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19/06/2008

Nouvelles n° 121 ( 3 ème partie)

Dorénavant, nous mettrons un texte en ligne au maximum tous les deux jours.


UN BIEN SINISTRE RAPPEL D’UNE NAQBA QUI DURE DEPUIS 60 ANNEES !

Naqba

Tous ceux qui s’informent correctement sur la véritable situation qu’endurent les Palestiniens sentaient que des choses graves se préparaient. Particulièrement, dans le désormais Camp d’extermination de Gaza… Après le sommet du vaudeville d’Annapolis, après l’argent récolté pour la Palestine au cirque de l’Elysée, et plus récemment lors de la visite du voyou texan dans la région où il a fallu supporter les images habituelles des gesticulations et grimaces des responsables de tous bords – ces éminences complices – l’on peut aujourd’hui mieux apprécier les prémices de dialogue qu’entend mener le gouvernement israélien pour la création de l’Etat palestinien… et surtout mieux comprendre les réserves qu’émettait le cabinet d’Ehud Olmert quant à la possibilité de voir éclore l’Etat palestinien à la fin de cette année…

Le ministre de la Défense, Ehud Barak n’a pu se retenir plus longtemps et a fini par laisser libre cours à ce qui le démangeait depuis plusieurs semaines déjà… Il n’était plus un secret que ce dernier piaffait d’impatience pour infliger aux Palestiniens qui ont décidément la mémoire bien courte, la leçon qu’ils méritent pour leurs tirs de roquettes Qassam sur Sdérot et maintenant sur Ashkelon…

L’Etat major israélien sait pertinemment que la résistance de Gaza ne pourra prétendre à la même déroute de Tsahal que lors de la guerre menée au Liban en juillet 2006… et qu’une revanche est donc possible dans ce lambeau de terre désolée. Il n’y avait dès lors aucune raison de se retenir dans les moyens déployés pour infliger des souffrances collectives à ces populations rebelles !

Vieillards, malades, femmes, enfants et nourrissons compris… toute chair est bonne à prendre pour les feux de Tsahal. Dans la foulée, cela permet au ministre de la Défense – celui-là même qui lors de l’opération Remparts d’avril 2002 encourageait A. Sharon de frapper encore plus loin et encore plus fort – d’étaler sa criminelle détermination. Et donc, peu importe que pour chaque roquette artisanale qui ne fait que bien peu de victimes, l’armée israélienne se « lâche » d’une manière totalement disproportionnée sur des quartiers densément peuplés de Gaza. Depuis le début de la seconde Intifada en septembre 2000, le gouvernement israélien a eu tout le loisir d’apprendre que nos hypocrites Etats ne bougeront pas… et que demain, après les réserves d’usage émises par une diplomatie fangeuse, ces mêmes éminences se retrouveront à se taper sur l’épaule, signer des contrats, et même s’embrasser pour certains…

Voir les Israéliens paniqués et fuir comme des fourmis au son des sirènes d’alerte aura au moins comme avantage d’avoir montré ce que les Palestiniens endurent depuis des décennies sans que la Communauté internationale ne se soit jamais inquiétée de cet état de faits. Mais, faut-il préciser que ceux-là ne sont que des populations arabes…

Pour ceux qui refusent de voir la réalité telle qu’elle éclate pourtant sous leurs yeux ; pour ceux qui refusent de la qualifier des noms divers qu’elle revêt ; pour ceux qui s’obstinent à excuser l’Etat israélien en justifiant son droit à se défendre quand depuis toujours il est l’occupant ; pour ceux qui considèrent que derrière chaque Palestinien se cache un terroriste quand il s’agit de résistants en lutte contre une armée suréquipée ; pour ceux qui pensent encore que nos Etats dits « démocratiques » exercent une Justice équitable dans les affaires du monde ; pour tous ceux-là et pour les autres aussi, il est temps de se lever pour dénoncer ce qui s’avère bien être une nouvelle fois un Crime de guerre et un Crime contre l’humanité qu’il conviendra de juger. En attendant quoi, chacun d’entre nous se doit de boycotter par tous les moyens possibles cet Etat assassin qui ne se bâtit que sur le sang d’innocents.

