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Nouvelles n°127-2

 

Libres propos
Un coup de gueule d'un ingénieur de l'EDF

eoliennesUn illuminé nous a donné une série de leçons sur les économies d'énergie. Nous prenant pour des débiles mentaux profonds ou des séniles précoces, il nous a expliqué qu'en coupant toutes les veilleuses de nos appareils électriques, nous pouvions  économiser 15% de notre consommation. Faux, nous économiserions alors 2 à 3%  

Le même nous a expliqué qu'en remplaçant nos lampes traditionnelles par des lampes à économie d'énergie, nous pouvions économiser 30 à 35% d'énergie. Faux c'est 4 à 5 % que l'on peut économiser

Il est évident que si la maison est équipée comme celle de l'arrière-grand-père, c'est à dire juste des lampes et pas de frigo, micro onde, lave linge, lave vaisselle, sèche-linge et j'en passe, car par rapport à la consommation de tous ces équipements celle des lampes est 'peanuts'.

Pour couronner le tout, une brillante journaliste de TF1 (quelle chaîne instructive) a pris le relais et fait le total des économies pouvant être réalisées selon ces critères éclairés : 15 % sur les veilleuses + 35% sur les lampes = 50% d'économie d'énergie ! Elle n'est pas allé jusqu'à le dire, mais nous qui sommes particulièrement débiles, Avons deviné que demain, si nous suivions scrupuleusement ces instructions, on pouvait arrêter la moitié des centrales électriques !... Nous avons failli mourir idiots, mais pourquoi ne nous a-t-on pas expliqué tout ça avant !

Pour continuer dans la débilité profonde, la TF1 girls nous a ensuite précisé que pour les 50% restants, on pouvait les alimenter avec des panneaux solaires qui produisent de l'électricité 'verte', en illustrant son propos d'une photo d'une belle maison avec un petit panneau solaire derrière.  Là, j'ai failli chercher une arme, car on n'avait encore jamais vu un niveau de désinformation pareil, une absurdité aussi monumentale. En effet, pour produire ces 50 % restants, si on se base sur une consommation moyenne de 6 Kw (un abonnement classique sans chauffage électrique), il faudrait que chaque maison possède 140 mètres de panneaux solaires pour un coût de 89 628 *

Calculez le retour sur investissement. Dans le chapitre 'c'est bon pour la planète', il convient d'ajouter que les panneaux solaires, on ne sait qu'en faire quand ils arrivent en fin de vie, car ils contiennent
Plein de silicium et autres métaux lourds très polluants.

Ne croyez surtout pas que je sois contre les économies d'énergies, Je suis à 100% pour, quand elles sont réalistes, mais de grâce pas d'intoxication de ce type en pleine heure d'écoute, ça frise l'indécence ou la malveillance.

Pour continuer dans l'intox, connaissez-vous Bâville sur mer en Seine-Maritime ? C'est un petit village du littoral près de Dieppe, où 6 éoliennes sont récemment sorties de terre. (3 sont en cours d'installation à St Pierre le Viger, petit village célèbre par ses habitants) Six engins de dernière génération qui occupent 4 km de notre littoral normand et dont les pales culminent à 85 m de hauteur. Chaque éolienne à une puissance maxi de 2 mégawatts... quand le vent souffle fort. Ce n'est pas grand-chose comparé au 2600 mégawatt qui sortent en permanence de la centrale nucléaire voisine, mais c'est toujours ça, surtout quand il fait très froid.

Dommage quand même que cette énergie renouvelable soit si chère et non maîtrisable (4 fois plus chère que celle de l'atome), mais ce n’est pas grave, EDF à obligation de la racheter (et cher). Mais revenons à nos 6 éoliennes ; depuis quelques jours il n'y a qu'une seule éolienne qui tourne, les 5 autres seraient elles privées de vent ? Que nenni, du vent il n'y en a pas depuis plusieurs jours, ce qui est généralement le cas quand il fait très froid, ou très chaud. C'est la nature, l'homme ne lui dicte pas encore sa loi.

Mais alors, s'il n'y a pas de vent comment expliquer qu'une et une seule des éoliennes tourne ? La réponse est très simple : On veut nous faire croire à fond aux énergies renouvelables, alors on n'hésite pas à tricher pour en cacher le mauvais coté. Ben oui, ça ferait pas bien pour les habitants de la région qui n'ont pas encore accepté ça dans leur paysage, que de voir toutes les éoliennes à l'arrêt alors qu' il fait - 4 degrés  Alors, tout simplement, on en fait tourner une ...en moteur (oui c'est possible, en lui donnant du courant!). Ça consomme un peu d'électricité, mais ça fait croire que ça produit de l'énergie.

Il est temps d'arrêter de nous rabâcher tous les soirs à la météo 'c'est bon pour la planète', parce que là, on sait plus trop ou est le bien et le mal, et on va finir par penser que ceux qui donnent des conseils sont, en plus d'être malhonnêtes ou incompétents, les plus dangereux.

