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"Affaires" de Charleroi: dans l'ombre de la Loge? - 1369 quartiers touchés - Des tentes depuis la canal St Martin à Paris jusqu'à la Sambre - La Pooste belge va fermer 275 bureaux - Les futurs propriétaires endettés à vie - Cocorico, l'économie belge...

 

ON EN PARLE A CHARLEROI

 

Charleroi

Début janvier 2007, Progrès et Culture accueillait le journaliste carolo, Didier Albin pour la présentation de son livre «  Charleroi : le séisme » à l’occasion de son apéritif - rencontre mensuel.  Nous reproduisons ci-dessous l’article que le Journal du Mardi a rédigé sur le sujet.

 

«Affaires» de Charleroi: dans l’ombre de la Loge?   

par Laurent Arnauts   

                       

Avec tout ce que les médias ont tartiné sur le sujet pendant un an et demi, on pouvait penser qu’on n’ignorait plus rien des turpitudes de la gestion publique carolorégienne. Et bien, on se trompait. Dans un livre paru aux éditions Luc Pire, le journaliste Didier Albin ne se contente pas d’égrener, avec la méticulosité d’un enquêteur mais aussi un franc-parler qui n’épargne personne, le déroulement de ce drame politique dont les différents actes se suivent et se ressemblent. Il raconte ce qu’il a observé dans les coulisses. Et c’est ainsi que son ouvrage – « Le séisme » - mérite doublement son nom, puisqu’il lève un tabou auquel personne jusqu’ici n’avait osé ou voulu s’attaquer : le rôle occulte joué par des réseaux francs-maçons locaux dans l’estompement de la norme généralisé à Charleroi.

Des liens qui transcendent les clivages politiques et qui expliquent, selon l’auteur, bien des choses (*).

                        

Entretien et extraits.

 

Les dérives dans la gestion publique à Charleroi que vous décrivez ne sont pas récentes. Comment expliquer cette omerta qui semble avoir régné si longtemps?

 

Trois choses ont changé à Charleroi, qui ont mené à la révélation des "affaires" que nous connaissons depuis un peu plus d'un an. D'abord, l'arrivée d'un nouveau Procureur du Roi, Christian De Valkeneer, qui n'accepte pas l'idée qu'un corrupteur puisse exister sans corrompu, et vice-versa. Pour son prédécesseur, Thierry Marchandise, il était possible de poursuivre un corrupteur sans aucunement inquiéter la ou les personnes qui s'étaient laissées corrompre. Le deuxième facteur, c'est une presse qui se réveille, alors qu'elle avait longtemps servi la soupe au pouvoir. Elle décide de travailler tout à fait autrement, de devenir proactive plutôt que réactive. Et pour la première fois on obtiendra des preuves, ce qui va encourager des journalistes à avancer, plutôt que d'attendre que des éléments leur arrivent. Cela va encourager une série de gens qui sont déçus ou désespérés de voir ce qui se passe à Charleroi, et des faits sous-jaçents et connus depuis de nombreuses années, mais sans preuve ni témoignages, vont être dénoncés. Le troisième événement, c'est l'étoile de Jean-Claude Van Cauwenberghe qui s'éteint progressivement, de même que celle d'une série de collaborateurs de sa génération. Avec, derrière, une jeune génération qui en a un peu marre de ces pratiques

 bien installée.

 

Vous avez pour la première fois révélé clairement autre facteur: des réseaux francs-maçons...

 

Effectivement, tout cela s'est déroulé sur un fond de franc-maçonnerie. Même si cela existe ailleurs aussi je crois - j'en suis même convaincu - à Charleroi c'était plus visible. Lorsqu'on regarde la ville à travers le "filtre" maçonnique, beaucoup de choses a priori inexplicables deviennent claires. Pourquoi deux personnes qui s'entendaient bien ne s'entendent plus sans raison apparente, pourquoi un marché est attribué un tel plutôt qu'à tel autre, pourquoi une amitié contre nature politiquement se noue et persiste dans la durée... Si vous disposez des listes de membres de la "Loge de la Charité", vous comprenez mieux.

 

Lorsque vous avez évoqué cela au cours de l'émission "Mise au point" dimanche dernier, il y a eu quelques secondes de silence de mort... c'est donc tabou

 

Sur le plateau il n'y a pas eu de réponse effectivement, juste un grand silence. Et après l'émission on est venu me dire que "tout le monde sait ça", "ce n'est pas un scoop", etc. Mais tout le monde a beau le savoir, cela n'a jamais été exprimé. Il y a donc un vrai malaise derrière tout cela. Il est vraiment temps de crever cet abcès. Car derrière tout ce qui se "décide" à l'Union socialiste de Charleroi" (l'USC), il y a une autre instance qui est beaucoup plus puissante, cette fameuse "Loge de la Charité" dans laquelle des hommes politiques, des magistrats, des hommes d'affaires, des entrepreneurs décident un peu ce qui est "bon" pour les

carolos, depuis des années. Il est temps de briser cette chape-là, et de dire que les chose doivent changer là aussi. Ce n'est pas du tout entamer une chasse aux sorcières que de faire ça, comme cela a pu être dit, c'est seulement enlever cet écran de fumée qui empêche la transparence dans toute une série de dossiers.