Daniel Vanhove - Observateur civil


La boîte de Pandore ?

indépendance-unilatérale

Le cas du Kosovo, qui vient de proclamer unilatéralement son indépendance de la Serbie, est tellement unique qu'il ne peut créer de précédent, martèlent les partisans de l'émancipation du territoire albanophone. Or, « si tant de gens répètent à l'envi que c'est un cas unique, tout à fait spécial, qui ne peut être considéré comme créant un précédent, c'est que justement si, ça crée un précédent », estime Spyros Economides, spécialiste des relations internationales à la London School of Economics. Ainsi, dit-il, les pays occidentaux, pour la plupart, se sont empressés de reconnaître l'indépendance du Kosovo, les capacités de riposte de Belgrade étant plus que limitées, mais se gardent bien de se prononcer sur la Tchéchénie ou le Kurdistan, de crainte de provoquer la colère de la Russie ou de la Turquie.

Il y a neuf ans, s'appuyant sur un principe d'ingérence humanitaire, les bombardiers de l'Otan sont intervenus contre les Serbes pour venir en aide, dans les faits, aux séparatistes kosovars. Neuf ans plus tard, ceux-ci ont ce qu'ils voulaient, l'indépendance du Kosovo. « Pour ce qui est du Kosovo, on assiste à un conflit entre deux principes de base du droit international, celui de l'intégrité territoriale des Etats et celui du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes », déclare Sabine Freizer, qui dirige le programme Europe au sein de l'International Crisis Group.

L'annonce de l'indépendance du Kosovo a fait naître de grands espoirs parmi les mouvements séparatistes en lutte à travers le monde, depuis les montagnes du Caucase jusqu'aux déserts de la Corne de l'Afrique. Pour Spyros Economides, c'est une véritable « boîte de Pandore » qui a été ouverte et il y a un risque de voir des pays reconnaître des Etats sécessionnistes pour déstabiliser leurs voisins. La Russie pourrait agir ainsi envers la Géorgie.

Maurice Magis

Kosovo : Indépendance à haut risque

Kosovo




Les dirigeants albanophones du Kosovo ont proclamé l’indépendance de cette province serbe. Le statu quo en vigueur depuis les bombardements de l’OTAN de 1999 est ainsi rompu. Avec quelles conséquences pour les Balkans ?
MAURICE MAGIS


L’indépendance, soit. Il n’empêche. La transition annoncée risque de sembler amère aux habitants du Kosovo. Le nouveau statut proclamé, fêté dans la liesse par les Albanais et subi dans l’angoisse par les Serbes, ne sera-t-il pas essentiellement symbolique ? D’une part, les institutions du pays resteront contrôlées par la « communauté internationale », sa sécurité assurée par les 20 000 soldats de la KFOR, la force de l’OTAN, toujours présente sur le territoire. Le contrôle des frontières sera confié à la KFOR et à des forces de police internationales sous mandat européen, la mission Eulex. Mais qui assurera des conditions de vie décentes à ce territoire qui compte parmi les plus pauvres du continent ? Où le taux de chômage touche 60% de la population active, où 60% des habitants ont moins de 20 ans ? Qui ne produit pratiquement plus rien depuis des années ? Et l’indépendance ne fera pas renoncer les Serbes à leurs droits de propriété sur les entreprises qu’ils contrôlent, ce qui laisse deviner des longs litiges devant les tribunaux internationaux.

Avant même la déclaration d’indépendance, la Serbie avait annoncé des mesures de rétorsion. Elle a d’emblée décidé de rappeler ses ambassadeurs des pays qui, en cascade, ont choisi de se substituer à l’ONU en entérinant l’unilatéralisme des chefs politiques kosovars. Le ministre des affaires étrangères serbe, Vuk Jeremic, a promis que son pays continuerait à « se battre bec et ongles diplomatiquement et politiquement sur chaque forum contre cette décision illégitime ». Tout comme Belgrade, le Conseil national  serbe du Kosovo et Metohija, dans le nord de la province, a considéré comme nulle et non avenue la sécession décrétée à Pristina. Milices, groupes paramilitaires et mafias pullulent dans les deux camps, entretenant un climat de haute tension. Que deviendront les enclaves serbes du Kosovo où sont en place depuis des années des institutions parallèles et tentées par une partition de fait?