L'électricité 'dite propre' sans fumées, sans CO2, sans atomes, disponible quand on en a besoin, à un prix qui ne détruise pas nos emplois et ne pas notre confort, ça n'existe pas, mises à part les centrales hydro. Dans 20, 30 ou 50 ans peut être.... Dans mon entourage, je ne connais personne qui lave du linge propre, Ou qui met en route son lave vaisselle vide... Alors il est grand temps que les médias et leurs gilets à rayures serviles qui nous desservent, arrêtent de nous prendre pour des demeurés, avec des reportages orientés, tronqués et des leçons de civisme qui ne tiennent pas la route.

Ah oui, j'allais l'oublier : j'ai même entendu  'l'innocente Evelyne Délias', nous dire, après sa page météo, 'qu'il ne faut pas mettre trop de chauffage dans la voiture car ça consomme du carburant et 'ce n’est pas bon pour la planète'. Evelyne, si tu avais pris des cours de mécanique, tu saurais que le chauffage de la voiture récupère la chaleur de l'eau du circuit de refroidissement du moteur et cette eau chaude, il faut absolument la refroidir en la faisant passer soit dans le radiateur principal (celui qui se trouve derrière la calandre), soit dans le radiateur du chauffage de l'habitacle, sinon c'est la mort du moteur ! 

Si cette eau n'est pas assez refroidie, c'est même le ventilateur du circuit de refroidissement qui doit s'en charger en consommant de l'électricité pour tourner! Et ça ...’ce n’est pas bon pour la planète' par contre!

On pourrait aussi évoquer les biocarburants, présentés comme carburants Verts alors que s'engager dans cette voie, est un désastre écologique et humain à brève échéance : flairant l'aubaine, de grands groupes Agro-alimentaires, défrichent en ce moment des forêts entières et remplacent des cultures destinées à l'alimentation humaine par ces Plantations destinées à la production de carburant 'vert' (50% de la production de maïs des USA aura été détourné cette année pour cette production, d'ou la famine au Mexique, premier acheteur de ce maïs). 

Vous doutiez vous de cet effet pervers du biocarburant?
Mais c'est un autre débat et j'ai des palpitations déjà rien que d'y penser...

 


Libres propos
Un avis intéressant sur le film "Bienvenue chez les Ch’tis".

 

bienvenue-chez-les-chtisPourquoi « Bienvenue chez les Ch’tis », film de Dany Boon, davantage qu’un succès commercial constitue, comme le faisait remarquer l’écrivain Pierre Drachline, un phénomène de société ?

Quelques années en arrière, le public français tremblait et pleurait avec « Titanic », aujourd’hui bientôt vingt millions de spectateurs hexagonaux, toutes générations confondues, rient et sont émus avec « Bienvenue chez les Ch’tis ». Que s’est-il donc passé entre la projection d’une superproduction d’un film catastrophe à effets spéciaux relatant l’annonce d’un monde qui allait sombrer corps et biens et ce film, on ne peut plus simple, suivant la virée pour faute d’un directeur de la Poste en terre sinistrée du nord de la France ? Qu’a donc compris Dany Boon et avec lui le quart de la population et qui visiblement laisse perplexes nos élites et silencieux nos élites médiatiques ? Eh bien disons, entre autre chose, que « Bienvenue chez les Ch’tis » répare et réhabilite l’image de tout un peuple en reconsidérant les couches populaires autrement que comme des babaches (des primaires). Pourquoi ? Comment ? Eh bien en mettant en lumière l’expérience que font et feront de plus en plus les couches moyennes, ou qui se vivent comme telles, de leur retour au sein des couches populaires. Il y a quelques jours, l’économiste Patrick Artus expliquait sur une radio que la mondialisation liquidait de fait les couches moyennes des pays développés. Nous y voilà ! Alors bien sûr, il y a celles et ceux encore épargnés, celles et ceux de ces couches plus très moyennes qui ne voient rien venir, celles et ceux qui refusent en se cramponnant à une manière de voir dépassée (la femme du directeur de la Poste), ceux qui déploient des banderoles injurieuses et qui ce faisant, croient se rassurer à bon compte, celles et ceux pour qui les marques de luxe remplacent les perruques poudrées aristocratiques du 18è siècle... et... enfin, quelle leçon, mais quelle leçon reçoit le directeur de la Poste (Kad Merad) de la part de ses collègues !

Quelle leçon, de tact, de pudeur, de solidarité, de simplicité, de fraternité, d’ouverture d’esprit, ce représentant des couches moyennes reçoit de ses subordonnés appartenant aux couches populaires ! Au point que devant l’évidence, ce directeur accepte tout de go de faire partie du groupe et des leurs, montrant ainsi métaphoriquement le chemin à suivre... Quant au reste, une lecture par trop littérale conduirait à oublier que « Bienvenue chez les Ch’tis » est une fiction et aussi ce que Dany Boon, en véritable artiste, sait par expérience : « l’imagination est la reine du vrai » (Baudelaire).

