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20/10/2009

Nouvelles n° 133

Entretien avec Jean Ziegler : « Cet ordre du monde n'est pas seulement meurtrier, il est absurde »

Ziegler_3_textePourfendeur des déséquilibres du monde, dans la Haine de l’Occident, il plaide pour un nouveau contrat social planétaire fondé sur la solidarité et le dialogue entre le Sud et l’Occident.

Ex-rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, Jean Ziegler est aujourd’hui membre du comité consultatif du conseil des droits de l’homme de l’ONU. Son dernier livre, la Haine de l’Occident (Albin
Michel), est un réquisitoire sans appel contre « le capitalisme globalisé et de l’ordre cannibale qu’il impose à la planète ».

Le débat s’aiguise quant à la nature de la crise. D’aucuns considèrent que, plus qu’une crise du système financier auquel il faudrait apporter des corrections, nous sommes face à une crise pluridimensionnelle, certains la qualifiant même de civilisationnelle. Partagez-vous ce point de vue ?

Jean Ziegler. Oui. C’est le démasquage du capitalisme de la jungle. Il y a, d’une part, la souffrance des travailleurs américains : 25 millions de familles expulsées de leur logement depuis mars auxquels s’ajoutent 10 000 locataires expulsés chaque jour depuis septembre.

Des milliers de fonds de pensions sont partis en fumée. En France, le chômage augmente rapidement. Les budgets sociaux vont se réduire. Il faut prendre la mesure de ces désastres inadmissibles qui vont suivre. Dans le même temps, nous assistons à un fait extraordinaire : les masques du néolibéralisme sont tombés. Les théories de légitimation du capitalisme actuel sont en miettes, à savoir l’autorégulation du marché, la libéralisation de tous les mouvements de capitaux, de services et de marchandises, la privatisation de tous les secteurs publics, la prétention selon laquelle les lois économiques sont des lois de la nature, la diffamation de l’État national et de sa force normative. Cet ultralibéralisme, qui réduit à l’impuissance les travailleurs, est aux abois. Sont apparus les vrais acteurs de la « main invisible » contre laquelle, nous disait-on, nous ne pouvions rien : les prédateurs, les spéculateurs, les oligarchies du marché financier dont le seul moteur est l’avidité, le cynisme, un goût obsessionnel du pouvoir. Ce démasquage ouvre la voie à une prise de conscience sur la véritable nature du capitalisme globalisé et de l’ordre cannibale qu’il impose à la planète.

À vos yeux, a-t-on pris la mesure de l’impact de cette crise sur les pays du Sud ?

Jean Ziegler. « Lorsque les riches maigrissent, les pauvres meurent », dit un proverbe. La faim dans le monde augmente d’une façon vertigineuse. Toutes les cinq secondes un enfant de moins de dix ans meurt de faim dans le monde et 100 000 personnes meurent chaque jour de la faim ou de ses suites immédiates. 923 millions d’êtres humains, plus d’un homme sur six, sont en permanence gravement sous-alimentés. Ce massacre quotidien de la faim s’intensifie. Dans le même temps, le président Nicolas Sarkozy a réduit massivement les aides publiques au développement. En Afrique, les projets sont suspendus. L’ONU a identifié huit tragédies à éliminer prioritairement. Ce sont les objectifs du millénaire à réaliser d’ici à 2015: éradiquer l’extrême pauvreté et la faim; assurer à tous les enfants en âge scolaire un enseignement de base; promouvoir l’égalité entre les sexes et l’autonomie des femmes; réduire la mortalité infantile, améliorer la santé des mères; combattre le sida, la malaria et d’autres épidémies; garantir la protection de l’environnement; établir un pacte mondial pour le développement. Ces objectifs ont été chiffrés à 82 milliards de dollars annuels sur cinq ans. Depuis 2000, l’Occident dit qu’il n’a pas d’argent. Or, le 12 octobre dernier, à l’Élysée, en trois heures et demie, les 27 pays de l’Union européenne ont libéré 1 700 milliards d’euros pour le crédit interbancaire et pour augmenter le plancher du capital propre des banques de 3 % à 5 %. Pour éliminer les huit tragédies qui frappent les pays du tiers-monde, il suffirait de 1 % de ces 1 700 milliards. Cet ordre du monde n’est pas seulement meurtrier, il est absurde.

Le sommet du G20 à Washington prétend élaborer des réponses à cette crise mondiale. On le sait, les pays du Sud y seront les grands absents. Cette exclusion ne risque-t-elle pas d’accroître « la haine raisonnée » du Sud contre l’Occident que vous évoquez dans votre dernier ouvrage ?

Jean Ziegler. Sans aucun doute. « Ils ont enlevé le casque mais, en dessous, leur tête est restée coloniale », dit Régis Debray. L’Occident mène une politique suicidaire. Depuis cinq cents ans, les Blancs, qui ne représentent aujourd’hui que 13 % de la population de la planète, ont dominé le monde à travers des systèmes d’oppression successifs : le génocide des Indiens avec la conquête de l’Amérique, le commerce triangulaire des puissances esclavagistes pour le pillage des ressources premières, la déportation de 400 millions d’Africains, puis l’occupation coloniale et ses massacres et, finalement, l’ordre du monde du capitalisme globalisé. Edgar Morin écrit : « La domination de l’Occident est la pire de l’histoire humaine dans sa durée et son extension planétaire. » La haine de l’Occident a essentiellement deux sources. D’abord cette mystérieuse et formidable renaissance mémorielle à laquelle personne ne s’attendait.

L’esclavage a été aboli il y a cent vingt ans, le dernier pays à l’avoir fait étant le Brésil en 1888. Le colonialisme également, il y a environ cinquante ans. Et c’est pourtant seulement maintenant que cette mémoire blessée, cette mémoire des horreurs subies, devient conscience. Elle devient revendication de réparation et revendication de repentance. Souvenons-nous de cette scène extraordinaire de décembre de 2007 où Nicolas Sarkozy arrive pour signer un certain nombre de contrats en Algérie. Le président Bouteflika lui dit en préalable : « D’abord vous vous excusez pour Sétif », ce massacre du 8 mai 1945 où des milliers d’Algériens, femmes et enfants, ont été exécutés par l’armée française alors qu’ils manifestaient pacifiquement. Nicolas Sarkozy lui répond qu’il n’est pas venu pour la « nostalgie ». Bouteflika lui rétorque : « La mémoire avant les affaires.» Et les accords ne seront pas signés. Il y a irruption d’une force radicalement nouvelle dans l’histoire : la revendication mémorielle.

En Bolivie, en 2006, l’élection démocratique d’un Indien à la présidence pour la première fois depuis cinq siècles est le pur fruit de cette renaissance mémorielle. La deuxième source est le rejet total du capitalisme globalisé dont sont victimes les peuples du Sud. Renaissance mémorielle et refus absolu du dernier système d’oppression sont à l’origine de cette haine raisonnée.

Vous affirmez dans votre livre que « les peuples de l’hémisphère Sud ont décidé de demander des comptes ». À qui vont-ils les adresser ?