Mais qu’en diront les Albanais qui réclament l’établissement de la souveraineté effective de Pristina sur la zone nord, quitte à ce que celle-ci vive un exode de sa population serbe ? Les Kosovars accepteront-ils la souveraineté contrôlée qui leur est offerte ? Depuis les émeutes de mars 2004, les missions internationales au Kosovo craignaient l’explosion d’une nouvelle bouffée de colère dont elles auraient été les cibles directes. Et, de toute manière, l’indépendance ne suffira pas à désamorcer la crise sociale qui fragilise le Kosovo.

Tensions internes

On le voit, bien des questions sont sans réponse, qui concernent tant l’avenir de ce territoire que la région tout entière. Dans la vallée de Presevo, au sud de la Serbie, 100 000 albanophones vivent dans ce qu’ils appellent le Kosovo oriental. En 2001, des combats y avaient opposés des groupes armés aux forces de Belgrade. On peut supposer que cette enclave sera désormais placée sous haute surveillance.

Mais d’autres pays voisins sont concernés. Si le gouvernement macédonien a déclaré qu’il reconnaîtrait le nouvel État, c’est parce que les partis albanais du pays sont nécessaires à la stabilité du pays depuis les accords d’Ohrid.  Par ceux-ci, le 13 août 2001, et après de sanglants conflits interethniques, ont fait le choix, fragile, de participer aux institutions politiques macédoniennes en échange d’une décentralisation administrative et d’une réforme institutionnelle garantissant en partie la prise en compte des revendications culturelles et politiques de la minorité albanaise. Si l’unification de toutes les régions où vivent des Albanais ne semble pas être à l’ordre du jour, la question d’une nation albanaise transfrontalière n’est toutefois pas définitivement close en cas d’une résurgence des tensions.

D’autre part, la Bosnie-Herzégovine, toujours sous administration internationale, est divisée en deux entités « ethniquement » homogènes, la Republika Srpska et la Fédération croato-bosniaque, qui n’ont cessé de s’affronter  depuis la signature des accords de paix de Dayton, en 1995. La réforme de l’État y reste au point mort et le premier ministre de la Republika Srpska, Milorad Dodik, a dit et répété qu’il organiserait un référendum d’autodétermination en cas de sécession du Kosovo. Dans l’immédiat, la Bosnie-Herzégovine n’envisage pas de reconnaître l’indépendance du Kosovo pour ne pas enflammer ses tensions internes.

L’UE divisée

Selon les dirigeants de Pristina, l’indépendance est la conclusion logique d’un long processus négocié avec les grandes puissances. C’est là, à tout le moins, une version allégée de l’histoire. Les « négociations » menées depuis deux ans entre le gouvernement serbe et les autorités albanophones ont tenu du dialogue de sourds. « D’entrée de jeu, les Etats-Unis avaient fixé les règles, en déclarant que l’issue — l’indépendance — était inéluctable. Alors que cette option était et demeure inacceptable pour Belgrade, aucune tentative réelle de dégager un compromis n’a jamais été entreprise. Pour sa part, la Serbie avait fondé toute sa stratégie sur le soutien de la Russie et sur les principes du droit international, réclamant le respect de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui reconnaît « la souveraineté serbe sur le Kosovo(1). »