Dany Boon dont les origines populaires ne sont un secret pour personne sait manifestement de quoi il parle, ce comique a choisi de prendre les clichés les plus éculés pour les retourner. Le rire déclenché est à la fois libérateur, réparateur et réconciliateur. En cela, à la manière d’un Ken Loach comique, ce film participe à la connaissance de la réalité. Alors, bien sûr, il y en aura qui seront toujours trop « comme il faut » pour être en mesure de comprendre qu’une cuite monumentale (moment extraordinaire de fraternisation dans le film) ne fait pas des protagonistes des alcooliques ! Il y aurait tant à dire, le service public postal (avant que la Poste ne veuille devenir un service financier), le beffroi versant religieux et versant laïc, la France qui continue...

Ce film populaire dit, entre autre, cette chose très simple : un peuple qui récuse la violence et le bling-bling des marchands bornés qui nous gouvernent, un peuple qui sait réinventer la solidarité est en voie de recréation. A nous de le voir ou pas. A nous d’en être ou pas. C’est la bonne nouvelle que répand le film de Dany Boon à travers le pays qui l’accueille avec engouement.

Valère STARASELSKI


 

DE L’OBLIGATION DE MÉMOIRE ET DE L’OBLIGATION D’OUBLI

missingL’autre  dimanche, le ciné-club des Amis du Progrès avait programmé le film «Z ». Les aléas des droits de distribution  eurent raison de sa programmation. En lieu et en place, l’animateur avait programmé un autre film remarquable de Costa-Gravas : MISSING. Ce film qui n’a pas pris une ride, retrace un fait authentique qui s’est déroulé au Chili lors du renversement de Salvador Allende, le 11 septembre 1973. Ce coup d’Etat perpétré avec la complicité des Etats-Unis et d’Henry Kissinger fit plusieurs milliers de victimes, demeure impuni.

Au cours du débat qui suivit la projection, je me souvenais d’une conférence de presse que je donnais au centre culturel de la Posterie, où j’étais employé, le lendemain des attentats du 11 septembre à New-York. Le 12 septembre à midi, nous avions invité quelques journalistes à découvrir la nouvelle saison culturelle. J’étais flanqué du Président, Echevin socialiste de la commune, qui pria à l’assemblée de se lever afin d’observer une minute de silence en mémoire des victimes des attentas du 11 septembre. Au Président  embarrassé devant mon refus de suivre ses injonctions, je fis remarquer «que oui, j’observerais une minute de silence si l’on y associait les victimes de Pinochet, de la guerre du Vietnam, du Cambodge, du  régime des colonels en Grèce, de Batista au Nicaragua, de Salazar au Portugal, de Franco en Espagne… »

 
A l’issue du débat j’éprouvais le même malaise. En effet, l’animateur, dont je ne mets aucunement la compétence en doute, cru bon de nous lire une longue critique négative d’un journaliste de gauche à propos de film MISSING. Cette critique prétendait que Costa-Gravas faisait dans le larmoyant et enfonçait des portes ouvertes à propos du Chili.

Depuis plus de 60 ans, la seconde guerre mondiale se résume  au massacre systématique d’un peuple. Nous sommes priés de nous en rappeler à chaque instant. Les films et les ouvrages sur ce génocide se succèdent sans qu’un critique de gauche ou de droite ne s’émeuve pour nous signaler que l’on enfonce des portes ouvertes et que l’on fait dans le larmoyant. Devant ce génocide de la seconde guerre mondiale, les autres tragédies sont priées de se caser dans les pertes et profits de l’histoire afin de ne pas lui faire de l’ombre.

Que les 21 millions de victimes soviétiques de la seconde guerre mondiale nous laisse dormir sur l’unique victoire américaine. De même pour tous les autres peuples victimes des pires tueries et plus atroces souffrances. Que l’on ne vienne plus nous embêter avec les victimes des régimes fascistes d’Amérique latine, des exactions de la SAVAC du Shah d’Iran. Les Palestiniens sont priés de se faire discrets, de même que les Irakiens. Je m’arrête et je vous laisse le soin d’achever la liste.

Freddy Guidé


 

Jean Ziegler regarde la faim en face et participe au lancement de la nouvelle campagne de FIAN

la-faim-dans-le-mondeLe lancement de la nouvelle campagne de FIAN International “Face it –Act now” s’est déroulée la veille du 16 octobre, Journée Mondiale de l’Alimentation, consacrée cette année au Droit à l’Alimentation. Le 15 octobre 2007 ont eu lieu à Bruxelles de nombreuses actions visant à sensibiliser la population au problème de la faim. FIAN lance un appel: la faim et les violations du Droit à l’Alimentation doivent cesser!
La faim chronique est un scandale qui passe inaperçu dans un monde d’opulence.
Famines en Ethiopie, tremblements de terre en Turquie, ouragan en Amérique centrale: les médias ne font la une qu'avec des catastrophes naturelles ou des famines. La faim est trop souvent décrite comme une fatalité qui, du jour au lendemain, démantèle la vie. Faim, alimentation de mauvaise qualité, eau contaminée et maladies qui en découlent, ne sont pas, pour la plupart des 854 millions de personnes qui souffrent actuellement de la faim, le résultat d’une fatalité mais bien un quotidien. Chaque jour, ces millions d’enfants, de femmes et d'hommes se couchent le ventre vide. Ils ne souffrent pas seulement d'un manque de nourriture mais surtout d'un manque de contrôle ou d’accès à des ressources comme la terre, l’eau, les semences ou encore d'un manque de revenus corrects pour leur production et leur travail. 