Jean Ziegler. À l’Occident bien sûr. Mais l’Occident reste sourd et aveugle aux revendications mémorielles du Sud. Voyez le scandaleux discours de Sarkozy à Dakar en juillet 2007 ou l’échec de la Conférence mondiale sur le racisme à Durban en 2001.

En responsabilisant ainsi l’Occident, cela ne revient-il pas à dédouaner les gouvernements des pays du Sud, qui sont eux aussi acteurs du capitalisme, de leur propre responsabilité ?

ziegler livreJean Ziegler. Oui, l’exemple de l’effroyable régime nigérian, dont je parle longuement dans mon livre, en atteste. Le Nigeria est le huitième producteur de pétrole au monde, le premier en Afrique. C’est le pays le plus peuplé du continent avec 147 millions d’habitants. L’espérance de vie n’y est que de quarante-sept ans. Plus de 70 % de la population vit dans une situation d’extrême pauvreté. La sous-alimentation est permanente. Il y a absence d’écoles, de services sanitaires. Tout cela en raison de la corruption endémique des dictateurs militaires qui se sont succédés au pouvoir depuis 1966. Le lien de confiance entre les citoyens et l’État est brisé par la corruption et le pillage. Mais les responsabilités sont partagées. Les sociétés pétrolières qui exploitent les immenses richesses du pays, Shell, ELF, Exxon, Texaco, Repsol…, sont les complices actifs des généraux. Les sociétés pétrolières favorisent la corruption parce qu’elle les sert. Lorsqu’on négocie le partage des richesses et des biens, il est infiniment plus favorable d’avoir des corrompus en face de soi qu’un gouvernement démocratiquement élu qui défend l’intérêt public. Je condamne la corruption. Les généraux d’Abuja sont des truands mais, dans le même temps, il convient de voir l’origine du fléau et la manière dont les complices maintiennent en place les corrompus.

Vous affirmez que la barbarie capitaliste montre son vrai visage. Sur quoi cela peut-il déboucher ?

Jean Ziegler. La conscience collective va entrer dans un processus d’apprentissage et d’analyse. La riposte sociale va s’organiser. Nous vivons actuellement une situation très favorable au mouvement. La France est certes socialement injuste, mais c’est une démocratie vivante. L’information circule. La liberté de la presse est garantie. Donc, la raison analytique peut se mettre en marche. Les délocalisations, par exemple, trouvent leur origine dans le dumping social. Face à cela, la réaction des salariés a souvent été la résignation : «On ne peut rien faire, c’est le marché qui décide. » Il y avait une aliénation très profonde des classes travailleuses face à la « main invisible » du marché. Beaucoup de travailleuses et de travailleurs avaient fini par croire inéluctables le chômage, la dérégulation et la flexibilité du travail. Pendant ce temps, ces dix dernières années, la protection sociale des salariés a fondu comme neige au soleil. Or ces mensonges se sont effondrés. La main invisible est finalement devenue visible : c’est celle des prédateurs. Comment va s’organiser cette riposte sociale ? Nous ne le savons pas encore, mais c’est la question centrale.

Au rang des mesures d’urgence à prendre face à la crise, est-il possible de créer une réglementation des paradis fiscaux ?

Jean Ziegler. Il faut les éliminer totalement. C’est l’une des mesures les plus urgentes à prendre. Il faut également abolir le secret bancaire et rétablir la prééminence du secteur public lorsqu’il s’agit de services publics, renverser les privatisations, imposer une normativité stricte aux capitaux, interdire les délocalisations et réguler la Bourse pour éviter la spéculation. Il est certain que les oligarchies financières qui fonctionnent exclusivement à la maximalisation du profit doivent être soumises à la normativité de l’État. Le libre-échange est un mal quand l’État perd sa force normative. L’intérêt du pays, ce sont la justice sociale, la sécurité de l’existence, une fiscalité progressive garantissant une redistribution du revenu national, la priorité absolue à la sécurité de l’emploi, à la distribution équitable des ressources et à la démocratie sociale.

Croyez-vous qu’un front commun des peuples du Sud et de l’Occident soit possible ?

Jean Ziegler. Je suis certain que ce processus va déboucher sur un nouveau contrat social planétaire. Le contraire du marché autorégulé est la loi. Jean-Jacques Rousseau écrit dans le Contrat social : « Entre le faible et le fort, c’est la liberté qui opprime et c’est la loi qui libère. » Je suis absolument certain que les peuples occidentaux vont comprendre que l’inhumanité infligée aux autres détruit l’humanité qui est en eux. Nous sommes doués d’impératifs moraux, de conscience d’identité. Cet ordre cannibale du monde, ce règne des prédateurs, reconnaissable au massacre quotidien de la faim, n’est plus acceptable pour les citoyennes et citoyens de l’Occident. La preuve est faite, avec la mobilisation de fonds colossaux pour les banques, qu’il existe une disponibilité énorme de richesses pour faire front à la surexploitation et à la misère abyssale de tant de peuples du Sud. Un nouveau contrat de solidarité et de dialogue entre le Sud et l’Occident va s’élaborer par des peuples libérés de leur aliénation.

Les risques que cette crise n’approfondisse les inégalités déjà existantes ou ne favorise la réaction sont réels. N’est-ce pas là faire preuve de trop d’enthousiasme ?

Jean Ziegler. Je connais l’argument. Le krach boursier de 1928 et la crise économique mondiale ont donné naissance au fascisme dans plusieurs pays européens. Mais le fascisme est né de l’humiliation d’une défaite, celle de l’Allemagne au sortir de la Première Guerre mondiale, d’un désir de revanche. Les vainqueurs occidentaux ont laissé faire, préférant le fascisme au bolchevisme et à la révolution, dont les élites bourgeoises avaient une peur panique. Le monde était encore largement colonial. Nous ne sommes pas du tout dans cette configuration. Ce qui menace aujourd’hui, si l’Occident ne se réveille pas, c’est la haine pathologique de groupuscules issus du Sud et le racisme violent se développant en Occident. Mais ces dangers peuvent être conjurés. Dans le Talmud de Babylone, il y a cette phrase mystérieuse : « L’avenir a un long passé. » Il faut que l’Occident accueille la résurgence mémorielle du Sud, reconnaisse les crimes commis, pratique la réparation. Et puis, surtout qu’il consente à démanteler l’ordre cannibale du monde, à passer du capitalisme à la civilisation. Barack Obama arrive au pouvoir dans un empire agressif, surarmé, revendiquant l’hégémonie militaire, économique et politique de la planète. Pourra-t-il démanteler les structures impériales et inaugurer une politique internationale basée sur la réciprocité, la complémentarité entre les peuples, en bref, une politique soumise aux normes du droit international ? J’en doute. La mobilisation des forces sociales en Europe et dans le Sud, la résistance à la restauration du capitalisme de la jungle seront indispensables pour qu’une civilisation humaine naisse sur notre planète. Mais la formidable résurgence mémorielle des Afro-Américains, qui a rendu la victoire électorale d’Obama possible, constitue déjà à elle seule un espoir.