Aujourd’hui, l’Union européenne s’est divisée. Si la plupart des capitales, dont Bruxelles, Londres, Paris ou Berlin, ont confirmé leur appui à la sécession, l’Espagne, la Grèce, la Roumanie, la Slovaquie, la Bulgarie et Chypre ont exprimé de fortes réticences, sinon de l'hostilité, à l'égard de cette évolution. L'indépendance du Kosovo est "juridiquement nulle", constitue "une violation de l'intégrité territoriale" de la Serbie, et Chypre ne la reconnaîtra "jamais", a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Erato Kozakou-Marcoullis. Le président roumain, Traian Basescu, y voit, lui, un acte "illégal".  Pour sa part, « le gouvernement espagnol ne reconnaîtra pas l’acte unilatéral, proclamé  par le Parlement du Kosovo. […] Nous ne le reconnaîtrons pas car nous considérons qu’il ne respecte pas le droit international » a conclu le ministre des Affaires étrangères, Miguel-Angel Moratinos

Comme le président serbe, tous craignent un précédent dangereux. Selon Boris Tadic: « Il y a des dizaines d'autres Kosovo à travers le monde qui attendent que l'acte de sécession de celui-ci devienne réalité et établisse une norme acceptable. » « Je vous avertis très sérieusement du danger d'escalade de nombreux conflits existants, du réveil de conflits dormants et de l'instigation de nouveaux conflits », a-t-il lancé devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Quant à la Russie, elle n’a cessé de mettre en garde sur les conséquences de la question kosovare dans les territoires sécessionnistes du Caucase et en Transnistrie moldave.

Si la Serbie a exclu toute action militaire  - à moins que la situation ne dégénère -, elle a menacé d’appliquer un embargo sur le Kosovo, qui pourrait avoir de très lourdes conséquences : le territoire est largement tributaire de Belgrade pour son approvisionnement énergétique, alors qu’il vit déjà au rythme d’incessantes coupures de courant. Le Kosovo ne manquera pas de faire les affaires des contrebandiers. Déjà, comme l’a noté Le Monde diplomatique, «Sur le plan économique, le Kosovo a virtuellement renoncé à toute activité productive. Les entreprises de la région ne fonctionnent plus depuis longtemps, et l’économie du territoire ne repose que sur le commerce et les services (…) Le Kosovo est également engagé dans une forme particulière de ‘mondialisation’, celle des migrations de travail. Les apports financiers des centaines de milliers d’Albanais de la diaspora, établis en Suisse, en Allemagne, dans les pays scandinaves, en Belgique ou aux Etats-Unis sont vitaux pour le Kosovo.  (…) chaque mois, 40 000 jeunes fêtent leur dix-huitième anniversaire sans avoir presque aucune possibilité de construire leur vie dans leur pays(2). »

Le droit bafoué

Quoi qu’il en soit, c’est une fois de plus le droit international qui est bafoué dans cette affaire. Durant les années 1990, les Balkans ont subi de terribles conflits, consécutifs à la dissolution de la Yougoslavie et qui ont culminé avec le bombardement de la Serbie par l’OTAN en 1999. Ainsi l’Europe expérimentait-elle sur son sol les effets du « Nouvel ordre mondial » cher aux dirigeants de Washington. Il a fallu trois mois de destructions, la mort de nombreux civils et de lourds dégâts environnementaux pour qu’une résolution (la « 1244/99) soit approuvée par le Conseil de sécurité de l’ONU. Ce texte autorisait le déploiement d’une force de l’OTAN et d’une mission de l’ONU. S’il consacrait, de fait, la perte de contrôle de la Serbie sur le Kosovo, il confirmait toutefois formellement l’inviolabilité des frontières serbes. Il était question également de permettre au Kosovo d’atteindre des standards démocratiques avant de renégocier son statut final.  On en est loin et l’ONU vit un drôle d’imbroglio. Appuyée par la Russie - et dans une moindre mesure par la Chine au regard tourné vers Taïwan -, la Serbie réclame de l’ONU, qu’elle respecte sa propre résolution (la 1244) qui reconnaît l’appartenance du Kosovo à la Yougoslavie (à l’époque, la Fédération de Serbie et Monténégro). C’est en se référant à ce texte que Serbes et Russes demandent à l’ONU de déclarer l’indépendance du Kosovo « illégale ».