Vivant principalement en milieu rural, ces personnes sont souvent marginalisées et discriminées. Elles ont d’autant moins de voix dans les décisions politiques ou d’accès à la justice. Voilà pourquoi la faim est une réelle injustice. Voilà pourquoi l’alimentation est un Droit Humain; tout comme la liberté d’expression, la protection contre la torture, le droit à un procès équitable ou le droit à l’enseignement… En 1948,  les Nations Unies ont approuvé la Déclaration des Droits de l’Homme. Celle-ci reconnaît le Droit à l’Alimentation tout autant que les autres Droits.

Raison de plus pour FIAN (Foodfirst Information and Action Network) de rappeler aux responsables des violations du Droit à l’Alimentation qu’ils ne peuvent continuer à rester aveugles. La politique et les entreprises européennes ne peuvent pas non plus s’en tirer impunément lorsqu’elles ne protègent pas les groupes vulnérables du Sud. La campagne "Face it - Act now" lancée dans 8 pays européens, dont la Belgique, demande que la politique européenne accorde plus d'importance au Droit à l’Alimentation.

 


 

 

La Chine à l’assaut de l’Afrique
Prédation économique par Eric Laurent

 

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Des investissements supérieurs aux sommes injectées par la Banque Mondiale, 800 000 Chinois installés sur place…L’Afrique est en passe d’être dévorée toute crue par l’Empire du milieu.

La croissance et même la survie économique de la Chine dépendent, paradoxalement et pour une part croissante, du continent le moins développé, l’Afrique. Pékin absorbe désormais 25 % de tout le cuivre consommé à travers le monde, 40 % du charbon, 35 % de l’acier, 10 % du pétrole et sa demande ne cesse de croître, et 90 % de tout l’aluminium. Une économie dévoreuse d’énergie, boulimique en matières premières qui s’est tout naturellement  tournée vers la région qui en est le mieux pourvue.

Les Chinois ont lancé une véritable OPA sur l’Afrique en profitant à la fois de la perte d’influence occidentale,notamment française en Afrique de l’Ouest, et de la crise que traversent les institutions chargées de l’aide au développement : en 2007, Pékin a investi plus de 9 milliards de dollars en Afrique alors que la Banque Mondiale s’est révélée incapable d’y injecter plus de 2,5 milliards de dollars. L’organisation internationale basée à Washington tente désormais de convaincre la Chine de devenir son partenaire pour le financement des projets africains.

La Chine à l’assaut de l’Afrique
PieR Gajewski

Plus de 800 000 Chinois travaillent déjà sur ce continent pour plus de 900 entreprises de toutes tailles. Ils extraient le cuivre et le cobalt en Zambie et au Congo, le platine et le chrome au Zimbabwe ; ils achètent d’énormes quantités de bois au Gabon, au Cameroun, au Mozambique, en  Guinée équatoriale et au Libéria, ainsi que l’acier, l’or, le charbon, le nickel dans tous les pays de cette zone qui en détiennent ou en produisent. L’Angola fournit la moitié du pétrole importé d’Afrique par Pékin. En  janvier 2005 le gouvernement de Luanda a bénéficié d’un prêt chinois de 2 milliards de dollars gagés sur le pétrole, qui a augmenté d’un milliard de dollars l’année suivante. Officiellement pour réparer les infrastructures déficientes.

Les Chinois détournent le regard

En réalité, la Chine sait qu’elle traite avec des régimes totalement corrompus qui détournent à leur profit une partie de ces sommes. En juillet 2005, la Chine et le Nigeria, autre exemple de corruption à tous les niveaux, ont signé un accord de 800 millions de dollars qui prévoit la livraison de 30 000 barils de pétrole quotidien à la Chine ; le régime nigérian a aussi octroyé à la Chine des licences de forage en échange de 4 milliards de dollars.

Pour les nombreux dictateurs qui peuplent cette région, Pékin constitue une manne et une bénédiction : le régime chinois offre une alternative au tête à tête de plus en plus pesant et tendu avec les occidentaux, ne manifeste aucune exigence en matière de démocratie ou de bonne gouvernance, et enfin, propose gratuitement des services que ces régimes ont toujours été incapables d’offrir à leur population. Plus de 15 000 médecins chinois ont ouvert des dispensaires dans 47 États africains.

