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01/05/2011

MARS EN CHANSONS, C'EST FINI...

musique en chanson,mers,charleroiL'agonie du Festival Mars en Chansons illustre parfaitement les orientations des nouvelles politiques culturelles. Le festival avait certes ses défauts mais il avait le grand mérite d'être  populaire. Trop, sans doute, aux yeux de certains. Sous l'ancienne législature, la ville de Charleroi soutenait ce festival à bouts de bras mais sur la place, certains opérateurs culturels faisaient la moue. « Pas assez pointu. Du déjà vu. Rien d'orignal. Ringard... » Combien de fois n'ai-je pas entendu ces propos méprisants émis par ces opérateurs culturels « qui  savent où dénicher la perle rare ». La chose culturelle s'oriente lentement vers un statut commercial et s'échappe des mains du citoyen acteur contribuable. Les  nouvelles politiques cultuelles   sont destinées à transformer insensiblement le citoyen acteur contribuable en consommateur culturel.


 A cet égard, la politique culturelle menée actuellement illustre bien ce glissement progressif vers une culture de  consommation. L'attitude actuelle consiste à garder en permanence  un œil vissé sur une programmation originale et l'autre sur la billetterie. Mais à vouloir en permanence mettre l'accent sur l'originalité qui consiste à programmer des spectacles qui ne seront vus qu'à Charleroi (elle ne possède d'ailleurs pas le monopole de cette spécialité) on perd de vue le compteur de la  billetterie. L'ouverture  du festival Biz-Arts à cet égard est loin d'avoir répondu aux attentes. Hier soir, on comptait les spectateurs sur les doigts de la main...

 

Le Festival Mars en chansons, malgré le dédain affiché des médias (principalement ceux du service public), remplissait les salles d'une programmation parfois chargée. Cependant le spectateur sortait des salles avec le sentiment que l'on avait flatté son intelligence. Cette notion  est aujourd'hui ringardisée pour céder la place au divertissement. On ne quitte plus une salle de spectacle «grandi» mais follement «diverti» d'avoir assisté à un spectacle qui laisse une large place disponible pour accueillir un autre divertissement et peut-être bientôt de la pub...

 

Les manifestants de mai 68 brandissaient un slogan qui été d'application jusque il y a peu : « Il faut  élever le citoyen vers la culture et non abaisser la culture vers le citoyen ». Aujourd'hui, on assiste progressivement à l'inversion de cette interprétation pour mettre en place un formatage culturel préparant ainsi les  esprits à accepter une standardisation de la culture et le nivellement par le bas.

 

Je tire mon chapeau à l'équipe de Mars en Chansons et spécialement à son fondateur qui avait réussi à dynamiser le Charleroi Chanson/ Centre de la Chanson de la Communauté française de Belgique abandonné en lambeaux par le saltimbanque carolo  qui deviendra le patron de la SABAM.

 

Freddy Guidé

Commentaires

bonjour

il y a sans doute de l'Austère Viseur en-dessous . Qui plus est le pouvoir culturel de la grande métropole est très mal encadré et , légèrement nul .

Un exemple : un jour lors d'une discussion sur la musique sérieuse , un employé de la haute cour a cité JS BACH au XXè siècle
un autre : lors d'un accueil pour les jeunes japonais , une question fuse : ' Quelle est leur religion ?" Et fière comme une poule de basse cour royale ,l'employée du service ""cul tu réel" a sagement répondu : '' la même que la nôtre"" Allez on tourne . Salut musical . E H

Écrit par : Hembersin | 06/05/2011

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