L’année dernière,  l’ONU avait chargé, Martti Ahtisaari, d’élaborer, avec les parties intéressées, un plan pour l’avenir du Kosovo. À l’issue de longs mois de négociations aussi intensives qu’infructueuses entre Serbes et Kosovars tout au long de 2007, l’ancien président finlandais, constatant l’impossibilité d’un accord,  a finalement remis un plan préconisant « une indépendance sous supervision internationale (en clair, de l’Union européenne - NDLR) ». Ce plan inclut un volet sur l’obligation du « respect des minorités » et de leur « autonomie ». Mais il n’a jamais été approuvé et jusqu’à une révision de la « 1244 » – ce qui exigerait un consensus en l’instant peu probable au Conseil de sécurité - la résolution de 1999 est toujours « valide », a dû admettre le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, et constitue encore « le cadre légal de la mission des Nations unies au Kosovo ».

En dépit des déclarations officielles sur la nécessité de voir se mettre en place un Kosovo multiethnique et multiculturel, les faits sur le terrain témoigne d’une bien triste réalité. La criminalité et la corruption prospèrent, la réconciliation entre les communautés demeure un vain mot. La province, étranglée par la rigueur budgétaire, transformée en mini-zone de libre échange, soumise aux financements privés, est sous fragile perfusion. Au plan international, une fois de plus, c’est la règle assassine du « deux poids, deux mesures » qui s’impose, portée par une série d’apprentis-sorciers. Comme George Bush, bien plus impatient à « régler » au plus vite l’affaire du Kosovo qu’à aider à créer un Etat palestinien indépendant. Mais Yasser Abed Rabbo, conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas, a estimé  que les Palestiniens devraient envisager de proclamer unilatéralement leur indépendance, à l'image du Kosovo, si leurs négociations de paix avec Israël continuent de piétiner.

1. « Kosovo : l’indépendance et après » Le 17 février 2008,
sur le site du Monde diplomatique.
2. Ibidem


Démocratie à Cuba : aller au-delà des clichés

Par Pierre Eyben

FidelCastro


La récente confirmation de la non candidature de Fidel Castro pour la présidence du Conseil d’Etat et comme commandant suprême de l’armée cubaine est l’occasion d’une certaine agitation chez nous. Pas plus tard que ce matin, un chroniqueur de la RTBF radio s’est fendu d’une petite phrase dans laquelle il associait les noms de Fidel Castro et d’Adolf Hitler.

Symptomatique.

Je ne considère pas le système cubain comme un modèle absolu de démocratie mais je trouve l’information reçue suffocante. Questionnons les fonctionnements démocratiques ... mais questionnons les partout et sur base de faits.

Je n’ai pas le temps d’aborder ici et avec suffisamment de rigueur ce thème foisonnant qu’est la démocratie, thème que l’on aimerait voir débattu avec autant de ferveur en ce qui concerne "notre société" alors nombre de nos droits démocratiques sont mis à mal (lutte contre le "terrorisme, vidéosurveillance,...). Toutefois, vu l’actualité cubaine, il m’a semblé utile de donner quelques chiffres afin de nourrir la réflexion de chacun sur ce qui se passe à Cuba et la façon dont cela est relayé par nos médias.

Le nouveau Parlement cubain, a été élu lors d’élections auxquelles la très grande majorité de la population cubaine a participé. Plus de 95% des électeurs se sont rendus aux urnes, ceci alors que le vote n’est pas obligatoire à Cuba. A titre de comparaison, aux Etats Unis, ils sont aux alentours de 30% à voter lors des divers scrutins, en France 50%. Chez nous, le vote est obligatoire mais l’abstention croissante.

La composition du Parlement cubain est avec 42% de femmes (ce qui place Cuba à la 6ème place au niveau mondial looooiiiinnnnn devant la Belgique de papa), 29% de travailleurs, 61 % de parlementaires nés après la révolution, 63% de nouveaux et un âge moyen de presque 50 ans, un bon reflet de la société cubaine.

Chez nous on compte environ 1% de travailleurs sans diplôme supérieur au Parlement et le nombre de néophytes est très faible.

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