Entretien réalisé par Cathy Ceïbe dans l’Humanité


 

 

Lettre au président d'Israël

Monsieur le Président de l'Etat d'Israël,

yad-vashem-hall-of-namesJe vous écris pour que vous interveniez auprès de qui de droit afin que l'on retire du Mémorial de Yad Vashem dédié à la mémoire des victimes juives du nazisme, le nom de mon grand-père, Moshe Brajtberg, gazé à Treblinka en 1943, ainsi que ceux des autres membres de ma famille morts en déportation dans différents camps nazis durant la seconde guerre mondiale. Je vous demande d'accéder à ma demande, monsieur le président, parce que ce qui s'est passé à Gaza, et plus généralement, le sort fait au peuple arabe de Palestine depuis soixante ans, disqualifie à mes yeux Israël comme centre de la mémoire du mal fait aux juifs, et donc à l'humanité tout entière.

Voyez-vous, depuis mon enfance, j'ai vécu dans l'entourage de survivants des camps de la mort. J'ai vu les numéros tatoués sur les bras, j'ai entendu le récit des tortures ; j'ai su les deuils impossibles et j'ai partagé leurs cauchemars.

Il fallait, m'a-t-on appris, que ces crimes plus jamais ne recommencent ; que plus jamais un homme, fort de son appartenance à une ethnie ou à une religion n'en méprise un autre, ne le bafoue dans ses droits les plus élémentaires qui sont une vie digne dans la sûreté, l'absence d'entraves, et la lumière, si lointaine soit-elle, d'un avenir de sérénité et de prospérité.

Or, monsieur le président, j'observe que malgré plusieurs dizaines de résolutions prises par la communauté internationale, malgré l'évidence criante de l'injustice faite au peuple palestinien depuis 1948, malgré les espoirs nés à Oslo et malgré la reconnaissance du droit des juifs israéliens à vivre dans la paix et la sécurité, maintes fois réaffirmés par l'Autorité palestinienne, les seules réponses apportées par les gouvernements successifs de votre pays ont été la violence, le sang versé, l'enfermement, les contrôles incessants, la colonisation, les spoliations.

Vous me direz, monsieur le président, qu'il est légitime, pour votre pays, de se défendre contre ceux qui lancent des roquettes sur Israël, ou contre les kamikazes qui emportent avec eux de nombreuses vies israéliennes innocentes. Ce à quoi je vous répondrai que mon sentiment d'humanité ne varie pas selon la citoyenneté des victimes.

Par contre, monsieur le président, vous dirigez les destinées d'un pays qui prétend, non seulement représenter les juifs dans leur ensemble, mais aussi la mémoire de ceux qui furent victimes du nazisme. C'est cela qui me concerne et m'est insupportable. En conservant au Mémorial de Yad Vashem, au coeur de l'Etat juif, le nom de mes proches, votre Etat retient prisonnière ma mémoire familiale derrière les barbelés du sionisme pour en faire l'otage d'une soi-disant autorité morale qui commet chaque jour l'abomination qu'est le déni de justice.

Alors, s'il vous plaît, retirez le nom de mon grand-père du sanctuaire dédié à la cruauté faite aux juifs afin qu'il ne justifie plus celle faite aux Palestiniens. Veuillez agréer, monsieur le président, l'assurance de ma respectueuse considération.
 
Jean-Moïse Braitberg, écrivain.


 

UNE PANDEMIE DE PROFIT

pandémieQuels sont les intérêts économiques derrière cette grippe porcine dont on nous rabat les oreilles ?

*1 million de personnes* par an meurent dans le monde de la MALARIA, qui pourrait être prévenue avec un simple moustiquaire. Les journaux n’en parlent pas!

*2 millions d’enfants* par an meurent dans le monde de la DIARRHÉE, alors que l’on pourrait l'éviter avec un banal sérum pour 0€25 la dose. Les journaux n’en parlent pas!

*10 millions de personnes *par an meurent de la
ROUGEOLE, PNEUMONIES et INFIRMITÉS, que l’on pourrait les guérir avec de simples vaccins. Les journaux n’en parlent pas! 

 Mais il y a de cela 10 ans, quand *la fameuse grippe aviaire* est  apparue... Les journaux mondiaux nous ont inondés d’informations à ce sujet... :

*Une épidémie, la plus dangereuse de toutes... Une PANDEMIE ! On ne nous parlait que de la terrifiante maladie des volatiles, et pourtant, la grippe aviaire a causé la mort de quelques 250 personnes en 10 ans... 25 morts par an.

*La grippe commune*, tue un demi million de personnes par an, dans le monde, un demi million contre 25 !

Un moment... Un moment s’il vous plaît ! Alors, pourquoi un tel remue ménage, un scandale autour de la grippe aviaire? Parce que derrière les poulets il y avait un "Coq", un coq à grande crête, l’entreprise pharmaceutique internationale ROCHE avec son fameux TAMIFLU vendu à des millions de doses aux pays asiatiques.

Bien que l’efficacité du Tamiflu soit douteuse, le gouvernement britannique en a acheté pour 14 millions de doses pour protéger sa population.

Grâce à la grippe aviaire, ROCHE et RELENZA, les deux des plus grosses entreprises pharmaceutiques qui vendent les antiviraux, ont obtenu des millions de dollars de bénéfices.

Alors, en avant avec les oiseaux et maintenant avec les porcs. Eh oui! Maintenant commence la psychose avec la grippe porcine. Et tous les médias du monde ne parlent que de çà, et je me demande si derrière les cochons il y avait un "Coq"... Ou plutôt un "Gros Porc"?

L’entreprise nord-américaine Gilead Sciences détient le brevet du Tamiflu. Le principal actionnaire de cette entreprise n’est autre que le sinistre, Donald Rumsfeld , secrétaire d’état à la défense de Georges Bush, *l’artisan de la guerre contre l’Iraq...

Les actionnaires des entreprises pharmaceutiques ROCHE et RELENZA doivent se frotter les mains, ils doivent être heureux avec les millions de nouvelles ventes du Tamiflu.

La véritable pandémie est celle de l’argent, les énormes bénéfices de ces mercenaires de la santé. Sans nier les précautions nécessaires qui sont en train d’être prises par tous les Pays du globe, mais si la grippe porcine est une pandémie aussi terrible que l’annoncent les médias.

Si l’*OMS* se préoccupe tant de cette maladie, pourquoi ne la déclare-t-on pas cette pandémie comme un problème mondial de santé publique.

Pourquoi ne pas autoriser la fabrication de médicaments génériques pour la combattre ? Se passer momentanément des brevets des entreprises ROCHE et RELENZA et distribuer les médicaments génériques gratuitement à tous les pays, et plus particulièrement aux pays les plus pauvres.

Ne serait-ce pas la meilleure solution, ou alors c'est une farce et aucune menace réelle ne pèse sur le genre humain !

Avez- vous remarqué que malgré le très grand risque lié à la prolifération de cette maladie, aucune précaution n'est prise à l'égard des destinations à risques?

Aucun média ne se fait le relais de la prévention ni ne met sérieusement les gens en garde comme le voudrait le bon sens.

Demande-t-on aux gens d'éviter de se rendre aux Etats-Unis? *Non*!

Que fait-on concrètement pour enrayer le risque de s'engager dans une pandémie? *Rien*!