La Chine : un généreux investisseur

Désormais, l’Afrique fournit 1/3 du pétrole importé par Pékin. Ce qui explique qu’en 2006-2007, le Président chinois Hu Jin Tao ait visité 17 pays du continent. En 2005, le flux commercial entre la Chine et l’Afrique s’élevait à 40 milliards de dollars, il dépassera les 100 milliards de dollars avant 2010. Les réserves financières de la Chine dépassent 1 500 milliards de dollars et Pékin joue de cette puissance financière pour séduire, contrôler. En juin 2006, le Sénégal a ainsi bénéficié d’un allègement de sa dette, qui atteignait alors 20 millions de dollars.

Par ailleurs, la Chine s’est engagée à investir 35 millions de dollars dans le dernier délire pharaonique du Président Wade, la construction du plus grand théâtre d’Afrique de l’Ouest. Aussi mauvais gestionnaire que grand mégalomane, le dirigeant sénégalais se montre très satisfait de la réactivité chinoise : « un contrat », confie-t-il, « qui était discuté et négocié pendant cinq ans avec la Banque Mondiale, est conclu en 3 mois avec les Chinois ».

Il est vrai que pour Pékin, le temps presse. Et l’ampleur des investissements est à la mesure de cette urgence. 1 milliard de dollars ont été investis au Soudan depuis 1996, essentiellement dans le pétrole, et 500 000 barils par jour sont extraits, en grande partie par la CNPC (Chine National Petroleum Corporation), autorisée à extraire directement

les gisements. Pékin finance et arme également les rebelles tchadiens avec, comme objectif, le contrôle des zones pétrolifères du pays.

Vive les matières premières !

Étendre la présence chinoise en République du Congo est devenu une autre priorité. Le plus grand pays d’Afrique est aussi l’un des plus pauvres au monde, avec un revenu annuel par habitant de 714 dollars. C’est également potentiellement le plus riche : son sous-sol recèle les plus importantes réserves mondiales de cobalt et de tantalum, un métal rare, et d’énormes gisements de cuivre, d’or, de diamants, de manganèse, d’uranium et de zinc. Un accord signé en septembre 2007 prévoit que la Chine injectera 6,5 milliards de dollars dans la construction ou l’amélioration des infrastructures du pays, ainsi que 2 milliards de dollars supplémentaires pour ouvrir ou moderniser de nouvelles mines. Dans ce pays, les Chinois concurrencent directement les grands groupes miniers occidentaux mais disposent d’un atout de poids : leurs firmes sont des entreprises publiques capables de surenchérir inlassablement pour s’adjuger les concessions. Un seul exemple : en 2006, Sinopec, l’une des 3 compagnies pétrolières chinoises, a accepté de payer 2 milliards de dollars pour exploiter le pétrole sur trois lots situés dans les eaux territoriales  angolaises. Cette stratégie rassure Pékin, quant à la stabilité de ses approvisionnements, et encourage les comportements les plus obscènes de certains dirigeants africains : depuis que du pétrole a été découvert dans la minuscule Guinée équatoriale, une ancienne colonie espagnole, la famille au pouvoir est courtisée par la Chine et les occidentaux. Malgré les gisements découverts, le niveau de vie de la population, déjà misérable, a encore chuté et le fils aîné du Président, et son successeur désigné, a pour principal préoccupation de négocier le rachat du yacht de Paul Allen, le co-fondateur de Microsoft.

http://www.bakchich.info/article3165.html


 

 Méditerranée : une Union bien fragile

union pour la Méditerranée

Même si la France a dû revoir à la baisse les ambitions méditerranéennes de son président, celui-ci n’en a pas réussi à rassembler la plupart des responsables politiques des deux rives à Paris. Mais  comment faire pour éviter que l’Union pour la Méditerranée s’ensable comme a échoué le processus de Barcelone dont elle a pris le relais ?
MAURICE MAGIS

Qui ne rêverait d’une Méditerranée qui serait, enfin, cette mare nostrum à nous tous ? Autour de laquelle, enfin, après des millénaires de conflits, règnerait enfin la paix entre des Etats réconciliés ? Entre des peuples copropriétaires d’un destin et d’un espace communs où toutes et tous iraient et viendraient vivre librement leur destin, de Barcelone au Caire et de Gaza à Marseille ? Un rêve…

Il s’est trouvé pourtant un homme pour le mettre en paroles et musique. Le 12 février 2007, le poète lance : « La Méditerranée est pour nous tous un souvenir d’enfance où se mélangent des dieux de l’Egypte et de la Grèce, des chevaliers de croisades, de vieux temples en ruine, des sensations de chaleur sèche, de joie de vivre, des tragédies terrible pleines de sang et de fureur… » Ce Sophocle contemporain ? Nicolas Sarkozy, candidat à ce moment à la présidence de la France, et qui ne doute pas un instant de la hauteur de son destin. Qui se donne donc un objectif à la mesure de son ambition avec son projet d’Union méditerranéenne.  Une idée qui va faire naufrage. Mais tout à ses rêves, le futur élu ne veut pas voir les rochers qui parsèmeront sa route. Ulysse des temps modernes, il estime que les obstacles n’existent  que pour être dépassés.