 

C'est tout de même très grave, puisque cela signifie qu'il y a un facteur qui peut expliquer comment ce système a pu fonctionner et prospérer en toute impunité! Donc pas seulement les corrupteurs et les corrompus, mais aussi ceux qui étaient censés les contrôler: la justice, les médias, l'opposition peut-être?

 

Oui, il y a des gens des médias aussi, évidemment, bien que pour des raisons de respect de la vie privée je ne les nomme pas clairement dans mon livre. Ces gens occupent vraiment des positions stratégiques dans tous les lieux de pouvoir et d'influence. Et c'est ainsi qu'on arrive à tenir une ville... Bien sûr il y a des membres très respectables dans cette loge, mais il y a donc aussi des affairistes qui ne pensent qu'à s'enrichir et à profiter de la situation en nouant des accords dans le dos de tout le monde. Et donc on décidé là-bas des choses qui sont ensuite avalisées à l'US puis par le Collège communal, puis enfin par le Conseil communal.

 

Comment avez-vous pu vaincre cette omerta, cette loi du silence, dans votre enquête?

 

Il y avait des gens qui en avaient vraiment marre et qui m'ont fait confiance, à moi qui suis sur le terrain depuis une quinzaine d'années. J'ai toujours recoupé mes informations, de façon loyale, et je pense que c'est cette loyauté qui m'a ouvert des portes et m'a peut-être permis d'obtenir des confidences que d'autres n'ont pu obtenir. Mais maintenant, peut-être que des gens vont regretter de m'avoir parlé...

 

Il y a des francs-maçons parmi eux?

 

Oui, bien sûr. J'ai pu puiser mes informations à la source, on a pu parler clairement de franc-maçonnerie et de ce qui se passait à la Loge. Olivier Chastel a divulgué le second rapport d'audit mettant en cause de l'échevin Claude Despiegeleer, mais le premier, celui qui l'a vraiment envoyé en prison et est la cause de tous ses ennuis, est venu d'un autre franc-maçon, Alain Rozenoer. Despiegeleer pensait pouvoir lui faire confiance parce qu'il était un frère, malgré qu'il ne soit pas membre de la loge carolorégienne. Il pensait que c'était plus fort que la politique, que le respect de la hiérarchie ou la loyauté à une institution. Il s'est trompé.

 

Et qu'en est-il actuellement? On a dit que la nouvelle coalition qui va dorénavant gérer Charleroi aurait également été constituée en Loge...

 

Cela je ne crois pas. Je crois que c'est surtout l'envie de Jean-Claude Van Cauwenberghe de jouer un mauvais tour à son président de parti Elio Di Rupo. En négociant dans son dos, le soir du 8 octobre, une alliance avec le CDH et le MR, son intention est que Di Rupo l'apprenne par les médias. Mais il n'y parvient pas, parce que la présidente du CDH, Joëlle Milquet, s'étonne auprès de Di Rupo qu'il accepte de faire rentrer au collège échevinal cet Olivier Chastel qui est la cause de tous ses malheurs. Il passe donc à coté de cette petite revanche.

 

« Despi » trahi par un frère

 

ClaudeDespiegheleerPS

Toutes les conditions sont en place. Il ne manque que la bombe. C’est le jeudi 15 septembre 2005 qu’elle explose sur les ondes de Vivacité. Christine Borowiak s’est procuré le rapport qui tue, celui de 2002. Elle en lit des extraits. Cette fois, Chastel n’y est pour rien. Quelqu’un d’autre a renseigné la journaliste. Qui veut la peau des échevins? La question ne se pose pas en ces termes. Il faut plutôt se demander qui sait où se procurer le rapport, tenu secret depuis trois ans. Despi a mis le temps pour comprendre. C’était évident, bien sûr. Mais tellement difficile à admettre. Alain l’avait trahi. Alain Rosenoer.Son ami à la Société wallonne du logement dont il avait été administrateur. Son camarade socialiste. «Mon frère franc-maçon.»