Pourquoi? On est inscrits dans un contexte de crise financière ayant entraîné une crise économique, une des plus grave que l'on ait connue.

Pour détourner l'attention du peuple et sa méfiance, relancer l'économie "florissante" et ultralibérale avec les mêmes personnes qu'avant, il faut une situation de crise visant les personnes dans leur intégrité physique.

On sait tous qu'en temps de crise, les gens se jettent sur les magasins pour faire des stocks de tout et de rien, la preuve, certains font déjà des listes de survie pour pandémie. On a vu ça avec les différentes guerres au 20ème siècle, les gens vont naturellement acheter plus et font des réserves.

Une guerre mondiale ne pouvant être déclarée (logique) rien de tel qu'une bonne pandémie!

Sur internet


 

De l’indignation sélective de la Communauté internationale

kyi-270La condamnation d’Aung san Suu Kyi par la junte birmane soulève les protestations justifiées de la Communauté internationale. L’auteur de l’éditorial du «Soir» de ce mercredi 12 août fustige la junte militaire birmane et demande à l’Europe de durcir ses sanctions à l’encontre de la Birmanie afin de lui faire comprendre que l’on ne lésine pas sur ce chapitre. Je ne puis être que d’accord avec cette position.

Sous l’édito, figure la rubrique « l’acteur »  qui met en lumière le cas de Salah Hamouri, ce Palestinien maintenu en détention administrative en Israël depuis 2005. Actuellement, 11.000 Palestiniens  croupissent dans les prisons israéliennes. Selon un rapport de l’ONU Des femmes et des enfants mineurs seraient également emprisonnés.  La Communauté internationale est curieusement muette sur ce sujet.

Mieux, suite aux des dernières élections législatives israéliennes trois ministres d’extrême droite font désormais partie du gouvernement israélien. Or en 2000, suite aux récentes élections, l’Autriche intégrait également des ministres d’extrême droite au gouvernement. La réaction ne s’est pas fait attendre : le commissaire européen Louis Michel criait haro sur le baudet et en appelait au boycott à l’égard de l’Autriche.

Rien de tel à l’égard d’Israël ! Au contraire, l’Etat d’Israël est désormais un partenaire privilégié de l’Union européenne !  Ça doit être ça, les fameuses « nuances de l’Europe», citées dans l’édito qui précède….

Freddy Guidé


 

Gaza: les témoignages accablants des soldats israéliens

Palestine-Soldat-Israelien-1-2Le quotidien Haaretz a publié des extraits des compte-rendu faits par les militaires de l'Etat hébreu après le conflit dans le territoire palestinien. Ils font notamment état de tirs injustifiés ayant provoqué la mort de civils.

Les nombreux témoignages palestiniens sur les exactions israéliennes lors de la récente opération militaire à Gaza, sont, pour la première fois, relayés par ceux de militaires israéliens. Les récits de ces soldats, ayant participé à l’Opération Plomb durci contre le Hamas en janvier dernier, font notamment état de tirs injustifiés ayant provoqué la mort de civils palestiniens, en raison du laxisme des règles d’engagement.

Ces témoignages, issus de discussions organisées en février par l’académie militaire dans laquelle avaient été formés les soldats, ont été publiés dans la lettre d’information de l’académie. Le quotidien israélien Haaretz en a publié des extraits et les publiera vendredi dans leur intégralité dans son supplément du week-end.

«Mon officier a envoyé des hommes sur le toit pour la tuer» Parmi les témoignages, figure le cas d’une mère de famille, tuée avec ses deux enfants, parce qu’elle s’était trompée de chemin en suivant les ordres des soldats. «Le tireur d’élite a vu une femme et des enfants s’approcher de lui et entrer dans la zone dans laquelle on lui avait dit que personne ne devait pénétrer. Il a tiré et les a tués», relate un chef de brigade. «D’après les discussions que j’ai eues avec mes hommes, […] le sentiment général prévalait que la vie des Palestiniens était beaucoup moins importante que la vie de nos soldats», ajoute-t-il.

Un autre témoignage fait état d’une vieille femme Palestinienne tuée alors qu’elle traversait une rue non loin d’un immeuble tenu par des soldats israéliens. «Je ne sais pas si elle était ou non suspecte, je ne connais pas son histoire. Ce que je sais, c’est que mon officier a envoyé des hommes sur le toit pour la tuer», relate un soldat.

Le directeur de l’académie militaire, Dany Zamir, a expliqué qu’en organisant les discussions sur la conduite de l’offensive israélienne, il ne s’attendait pas à de tels témoignages. «Nous pensions que les soldats allaient nous parler de leurs expériences personnelles pendant la guerre et des leçons qu’ils en avaient tirées, nous ne nous attendions absolument pas à ce que nous avons entendu. Cela a été un choc», a-t-il dit. Après avoir entendu les témoignages, Zamir en a immédiatement rendu compte au chef d’Etat-Major Gabi Ashkenazi qui a ordonné le lancement d’une enquête.

L'article a provoqué un début de polémique en Israël «Les soldats ne mentent pas pour la bonne raison qu’ils n’ont aucune raison de le faire», commente Amos Harel, le journaliste d’Haaretz à l’origine de la publication des témoignages. «Il y a une continuité des témoignages provenant de différents secteurs qui fait émerger une image troublante et déprimante. L’armée rendrait service à tout le monde, et à elle-même en premier lieu, si elle prenait au sérieux les accusations de ces soldats et menait une enquête en profondeur […] Il est possible qu’il y ait quelques exagérations ou erreurs dans ces témoignages mais ils constituent la preuve, de première main, de ce que la plupart des Israéliens préfèrent ne pas voir. Ils décrivent la manière dont l’armée a mené sa guerre contre des terroristes armés, avec une population de 1,5 million de civils coincés au milieu», estime le spécialiste militaire du quotidien de gauche.

Son article a provoqué de nombreuses réactions et un début de polémique en Israël. Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a défendu l’éthique et les actions de l’armée lors de l’offensive contre le Hamas, qui a fait 1.300 morts et 5.000 blessés palestiniens, selon un bilan des services médicaux palestiniens. «L’armée israélienne est la plus morale du monde, et je sais de quoi je parle car je sais ce qui s’est passé en ex-Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak», a-t-il dit à la radio publique israélienne. «Bien sûr, il peut y avoir des exceptions et tout ce qui a pu être dit va être vérifié», a assuré Ehud Barak.

De leurs côtés les représentants arabes israéliens à la Knesset, le parlement israélien, Ahmed Tibi et Mohammad Barrakeh ont déclaré que les témoignages des soldats étaient la «preuve qu’Israël avait commis des crimes de guerre à Gaza».

Le correspondant de Libération


 

 

La colère des pauvres

indeDans une petite usine de Noida en Inde, zone industrielle à la périphérie de New Delhi, l’affrontement a pris une tournure dramatique. Deux cents ouvriers ont lynché à mort leur ancien patron à coups de barres métalliques.

Leur grief ? Le boss, après les avoir licenciés, refusait de les réintégrer en leur signant un contrat à durée indéterminée.

