personnes qui déclarent ici diminuer leurs dépenses a fortement augmenté, passant de 1 consommateur sur 10 (10%) à 1 sur 4.
• 2 consommateurs sur 5 pratiquement (39%) ont également diminué leurs dépenses en matière d'utilisation de la voiture. Dans le même temps, il est vrai, le prix des carburants augmentait de 9,3%... Ce pourcentage est d'ailleurs le plus élevé depuis 2008.
• Plus d'un consommateur sur 3 (34%) a également économisé sur les soins de santé. Une augmentation de 23% en six mois et le pourcentage le plus élevé depuis 2008...
• Enfin, plus d'un consommateur sur 3 a réduit ses dépenses en matière de logement (37% : +23% en six mois!) et un peu moins d'un consommateur sur deux (45%) déclare avoir réduit ses dépenses liées à l'électricité, au gaz et à l'eau. Ici aussi, les prix ont fortement augmenté pendant la même période : dans l'ordre, +15%, plus 11 et +4% !

Comparaisons selon les profils


• Les Bruxellois privilégient les économies d'énergie, les achats en promotion et la réduction des sorties.

• Les Wallons déclarent établir plus de menus pour économiser sur l'alimentaire.
• Les Flamands déclarent acheter davantage à l'étranger et diminuent davantage leurs dépenses en matière de voiture.

Les plus faibles revenus trinquent !


Si depuis 2008, les consommateurs se sont adaptés à la crise, tous ne sont pas égaux face à celle-ci ! Par rapport au début de l'année, les groupes sociaux les plus modestes, qui dès le départ, en 2008, ont le plus subi les conséquences de la crise, restent les plus affectés : quasiment tous les postes du budget sont impactés en ce qui les concerne. Les familles nombreuses rencontrent aussi davantage de difficultés, surtout à Bruxelles et en Wallonie. Seuls les groupes sociaux à revenus plus élevés déclarent ne pas avoir changé leurs habitudes en matière de consommation ou d'économies.

Etude complète : Les consommateurs et la crise: le CRIOC - http://www.crioc.be/FR/doc/x/y/document-5661.html

Commentaires

  • Seuls les plus aisés ne sont pas affectés par la crise. Je m'étonne un peu que dans un pays comme la Belgique, les pouvoirs d'achats soient aussi en baisse. C'est dans les pays en développement que la crise se ressent le plus.

Les commentaires sont fermés.