Pourtant, le lyrisme amphigourique ne fait pas un grand dessein. Une fois élu, Sarko devra bien le constater. L’idée, répétons-le, était pourtant belle : rompre avec « cette violence archaïque que le long travail des civilisations n’a pas réussi à éteindre » promettait l’histrion élyséen. La superbe affaire ! Sauf que, derrière ce salmigondis se dissimulait mal l’agenda caché du président mégalomane. Relancer l’idée, présente de façon centrale au cœur d’un processus lancée en 1995 à Barcelone, d’un grand marché méditerranéen favorable surtout aux entreprises du Nord. Essayer de calmer les ardeurs intégratrices d’une Turquie que Sarkozy ne veut pas voir dans notre très chrétienne Union européenne. Appâter les Etats arabes, échaudés par le soutien de la France sarkozienne à Israël et à sa politique. Le tout sous le signe du big business et dans le plus grand mépris des droits de l’homme… « En caricaturant volontairement les régimes en place et ‘les talibans’ du Maghreb’, en s’affichant avec le président libyen, en ouvrant ostensiblement les bras au président syrien, il légitime les politiques de restriction des droits humaines (…) Les premières victimes de cette pression autoritaires ne sont pas d’hypothétiques talibans, mais bien les sociétés civiles méditerranéennes » (1) constatent l’historien espagnol et l’eurodéputée socialiste Béatrice Patrie (1). Mais tout cela ne reste-t-il pas dans une certaine ligne européenne ?

Sarko décolle

Sauf que le petit Nicolas a franchi une ligne rouge en prétendant faire de toute cette entreprise « sa chose à lui. Oui, à lui, la Méditerranée et son pilotage ; à lui, la Méditerranée entreprise ; à lui, la Méditerranée concurrence » (2). Et qu’au passage, le président en exercice de l’Union européenne considère celle-ci comme parfaitement extérieure à son grand œuvre. « L’Union aura un Conseil de la Méditerranée comme l’Europe, son Conseil de l’Europe » dit-il. En clair, l’UM est appelée à vivre une vie distincte de celle de l’UE, celle-ci étant toutefois appelée à passer à la caisse. Une fois de plus, Sarko a décollé des flots en passant la surmultipliée. Et là, c’en est trop. Les mises en garde des grandes capitales européennes, d’abord Madrid et Rome, se succèdent. Et tombent dans l’oreille d’un sourd. Jusqu’à ce qu’en mars 2008, la chancelière allemande – avec l’appui de la Commission européenne - mette les points sur les « i ». Recalibre au canon de marine la vision de Sarkozy et impose la mise sous tutelle de Bruxelles de tout le processus.

Début juillet, des responsables des différents pays concernés se retrouvaient à Bruxelles pour préparer la grand messe prévue pour le 13 à Paris. Obligée de recadrer ses ambitions, la France a admis un nouvel intitulé : Union pour la Méditerranée (UPM), désormais flanqué de «Partenariat de Barcelone » pour bien indiquer que le président français n’est plus le « primus inter pares » dans tout ce laborieux montage à l’avenir incertain.

L’impasse proche-oriental

Nicolas Sarkozy peut certes se poser pour un temps en « faiseur de paix ». Il s’enorgueillit d’avoir réintégré la Syrie dans le jeu diplomatique et obtenu de celle-ci la promesse de nouer des relations diplomatiques avec le Liban et de mener une mission de bons offices à Téhéran sur le nucléaire iranien. D’avoir réuni, le temps d’un entretien dans sa capitale, le Premier ministre israélien et le président de l’Autorité palestinienne. Mais les choses ont-elles bougé pour autant ?

Concernant les relations israélo-palestiniennes, une des clés essentielles pour toute véritable politique de détente autour de la mer commune, la diplomatie française a pu mesurer  l’âpreté de la route. Il n’y a pas eu de déclaration commune. « Au dernier moment, nous avons échoué », a regretté Bernard Kouchner, sans plus de précision. Chacun a pu observer que la déclaration finale des 43 chefs d’États ne mentionne même pas le droit des Palestiniens à un État, se bornant à soutenir le processus de paix, conformément au processus d’Annapolis. Et quand Nicolas Sarkozy, qui se dit « l’ami » d’Israël et des Palestiniens, ne mentionne même pas dans son intervention le fait que la Cisjordanie est occupée, que la répression se poursuit sous diverses formes ou qu’il ne suggère même pas la levée du blocus de Gaza, Ehoud Olmert et les faucons israéliens n’ont aucune raison de se presser pour conclure une paix.