En Inde, la plupart des entreprises refusent de régulariser leurs employés pour éviter les augmentations de salaires et par crainte de ne pouvoir les congédier plus tard, si le contexte économique se durcit. La loi du travail rend les licenciements quasiment impossibles. Les employés indiens, notamment les moins formés, sont donc condamnés à travailler au jour le jour, sans protection sociale.

D’après un rapport publié par la commission parlementaire sur le travail, 92 % des 457 millions d’employés ne sont pas protégés. « Le temps est venu de lancer un système de sécurité sociale qui bénéficierait à tous les employés qui travaillent au noir  », réclamait récemment un rapport de la Commission nationale des entreprises du secteur informel. Une loi pour mieux protéger ces travailleurs, est débattue actuellement au Parlement. Elle prévoit la création d’un fonds national destiné à les couvrir en cas de maladie, d’accident de travail et de maternité.

Seize ans après le décollage de son économie, l’Inde pourrait bientôt offrir, pour la première fois, à tous ses travailleurs, un système de sécurité sociale.

Extrait de Marianne



 

Est-ce qu'on va leur enseigner que la nuit du 4 août 1789, c'était l'abolition des privilèges ?

petit louisLorsque l'on sait que Petit Louis (le dernier rejeton Sarkozy) est scolarisé depuis septembre à Dubaï... Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs, Sarkozy veut imposer une réforme géniale. Il a décidé d'offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l'étranger. Un cadeau sympa, non ? Sauf qu'il va surtout profiter aux plus aisés, et que l'addition, pour l'Etat, s'annonce carabinée. Ces écoles, très cotées étaient jusqu'à présent payantes. Certains lycées sont des établissements publics, d'autres, privés sous contrat. En tout 160 000 élèves y sont scolarisés, dont 80 000 français. Sous la tutelle du Quai d'Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets: 5 500 euros l'année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New York et 17 000 euros -le record- à San Francisco.

Au diable l'avarice! Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place. A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an -pas vraiment le smic- pour décrocher 4 500 euros d'aide. Environ un quart des élèves français bénéficient d'une bourse. Mais pour Sarko, ce n'était pas assez. Depuis l'an dernier et à la demande express de l'Elysée, l'Etat prend en charge l'intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale... quels que soient les revenus des parents. Plus besoin de bourse ! A la rentrée de septembre, ce sera le tour des premières, puis des secondes l'an prochain, et ainsi de suite. "

J'aurais pu commencer la gratuité par la maternelle, a expliqué Sarko, le 20 juin dernier, devant la communauté française d'Athènes. Mais j'ai voulu commencer par l'année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français." Encore merci !

Mais générosité pour qui ? A Londres, l'une des familles concernées par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d'euros de revenus annuels. Et deux autres gagnent plus d'un million. Jusqu'alors, une partie du financement était assurée par des grandes entreprises françaises désireuses d'attirer leurs cadres vers l'étranger. Ces boîtes, comme Darty ou Auchan, rentrent déjà leur chéquier : pourquoi payer les frais de leurs expat' si l'Etat régale ? Un coût qui fait boum Au Quai d'Orsay, l'Agence française de l'enseignement à l'étranger a simulé le coût de cette plaisanterie mais s'est bien gardé d'en publier le résultat. Lequel est tout de même tombé dans les palmes du "Canard". D'ici dix ans, appliquée du lycée jusqu'au CP (sans parler de la maternelle), la gratuité coûterait à l'Etat la bagatelle de 713 millions d'euros par an !

Intenable ! La vraie priorité, c'est l'ouverture de nouveaux établissements, pas la gratuité. Mais pourquoi Nicolas Sarkozy s'est-il lancé là-dedans ? Peut-être parce qu'il se sent personnellement concerné par la question : après avoir été annoncé à New York puis à Londres, petit Louis est finalement inscrit au lycée français de Doha... Et il va falloir payer ! Auditionné par le Sénat à la fin juin, Bernard Kouchner n'a pas nié ces menus "inconvénients". Son cabinet songe d'ailleurs à couper la poire en deux : une gratuité partielle... mais toujours sans conditions de revenus. Sauf que, pour le moment, Sarko n'en veut pas. "Je tiens beaucoup à la gratuité", s'entête-t-il à chaque déclaration à l'étranger. Sans prendre le temps de préciser comment sera financée cette très généreuse gratuité !

Article en ligne sur http://syndicats.over-blog.com/

 

 

Introduction au dossier de RésistanceS sur la Fraternité lefebvriste

A l'extrême droite de Dieu

lefebvre5hv6Par la volonté du pape Benoît XVI, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X vient d'être réintégrée au sein de l'Eglise catholique. Fondée en 1970 par Monseigneur Lefebvre (1905-1991), cette «fraternité» représente le courant intégriste catholique le plus réactionnaire. De «droite national-catholique», il est proche des idéologies fascistes et a de nombreux contacts avec l'extrême droite contemporaine. Dossier inédit de RésistanceS.be dans la galaxie intégriste catholique.

La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) est le résultat d'une réaction oppositionnelle virulente au Concile de Vatican II (1962 à 1965). Ce concile exceptionnel avait adapté les principes et les pratiques religieuses à l'époque moderne. En réaction, une mouvance traditionaliste va immédiatement s'organiser et refuser les nouvelles orientations du Vatican. Dès 1970, la FSSPX voit le jour. Et se développera, à partir de la Suisse, où elle a installé son fief central.

En 1988, Monseigneur Lefebvre, son dirigeant-fondateur, est excommunié par le pape Jean-Paul II, avec quatre de ses «lieutenants», après l'ordination de prêtres de façon non conforme avec les règles religieuses en vigueur. Depuis, devenus dissidents, les lefebvristes agissaient en-dehors de l'église catholique officielle.

Proches sur le plan idéologique des formes autoritaristes étatiques, les Lefebvristes se sont alliés à l'extrême droite et à l'ultradroite conservatrices. En France et en Belgique, plusieurs disciples et dirigeants de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X ont rejoint les rangs du Front national. Des élus frontistes belges, un député fédéral de 1995 à 1999 par exemple, proviendront de ladite «Fraternité».

Franco, Salazar, Pétain...

Son corpus politico-religieux partage des principes et des valeurs avec la droite extrême. Rejetant catégoriquement l’oecuménisme, le Lefebvrisme considère le catholicisme comme la seule véritable religion. Les autres – le judaïsme, l'islam, le protestantisme... - sont rangés dans la catégorie des «fausses religions». Leurs adeptes doivent donc être convertis. Un par un. Comme à l'époque de l'Inquisition. La torture en moins pour les récalcitrants ?

C'est à voir...

Revendiquant la création d'Etats théocratiques, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X prend pour modèles historiques les dictatures de type national-catholique qui règnèrent en Espagne sous Franco, au Portugal sous Salazar et en France sous Pétain.

Aujourd'hui, dans un but unificateur et après des négociations secrètes de plusieurs années, le Vatican, sur la volonté du pape Benoît XVI, réintègre ce courant incarnant l'extrême droite catholique pure et dure. Selon plusieurs observateurs, la FSSPX pourrait désormais devenir une «prélature personnelle» du pape, comme l'est déjà l'Opus Dei, un autre mouvement catholique réactionnaire, intégriste, conservateur et rétrograde. Ainsi, Benoît XVI aura des alliés de taille pour mener les nouvelles croisades de l'Eglise catholique.

