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17/06/2011

RTBF CHARLEROI : POUR UN STUDIO PHYSIQUE CENTRE-VILLE ? ENCORE UNE PETIT EFFORT !

rtbf charleroi,télésambrez,laanan,virtuwalLe 11 octobre 2010, le personnel de la RTBF Charleroi, en front commun sur le site et soutenu par l’ensemble des forces syndicales à  la RTBF, s’est croisé les bras pour envoyer un dernier signal d’avertissement à l’administrateur général. Une lettre ouverte avait précédemment  déjà été adressée au conseil d’administration de la RTBF portant l’attention sur l’absence à la RTBF Charleroi de tout studio de télévision dès janvier 2011.


On s’en souvient, une des  mesures résultant du plan de solidarité de la Communauté française, adoptées par le CA de la RTBF  en septembre 2009 était la suppression de l’investissement prévu de longue date d’un studio de télévision à Charleroi, investissement indispensable suite à la reprise prochaine par la ville des bâtiments du passage de la Bourse pour ses besoins de rénovation urbaine.  Subsistait du projet initial la construction d’un immeuble de bureaux permettant l’accueil de la rédaction et du studio radio. Gain de l’opération : 500.000 euros.

Pour notre organisation syndicale, ce désistement - difficilement compréhensible-  dans l’investissement d’un studio de télévision sur le site sonnait le glas d’un pan entier de la production télévisée produite à  Charleroi et confirmait les perspectives d’un démantèlement progressif –déjà bien amorcé depuis la restructuration Magellan – du centre RTBF Charleroi.
Cette dernière punition -  la suppression du studio virtuel prévu- infligée au site carolo de la RTBF n’a pas été digérée par les représentants de la ville, même si dans un premier temps, mal documentés,  ils avaient paru l’accepter.

Poussé à la réaction tous partis confondus  par le bourgmestre de Charleroi Jean-Jacques Viseur et le président de la FGTB Antonio Di Santo dont il est le président,  le Comité Stratégique et de Développement de la Région de Charleroi et du Sud Hainaut a fait savoir le 23 avril dernier au conseil d’administration  de la RTBF que, outre la création d’un pôle d’excellence par Dreamwall, il avait décidé de  «porter le projet de création à Charleroi d’un pôle de l’audiovisuel ambitieux, dont le rapprochement physique des rédactions de la RTBF et de Télésambre sur un même site, dans le centre-ville de Charleroi ».

Tout en demandant encore au CA de la RTBF de « revoir sa position par rapport à ses développements futurs à Charleroi »,  le courrier précise « que ce projet impose le  maintien d’un studio physique et l’hébergement de Télésambre dans les infrastructures à réaliser par la RTBF [...] La Région de Charleroi se doit de disposer des outils nécessaires pour répondre aux questions de qualité de l’information, de proximité, d’éducation permanente ».

Le lobbying que nous avons mené avec détermination  a donc porté ses premiers fruits : un renforcement de la position de la ville de Charleroi,  en vue d’un projet-pilote qu’ont accepté la RTBF (du bout des lèvres ?) et Télésambre, et qui, surtout, répond aux recommandations  de la communauté française, comme l’a souligné la ministre Fadila LAANAN tout dernièrement.

La logique voudrait donc que l’administrateur général s’en rende compte, alors qu’il répond jusqu’ici à nos interpellations par un « moi pas savoir ». D’autant que le  changement de cap de la ville s’accompagne de moyens financiers destinés à compléter ceux que la RTBF ne pourrait mettre sur la table.

Par ailleurs,  si l’on en croit le fracas des annonces peoplelesques et futurologiques de l’administrateur général, le projet Virtuwall (qui a parlé de Rolls ?) avance bien.  Le studio de Dreamwall serait en ainsi en mesure d’accueillir le meilleur de nos émissions carolorégiennes. 
Sous quelles conditions pour le personnel de la RTBF ?  Et il n’y aurait pas de pertes d’emploi ? Avec quel résultat en définitive pour la production télévisée (simple) de Charleroi alors même que le moindre décor virtuel prend des heures de confection ? Et pour quels intérêts en fin de compte ?

Car le mix privé (51%)/public (49%) qu’est Dreamwall, dilué dans Virtuwall, n’est aucunement une opération d’assise de l’institution publique RTBF, qui devra y louer à des prix qu’on nous cache les services dont elle aura besoin.

D’autant qu’on ne sait toujours pas à quelle date la passerelle marcinelloise sera opérationnelle. Probablement pas en janvier. Déracinement, nomadisme,  transhumance,...camping assuré pour les 230 travailleurs de la RTBF Charleroi qui devront, tant bien que mal, s’encaquer dans le bâtiment Tirou dit « rénové »,  dans l’attente qu’un nouveau bâtiment soit construit place de la Digue.  Celui-ci doit comprendre le studio physique demandé par la ville de Charleroi.

Jean-François Lacroix,

Délégué CGSP.

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