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18/11/2010

Les Carolos sont toujours plus pauvres

BlasonCharleroi.gifLa pauvreté gagne du terrain à Charleroi.

En quinze ans, le revenu moyen par habitant, dans les communes de la région de Charleroi, a presque doublé. Sauf Charleroi, dont les habitants s'appauvrissent toujours plus.


Globalement, depuis 1993, le revenu par habitant des deux arrondissements qui nous concernent évolue peu, par rapport à celui de la Belgique dans son ensemble. Si on met la moyenne belge au niveau 100, celui de l'arrondissement de Charleroi était en 1993 de 85, et celui de Thuin de 87. Quinze ans plus tard, ils sont respectivement de 84 et 89. Traduction: les Carolos gagnent, en moyenne, quinze pour-cent de moins que les autres Belge. Et leur situation financière ne va guère en s'améliorant, malgré les efforts des uns, et les proclamations des autres sur la renaissance carolorégienne...

Ce n'est pas tout: le revenu de notre région est, du reste, tiré vers le haut par une petite poignée de communes plus prospères, pour la plupart de la banlieue verte du sud de Charleroi. Comme Montigny-le-Tilleul, Gerpinnes, Ham-sur-Heure-Nalinnes, Pont-à-Celles et Thuin, les seules des environs à dépasser (ou atteindre) la moyenne belge en 1993, ont, depuis, été rejointes par Lobbes et Les Bons Villers. C'est là que résident des professions libérales, ou d'autres métiers rémunérateurs. Mais, souvent, ceux-ci n'y travaillent pas: c'est vers Charleroi-ville que l'on se rend le matin, tandis qu'aux Bons Villers ou à Pont-à-Celles, on quitte sa villa pour monter gagner son pain à Bruxelles.

C'est là tout le problème du dramatique affaissement du revenu moyen des citoyens de la ville de Charleroi. D'une part, les gens qui y travaillent sont de moins en moins nombreux. Et, d'autre part, même ceux qui y travaillent n'y habitent plus: ils n'y paient donc plus leurs impôts. Sur ces dernières décennies, Charleroi a certes gagné des habitants, mais la ville a perdu ses gros revenus, émigrés en banlieue, et en a attiré de (très) faibles en (très) grand nombre. Du coup, là où l'indice des revenus des Carolos était, en 1993, à 83 par rapport à une moyenne nationale de 100, il est passé, en 2007, à 78. Aucune autre commune de la région, et aucune autre ville de Belgique, n'a connu pareil effondrement.

Les plus pauvres? 3 communes de Bruxelles

Pour rappel, avec un revenu moyen par habitant inférieur à 10.000 euros, les trois communes les plus pauvres du pays étaient, en 2009, bruxelloises (Saint-Josse, Molenbeek et Saint-Gilles), selon des chiffres du Service Public Fédéral Economie.

Extrait de la Nouvelle Gazette

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