L’échec de Barcelone

Là n’était d’ailleurs pas l’essentiel. Comme dit plus haut, le Processus de Barcelone (dit Euromed) a désormais pris un autre nom. Pour quoi faire ? Le maître-mot de l’Union européenne reste « libre-échange » entre les deux rives de la grande mer. L’UPM, en l’état, doit s’étendre jusqu’en 2010 avec quelques projets sur la table : luttes contre les aléas climatiques, dépollution de la Méditerranée, agroalimentaire, développement de l’énergie solaire, éducations et échanges culturels… Cette Union « repose sur un principe : combler le fossé entre une Nord plutôt riche et un bassin méditerranéen beaucoup plus pauvre. Et un but : rétablir l’équilibre en assurant un espace de paix et de sécurité, améliorer le dialogue entre les deux rives » a affirmé un des sherpas de Sarkozy. Tels étaient déjà les vœux exprimés en 1995. Mais pour le professeur Bertrand Hervieu, secrétaire général du Centre international d’études agronomiques, basé à Paris,  « Au lieu de
réduire le déficit entre pays du Sud,  l’ancien Processus de Barcelone a eu des effets catastrophiques. L’Europe espérait que l’émergence de classes moyennes allait enrichir et favoriser le développement de l’économie locale. C’est en fait l’importation de produits manufacturés venant du Nord qui a primé. Du coup, les supermarchés ont fleuri dans les plus grandes villes du Maghreb, détruisant les investissements à long terme de type céréaliers au profit de minuscules entreprises de fruits et d’agrumes peu profitables car facilement délocalisables !».

Pour Béatrice Patrie, en tout cas, « Les résultats du partenariat Euromed ont été largement insuffisants. Aussi bien dans ses aspects politiques (développement de la démocratie, respect des droits de l’homme) qu’économiques (zone de libre-échange euro-méditerranéen) ou sociaux et culturels (dialogue des cultures), le bilan du processus de Barcelone est très éloigné des espoirs qu’il avait suscités lors de son lancement. »

Georges Corm,  spécialiste du Moyen-Orient et de la Méditerranée et ancien ministre des Finances du Liban durant les années 1990, en a rappelé utilement l’origine. Réduits à un rôle d’appui à la politique américaine dans la région, l’Union européenne se replie sur le contrôle des migrations et la libéralisation des échanges dans la zone. « L’objectif est clair : faire converger les deux rives de la Méditerranée autour d’institutions homogènes qui établissent l’économie de marché, la libre échange (sauf pour les produits agricoles de la rive sud) et la libre circulation des capitaux (mais non des êtres humains) la gestion rigoureuse des finances publiques, l’indépendance de la banque centrale et l’orthodoxie dans la gestion monétaires. » Bref, imposer les doctrines ultralibérales (3). Si celles-ci s’imposent largement, pour le reste, le processus de Barcelone « n’a atteint ni l’objectif d’un apaisement des conflits, ni celui d’une normalisation entre Israël et ses voisins, clé d’une intégration de l’Etat juif dans son environnement méditerranéen » conclut George Corm.

L’UPM peut-elle mieux répondre aux attentes ? Selon ses promoteurs, un de ses atouts serait la mise en œuvre de projets concrets capables d’emporter l’adhésion des peuples. En fait, elle relance des programmes déjà en cours : dépollution de la mer Méditerranée, autoroutes maritimes, système méditerranéen de protection civile, coopération dans le domaine de la recherche. Seuls le plan de développement de panneaux solaires et la mise en place d’instruments financiers de soutien aux petites et moyennes entreprises (PME) apparaissent comme neufs.

Au-delà du slogan ?

Le projet phare de la dépollution de la Grande Bleue, jugé pierre angulaire de l’UPM de par la nécessité d’associer tous les acteurs méditerranéens n’est que la continuation du plan « Horizon 2020 » lancé en 2005 lors du sommet du 10e anniversaire du processus de Barcelone. Selon une estimation ce programme devrait coûter 2 milliards d’euros, et il n’a pas avancé, faute de fonds disponibles. De la même manière, le programme de protection civile ou d’autoroutes de la mer continueront à butter sur la question du financement, essentiellement européen. Et comme l’a cruellement noté le président algérien Abdelaziz Bouteflika, « ayant bouclé ses équilibres financiers jusqu’en 2013, l’Union européenne ne prévoit pas, à court terme, d’engagements financiers importants. Cette attitude n’est pas sans susciter des interrogations légitimes sur la volonté réelle de l’UE de contribuer de manière décisive à la mise à niveau des pays de la rive sud de la Méditerranée. »

Au vu du caractère libéral des organismes internationaux et des investisseurs privés sollicités, il y a fort à parier que le projet de l’UPM en reste à l’objectif principal du processus de Barcelone, à savoir la création d’un espace de libre-échange (Le groupe Suez, qui se présente comme « un acteur de premier plan » en Méditerranée et affiche un chiffre d’affaires de 16 milliards d’euros dans la région… a déjà exprimé son grand intérêt pour le projet). Dans ce cadre, une union à égalité de droits des deux rives de la Méditerranée apparaît comme un leurre mais les grands groupes transnationaux se pourlèchent déjà les babines.