Un dossier inédit de RésistanceS.be

Ce retour dans le giron vaticaniste de la FSSPX donne l'occasion à RésistanceS.be de vous proposer un dossier, réalisé par Manuel Abramowicz, sur ce mouvement politico-religieux intégriste national-catholique, de 1970 à nos jours. Ce dossier vous permettra :

• de savoir ce qu'est réellement le «lefebvrisme»
• de mieux comprendre les «tentacules» et le corpus politico-religieux de la FSSPX
• de rappeler ses liens hérités de la collaboration pronazie durant la Deuxième Guerre mondiale
• de démontrer ses connexions idéologiques avec l’extrême droite politique, en France et en Belgique
• de présenter le hit-parade de ses plus «belles» citations politiques et religieuses.

RésistanceS.be vous souhaite une très bonne lecture de ce nouveau dossier.

La rédaction

Pour en savoir plus sur © RésistanceS – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite, rendez-vous sur  www.resistances.beinfo@resistances.be


 

Les consommateurs ne sont pas des vaches à lait

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Suite aux nombreuses manifestations des producteurs de lait qui ont secoué notre pays, un accord a été conclu entre les représentants de la distribution (FEDIS) et certains représentants des producteurs de lait (Boerendond et ABS) début juillet 2009.

Les membres de la Fedis se sont engagés à verser 14 centimes dans un fonds de solidarité pour chaque litre de lait de consommation qu’ils achètent. Les montants ainsi récoltés doivent être distribués parmi les éleveurs belges de vaches laitières en fonction de la quantité de lait qu’ils produisent.

En pratique, les déclarations des intéressés reprises largement dans la presse conduisent à  ce que le secteur de la distribution rembourse aux éleveurs de vaches laitières 2 centimes par litre de lait fourni à partir du 1er juillet 2009, et ce pendant 6 mois.

Or, le CRIOC constate que tous les prix du lait (de consommation) ont augmenté! Aussi bien les laits produits en Belgique qu’en Allemagne (sic.)

Il ressort clairement des relevés de prix effectués par le CRIOC auprès de différents points de vente situés sur l’ensemble du territoire qu’aucune grande enseigne n’a joué le jeu de la solidarité et qu’au contraire, toutes ont répercuté intégralement l’augmentation sur le consommateur.

Le CRIOC a ainsi constaté que pour 1 litre de lait demi-écrémé qui coûtait 0,43 € en juin, il en coûte dorénavant 0,57 € soit une augmentation de….14 centimes !! (soit une augmentation de 16 à 36 % du prix du lait vendu en grande surface) et que quasi tous les produits sont vendus au même prix (par catégorie). Pour une analyse plus complète, vous pouvez vous référer à notre étude.

Etonnant aussi de constater qu'à ce rythme, ce serait le lait bu par les consommateurs (belges) qui financerait indirectement la transformation des produits à base de lait (crèmes glacées, yaourts, fromages, ...) et les exportations de poudre de lait à l'étranger.

Pour le CRIOC, il est inacceptable que la distribution protège ses marges au détriment des consommateurs tout en rendant les agriculteurs responsables de cette augmentation.

Le CRIOC s’interroge sur le sens et la légalité d’un tel accord qui, de toute évidence, ne paraît pas rencontrer les difficultés du monde agricole.

Les constats qui ont été faits par le CRIOC permettent d’affirmer que les prix de vente du litre de lait aux consommateurs sont aujourd’hui uniformes sur le marché belge.

De tels constats permettent de supposer qu’il y va manifestement d’une entente contraire au droit de la concurrence et contraire à l’article 81 du Traité CE.

Afin de pouvoir veiller à ce que les intérêts des consommateurs soient notamment pris en compte dans ce débat, le CRIOC saisi la Commission européenne d’une plainte.

Il appartiendra à celle-ci de se prononcer sur la légalité
de telles pratiques.

Internet: www.crioc.be


 

 

La Poste, ou le « service public » comme fer de lance de la précarisation de l’emploi

poste belgeSuite à la libéralisation totale du marché postal décidée au niveau européen, La Poste a décidé d’« actualiser » son plan stratégique. D’après une dépêche Belga de ce jour, la mesure phare consistera dans le remplacement de 6000 facteurs par 12 000 emplois précaires.

La direction de La Poste a présenté aux syndicats, une actualisation de son plan stratégique pour les années 2008-2009. Point principal de cette nouvelle mouture : l’apparition de « livreurs de courrier » qui seront chargés de distribuer un certain type de courrier pendant les heures creuses de la journée.

« La Poste entend remplacer 6 000 facteurs équivalents temps plein par 12 000 de ces livreurs qui ne travailleront que quelques heures par jour ou par semaine », a expliqué André Blaise (CSC). Selon le représentant du syndicat chrétien, la direction entend ainsi « encourager » le travail à temps partiel parmi son personnel de plus de 50 ans. « Il faut savoir que l’âge moyen des travailleurs de La Poste atteint 45 ans et que les objectifs qu’ils doivent remplir sont déjà “limites” en termes de flexibilité et de productivité. Si l’entreprise continue à les presser, la corde va craquer », a-t-il averti.
.../...

« Un facteur commence actuellement sa carrière avec un salaire de 1.000 euros net. Gagner encore moins, ce sera vraiment un salaire de misère », a ainsi réagi la CGSP. Les représentants des travailleurs craignent également qu’un nombre insuffisant de travailleurs optent pour ce système. « Que fera-t-on alors ? On ne peut tout de même pas forcer les gens à travailler à temps partiel ! », a encore indiqué le syndicat socialiste.

Dans un communiqué, Johnny Thijs, CEO de La Poste, commente ces nouvelles mesures de précarisation de son personnel avec le flegme qui sied à quelqu’un qui gagne 900 000 euros par an.

« L’ouverture au changement dont nous avons fait preuve ces quatre dernières années doit se poursuivre. Il s’agit d’adaptations progressives, que nous entendons évidemment appliquer en concertation avec les syndicats, sans recourir à des licenciements secs. Ce scénario part toutefois du principe que La Poste pourra affronter ses concurrents sur le marché libéralisé à armes égales. Il serait inconcevable que la concurrence puisse se tourner uniquement vers les secteurs rentables du marché et utiliser à cette fin de la main-d’œuvre bon marché, et que dans le même temps La Poste soit obligée de desservir chaque jour la totalité des boîtes aux lettres sur l’ensemble de notre territoire. Nous attendons des pouvoirs publics qu’ils mettent en place les garanties nécessaires sur le plan des services et des conditions de travail afin d’éviter toute discrimination concurrentielle


 

 

Transports en commun et pollution de l’air : Les étranges calculs du MR

par Didier BRISSA, Didier COEURNELLE, Luc CREMER, Céline DELFORGE, Pierre EYBEN, Michèle GILKINET, Maurice MAGIS, Julien MINET, Pierre OZER, Christine PAGNOULLE et François SCHREUER

sncbDans une « carte blanche » publiée récemment et largement diffusée, M. Jeholet, député du Mouvement Réformateur, lance une attaque en règle contre les transports en commun et singulièrement contre le train au nom, c’est original, ... de la défense de l’environnement. Que le MR soit prompt à vilipender les services publics n’est pas nouveau mais qu’il argumente sur une prétendue base écologique l’est totalement. Est-ce pour autant plus crédible ? Il est fortement permis d’en douter. Voici trois éléments essentiels qui battent en brèche l’argumentaire de M. Jeholet.

Premièrement, qu’effectivement tous les trains ne soient pas remplis – mais n’est-ce pas également le cas de certaines voitures ? – n’enlève rien au fait qu’un calcul rigoureux comparera la quantité de CO2 émise par personne et par kilomètre. Les chiffres sont limpides : ces émissions sont, en moyenne, de 31 grammes pour le train contre environ 140 pour la voiture. C’est presque cinq fois moins ! Ce n’est pas parce que l’on a vu une chèvre à trois pattes que toutes les chèvres ont trois pattes. On objectera que ces chiffres sont des moyennes. Peut-on, comme le fait M. Jeholet, chercher à les disséquer pour distinguer les trains qui polluent trop et ceux qui ne le font pas. C’est la tendance dans le débat économique mais c’est absurde : un système de transports en commun est à considérer comme un ensemble, dont les segments les moins rentables (écologiquement ou financièrement), les petites lignes, les sillons horaires moins fréquentés, jouent un rôle de rabattement vers les lignes plus fréquentées.

Deuxièmement, alors même qu’un plan SMOG vient d’être activé en raison de la pollution routière, M. Jeholet passe totalement sous silence le fait que, contrairement au train, la voiture n’est pas seulement responsable d’émissions C02 mais également d’émissions de nombreux autres polluants (oxydes d’azote, monoxyde de carbone, plomb, particules fines…). Les pollutions liées aux particules fines interpellent notamment de plus en plus. Non filtrées par les défenses naturelles de notre système respiratoire, celles-ci pénètrent profondément dans nos poumons créant des troubles respiratoires et cardio-vasculaires. Elles sont également considérées comme cancérigènes .

Troisièmement, M. Jeholet prend totalement à rebrousse-poil le problème des flux de voyageurs. L’idéal – issu des Golden Sixties – d’une maison quatre façades avec jardin privatif et garage a fait beaucoup de tort. Moins que jamais aujourd’hui nous ne pouvons accepter un affaiblissement du, déjà insuffisant, service public de transport en commun en zone dense au profit d’un transport en commun « à la carte » dans les zones d’habitat dispersé. Le défi central pour un urbanisme écologique est la densification de l’habitat. Villes agréables avec habitats collectifs et espaces verts, villages resserrés et bien desservis, zonings reliés aux chemins de fer et au transport fluvial, le travail à réaliser est énorme mais vital. Soutenir la dispersion de l’habitat et se contenter de proposer des transports en communs « à la carte » serait la pire des solutions.

Avec ses propositions, M. Jeholet s’aligne sur la position des lobbys automobiles comme la FEBIAC dont la conception des transports en commun se limite à un « moyen de combattre les files dans les territoires à forte congestion ». Il faut au contraire développer pour la majorité des déplacements un transport public collectif confortable, plus rapide et moins cher. Bien sûr, toute tentative d’optimisation des transports publics est toujours nécessaire, tant du point de vue de la rentabilité économique qu’en ce qui concerne l’atténuation des pollutions diverses.

S’agissant du train, il faut savoir que l’on a aujourd’hui fermé nombre de gares et que le réseau ferroviaire est moins étendu en Belgique qu’il y a un siècle. La priorité est donc au redéploiement de ce mode de transport, à la remise en service de petites lignes, à la réouverture de nombreuses gares, au développement de RER (à Liège notamment, une agglomération fortement desservie par des lignes malheureusement totalement sous-exploitées).

Pour longtemps encore, les transports en commun, et particulièrement le train, seront LA solution écologique aux problèmes de mobilité. Ceux-ci ont par ailleurs l’avantage non négligeable d’être plus sûrs et moins chers. Il convient donc de les défendre avec vigueur.


 

Cent mille chômeurs en plus mais  combien d’emplois en plus ?

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Le commentaire (voir : LLB du 1.04.09) que vous faites à propos du dernier rapport du Conseil Supérieur de Emploi porte à croire que du fait de la crise économique actuelle, il y aura en Belgique cent mille chômeurs en plus en 2009.

Dans la mesure où pour les seuls mois de janvier et février il y en a déjà soixante-cinq mille en plus, la prévision de ce Conseil me semble minimaliste à moins que les plans de relance n’aient un effet vigoureux sur le volume de l’emploi. En effet, elle peut résulter de dynamiques bien différentes du marché de l’emploi.

Avec des populations en âge de travailler et active en constante augmentation, un accroissement de cent mille chômeurs pourrait résulter :

- d’une création de cent mille emplois et de la destruction de deux cents mille autres emplois
- d’une création nulle d’emplois et de la destruction de cent mille emplois existant déjà.

Le Conseil supérieur de l’emploi ayant consacré son rapport annuel 2008 à la question de la « Destruction créative et aux flux des emplois en Belgique), il est étonnant qu’il n’ait pas repris cette problématique dans son dernier rapport pour clarifier l’évolution à court terme du marché belge de l’emploi ; cette question est en effet d’importance pour les décideurs des politiques , fédérale et régionales, de l’emploi ainsi que des institutions qui  ont la charge de la mettre en œuvre.

Alors que l’ensemble des Etats-membres de l’UE mettent en place des politiques économiques qui entraîneront des effets, tant sur l’offre de biens et services produits que sur leur demande, ce Conseil, prudemment, ne se risque pas à émettre  la moindre prévision sur les effets induits de ces plans de relance sur le volume de l’emploi.

Afin de combler cette lacune, je me suis livré à un premier  exercice d’estimation du plan fédéral de relance sur le volume de l’emploi. Ce plan se subdivise en trois axes relatifs aux :

- dispositions visant à alléger le coût du travail
- mesures de soutien à la demande agrégée en faveur des ménages et des investissements (publics et privés)
- dispositions spécifiques concernant le fonctionnement du marché du travail qui chacun comprennent une dizaine de mesures spécifiques.

Comme  ces mesures ne font pas toutes l’objet d’une évaluation budgétaire, il n’est pas possible, à partir de ce seul rapport, d’établir le montant global de plan de relance pour 2009 et 2010, ni de sa répartition entre les différents segments de la demande finale.

A l’instar de la démarche effectuée dans d’autres pays, j’ai donc considéré que le plan fédéral de relance économique s’élèverait à 2,5 %  du PIB  de 2008 soit : 8,350 milliards d’euros.

Selon que ce plan sera davantage ciblé sur la consommation (privée et publique) ou sur les investissements, il influencera différemment le volume de l’emploi. A titre d’hypothèse, j’ai considéré :

- un plan de relance favorisant davantage les investissements  que la consommation (hypothèse 1)
- ou l’inverse (hypothèse 2)
- ou encore un plan favorisant autant la consommation que l’investissement (hypothèse 3)

Par ce qu’il est encore trop tôt pour considérer l’impact
de l’évolution des exportations sur la demande finale ; j’ai neutralisé cette variable dans le cadre de cet exercice.