Au demeurant, rapprocher les deux rives de la Méditerranée apparaîtrait comme un insupportable slogan si on ne remettait pas en cause l’Europe forteresse, dont la présidence française de l’UE veut renforcer les remparts. Immigration choisie, durcissement des conditions de rétention et des interdictions de séjour. La multiplication des mesures répressives, s’ajoutant à l’insuffisance des efforts en matière de coopération pour le développement en Afrique, risque d’avoir comme conséquences une augmentation des tentatives désespérées, et la Méditerranée continuera de charrier des corps sans vie sur les plages européennes.

1. « Union pour la Méditerranée, étrange projet ». Libération, le 26 juin 2008.
2. « Le naufrage de l’Union pour la Méditerranée ». Marianne, n° daté du 5 au 11 juillet 2008.
3. « Foire d’empoigne autour de la Méditerranée », Le Monde diplomatique, juillet 2008.

Parlons immigration

Le Parlement de Strasbourg a adopté, le 18 juin dernier, la « directive de la honte », qui autorise les États européens à détenir jusqu’à dix-huit mois un immigré au seul motif qu’il réside de manière irrégulière sur leur territoire. Dans la foulée, un « pacte sur l’immigration et l’asile », enfanté par Nicolas Sarkozy, vise notamment à officialiser à l’échelle européenne la « politique d’immigration choisie », « en fonction des besoins du marché du travail ». L’immigration familiale doit être « mieux régulée ». Ce document, adopté par les ministres de l’Intérieur de l’UE le 7 juillet, prévoit une limitation des régularisations, et érige en principe les reconduites à la frontière. Par ailleurs, le rôle de l’agence Frontex qui contrôle les frontières de l’Union européenne doit  être renforcé.

Cette restriction du droit d’asile en vigueur ces dernières années conduit de nombreux ressortissants de pays africains à rejoindre l’UE en rémunérant des passeurs, au péril de leur vie. Selon l’ONG Fortress Europe, au cours du seul mois de juin, 185 personnes ont trouvé la mort au large des côtes européennes. Au total, ce sont plusieurs milliers de réfugiés qui perdent la vie tous les ans dans la mer Méditerranée.
Pourtant, seule une minorité des réfugiés parviennent en Europe. Le rapport 2007 du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR), publié en juin dernier, établit que 80 % des réfugiés restent dans leur région d’origine et que 83 % des réfugiés africains restent sur le continent. Le premier pays d’accueil est le Pakistan, loin devant avec 2,3 millions de réfugiés. La Syrie étant deuxième avec 1,5 million. Le premier pays européen est l’Allemagne, en quatrième position, avec 578 900 réfugiés. Le Royaume-Uni, deuxième pays européen en termes d’accueil, n’est que 8e avec 300 000 réfugiés.


Commentaires

  • …Etre de gauche c'est énoncer un flot de merveilleux principes et… faire le ontraire. C'est faire rêver les gens au grand soir de la solidarité et pis se payer des montres comme Julien Dray, se positionner en petite mère des peuples comme Ségoreine, piquer dans la caisse comme AM Lizin, ne pas seulement en trouver un pour racheter les autres… Je serai d egauche le jour où les socialistes auront disparu et où la gauche sera intelligente et honnête et non pas intello et malhonnête sur tous les plans… Je serai de gauche le jour où la gauche cessera de mentir aux gens et s'occupera en priorité des plus démunis: les SDF d'abord et pas les fonctionnaires planqués et nantis. Je serai de gauche le jour où la démagogie et la bienpensance angélique ne sera plus au programme.
    Mais ça, pouvez vous seulement le comprendre? Vous croyez en votre religion… Quelque part vous êtes tous honnêtes mais trop illuminés par la grâce idéologique pour comprendre!
    Bardaf

  • Monsieur,
    J'ai lu votre commentaire sur "Nouvelles" à propos de la gauche. Je ne fais pas partie de la gauche institutionnelle. Je ne fréquente ni Dray, ni Royal ni Lizin. Toute ma vie, j'ai combattu dans ma commune en tant qu'élu les abus les plus divers. Je fais partie de la gauche radicale qui a toujours été aux côtés des plus démunis. La sociale-démocratie ou plutôt le social-libéralisme ne fait pas partie de la gauche.
    Pourquoi ne parlez-vous pas aussi de ceux qui n'ont pas de sentiments, qui détournent des milliards d'euros (voir le crise financière) ou qui comme Reynders vont faire payer, à nous petits citoyens, les conséquences de ces détournements sans pareils de fonds privés.
    Critiquez donc les deux et vous serez logique avec vous-même.
    Bien à vous
    Robert TANGRE
    Conseiller communal de L'Union Communale Progressiste et Wallonnne depuis 20 ans à Courcelles

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