En recourant  à la méthode du contenu en emploi d’une production et en utilisant les derniers tableaux entrées-sorties de la Belgique , il apparaît que c’est l’hypothèse 2 qui a le plus d’impact sur le volume de l’emploi en général et de l’emploi salarié en particulier (+89,3 milliers de salariés) et l’hypothèse 1 qui en a le moins (+70,4 milliers). Si l’on tient compte des seuls salariés du secteur privé marchand, ces deux chiffres s’établiraient  respectivement à 56,2 et 44,3 milliers de salariés. Pour permettre aux services publics de l’emploi d’anticiper cet accroissement de la demande d’emploi, il est possible, en première approximation, de répartir cet accroissement par région. Ainsi pour un volume induit d’emplois de 50, 0 milliers de salariés :

* 31 iraient à la Région flamande
* 14,5 à La Région wallonne
* 4,5 à la Région bruxelloise

Un article spécifique complétera cette information en précisant au niveau national, quelles sont les branches et les groupes professions concernées par cette variation du volume de l’emploi.

A ce stade, outre le fait le volume de l’emploi ainsi créé est relativement peu élevé et ne constitue pas un moyen diminuer drastiquement le taux de chômage en Belgique, il serait souhaitable que les instances responsables :

* évalue pour 2009 et 2010 les coûts budgétaires globaux des plans de relance économique et leur répartition  par élément de la demande finale afin de ne garder que l’hypothèse de travail la plus réaliste
* permette, dans le cadre d’une meilleure anticipation des évolutions des marchés de l’emploi fédéral et régionaux, l’utilisation des tableaux entrées-sorties de 2005 et leur interpolation annuelle
* établisse annuellement une  hypothèse réaliste du commerce extérieur, tenant compte à la fois du ralentissement de l’activité économique au niveau international et des plans de relances des pays qui sont les  principaux partenaires commerciaux de la Belgique, étant donné que les exportations constituent l’élément principal de la demande finale en Belgique.

 1° C’est-à-dire la demande de consommation des ménages et de l’Etat, la demande d’investissements par des entreprises privées et publiques, la variation des stocks et les  exportations, demande émanant des agents économiques étrangers.
2°Chiffre exprimant le recul de la croissance en
Belgique prévu par le FMI
3°Estimé à 334,000 milliards d’euros
4°Institut des Comptes Nationaux et Bureau fédéral du Plan, (2004), « Tableaux entrées-sorties de la Belgique », Bruxelles

L'Ombre rouge


 

 

LE SECOURS POPULAIRE WALLONIE / BRUXELLES ET LA PALESTINE.

autocollant-palestineEntre le SPWB (Secours Populaire Wallonie/Bruxelles) et la Palestine, c’est une vieille histoire. Tout commence par une visite du camp de Jabalya près de Gaza suivi par l’installation d’un staff informatique commun auprès des jeunes du camp et les jeunes de Viroinval.

En décembre 2004, un membre du Secours Populaire Wallonie/Bruxelles de Fontaine-l’Evêque accompagne une délégation de l’AJPF (Association des Jumelages Palestine/France) pour une tournée des camps des 450.000 réfugiés palestiniens du Liban. Les conditions de vie dans les camps lui font forte impression. Le désintérêt  total de la Communauté internationale le force à agir en faveur des réfugiés palestiniens du Liban. Sur place, il rencontre le CAP (Collectif Avionnais pour la Paix), une association de la  ville d’Avion dans le Pas-de-Calais qui a déjà institué une relation solide avec le camp de Bourj-El-Barajneh, un petit camp situé en bord de littoral au sud de Beyrouth.  De retour en Belgique, avec ses amis du Comité Palestine de Fontaine-l’évêque, ils mènent plusieurs actions d’information et de sensibilisation auprès de la population.

Ensemble ils parviennent à convaincre les autorités communales de les aider à jumeler avec le CAP et une première rencontre est organisée entre la Mairie d’Avion (Pas-de-Calais) et le Bourgmestre de Fontaine-l’Evêque. La ville qui mène un programme de coopération décentralisée adopte le projet de l’antenne du SPWB avec enthousiasme. Une coopération étroite s’installe entre le Collectif Avionnais pour la Paix et l’antenne fontainoise du Secours Populaire…Ils aident notamment les jeunes du camp de Bourj-El-Barajneh a installer un centre de rencontre pour jeunes, femmes et enfants.

En 2006, retour dans les camps de réfugiés au Liban pour établir un contact avec le Docteur Hamzi Masloum, responsable du Secours Populaire Libanais. La loi libanaise à court  de main d’œuvre spécialisée s’assouplit à l’égard des Palestiniens.  Ils  sont désormais autorisés à exercer des métiers particuliers, qui jusque là leur étaient interdits par la loi, tels  que plombiers, électriciens, etc.… Un accord est même conclu entre le SPWB et la mairie de Bourj-El-Barajneh pour assurer des formations auprès des réfugiés palestiniens et des habitants de la petite ville côtière. Malheureusement, le bombardement du Liban en août 2006 aura raison du projet.

Peu de temps avant ce bombardement, le Comité Palestine de Fontaine accueillera Mirvat Salaman, une réfugiée palestinienne de Bourj El-Barajneh durant une semaine. Elle décrira la difficulté d’épanouissement familial dans les misérables masures du camp. Elle sera reçue au Parlement européen et hormis quelques vagues promesses son sort ne sera guère amélioré !  De retour au Liban, les bombardements israéliens sur le Liban obligent  Mirvat à s’enfuir en Syrie avec  sa famille.

Devant le nombre considérable de victimes, le SPWB organise une soirée. Tous les bénéfices seront versés au Secours Populaire Libanais afin de venir en aide aux victimes. De nombreux artistes animeront gratuitement cette soirée. Par la suite plusieurs palettes de produits de première nécessité seront acheminés vers le Liban en collaboration avec le Secours Populaire Français et les Forces Armées Belges. Une opération similaire sera organisée lors du bombardement de Gaza mais uniquement avec l’aide du Secours Populaire Français.

L’antenne fontainoise du SPWB organise régulièrement des séances d’informations non seulement auprès du public mais aussi auprès des élèves de l’enseignement secondaire. Depuis deux ans, plus de 152 classes de Wallonie et de Bruxelles ont bénéficié d’une animation spécifique en liaison avec le spectacle «Terres promises»  interprété par le Théâtre du Public. Parallèlement, l’un des membres se rend régulièrement en Cisjordanie et fut même désigné comme témoin d’un bureau de vote lors des élections législatives à Gaza en 2006.

En 2008, le Secours Populaire Wallonie/Bruxelles  accompagné la troupe du Théâtre du Public, invité d’honneur au Théâtre Al Kasabaa  lors du festival dédié à la Nakba. Un reportage produit par le Centre culturel régional Action-Sud a par ailleurs été réalisé. Suite au bombardement de la bande de Gaza en 2008/2009, une Plate-Forme Charleroi/Palestine réunissant une quarantaine d’associations  a  été constituée et le SPWB a été désigné comme porte-parole.

Freddy Guidé

22:07 Écrit par nouvelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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