 

Despiegeleer avait trouvé dans ses activités maçonniques une forme d’élévation intellectuelle. Pour cet ancien agent des chemins de fer entré au cabinet de Van Cau, c’était aussi un signe de reconnaissance. Une compensation à un manque de considération. La loge La Charité, dont le temple se trouve au centre de Charleroi, accueille du beau linge: magistrats, avocats, hommes d’affaires, entrepreneurs, fonctionnaires, politiques. On y retrouve des gens d’un peu tous les cercles d’influence et de pouvoir. L’entrée ne fut pas simple pour Claude Despiegeleer. Il en garde un souvenir amer. Il voulait y rejoindre son ami. Mais c’est de la souffrance qu’il exprime vis-à-vis de l’attitude de ses frères après l’affaire de la Carolo. «Un abandon.» La plupart ont fait une croix sur lui. Il est convaincu qu’ils lui ont fait payer son manque d’assiduité et de présence. Des procédures de conciliation ont beau être en cours afin de recoller les morceaux. Quelque chose s’est cassé en lui. Quelque chose de profond. «On ne

réparera jamais ça.»

 

Les activités de la Loge sont secrètes. La liste de ses 150 membres aussi. «On s’y rend beaucoup de services.» Si bien qu’à leur lumière, on comprend bien des incohérences ou des mystères de l’actualité: opportunités économiques, coups bas et complicités politiques, promotions... Le petit monde de Van Cau s’y retrouve: les hommes qu’il a placés à la tête des

institutions stratégiques de Charleroi, de proches collaborateurs. Il y a aussi des managers comme cet administrateur de la Comase dont la société va travailler à l’audit général pour la Société wallonne du logement, avant de se voir confier très opportunément celui de l’ICDI. Le réviseur chargé de la vérification des comptes de grosses intercommunales est un frère lui

aussi. La liste compte d’autres noms. C’est au milieu des années nonante qu’Olivier Chastel rejoint la Charité: les duels politiques avec Van Cau vont donner lieu à des tensions. Mais comme le définit le dictionnaire du diable, un duel n’est jamais que la formalité préliminaire à la réconciliation de deux ennemis. De fait, les procédures activées ont porté leurs fruits. «Une célébration a lieu en avril», selon Le Soir. «Aujourd’hui, nos rapports sont redevenus excellents», confirme Van Cauwenberghe.

 


1.369 quartiers touchés …

squat

 

Vaste étude sur les populations en situation difficile en Belgique :

 

La Belgique compte 1.369 quartiers dont la population vit en difficulté. Ils représentent 1,7 millions d’habitants ! C’est ce qui ressort d’une étude universitaire dévoilée par le Ministre fédéral en charge de la Politique des grandes villes, Christian Dupont (PS).

Pour aboutir au constat, les chercheurs ont scruté 17 régions urbaines. Côté francophone, Bruxelles, Charleroi, Liège, La Louvière, Mons, Namur, Tournai et Verviers ont été passées au crible.

Logement, santé, emploi, scolarité, accès à Internet, possession d’une voiture … Au total, 22 variables ont ensuite servi à analyser la pauvreté des habitants dans différents quartiers de ces régions. Il en ressort que 1.369 sont en difficulté, ce qui représente 1,7 millions d’habitants !

 

Bruxelles arrive sans surprise en tête, avec 295 quartiers (503.500 habitants) en difficulté. C’est explicable par l’exode d’une certaine bourgeoisie vers la périphérie de la ville. C’est là qu’on trouve le plus d’immigrés en grande difficulté. L’effort de rénovation de certains quartiers s’y fait toutefois lentement sentir.

 

Charleroi est deuxième, avec 274 quartiers (258.000 habitants). La région est qualifiée par l’étude de « l’une des plus problématiques », avec des « soucis de revenus, santé et chômage très ancrés ». On y observe des pics de ménages sans revenus, mais aussi de quartiers à forte présence d’étrangers venant de pays pauvres.

 

Liège arrive juste après, avec 267 quartiers (281.000 habitants). Universitaires et bourgeois restent assez présents au centre-ville, mais ils cohabitent avec nombre d’isolés et de logements vides.  Les plus précarisés se trouvent dans les quartiers anciens. C’est à Liège qu’on trouve le plus de Belges en difficulté.

 

Mons est quatrième, avec 140 quartiers (136.000 habitants). Les problèmes d’emploi sont « très présents » à Quaregnon, Frameries, Colfontaine, Boussu et Dour. Les logements sont anciens, peu rénovés et de mauvaise qualité.

 

A La Louvière – 102 quartiers (97.000 habitants), la situation est en « légère amélioration ». Les cités sociales de La Louvière, Morlanwelz ou Chapelle-lez-Herlaimont restent en grande difficulté

 

Verviers – 36 quartiers (38.500 habitants) – concentre ses problèmes dans la vieille zone industrielle. La situation « s’aggrave » là où logent des immigrés issus de pays pauvres « avec des problèmes aigus de qualification, d’emploi et d’émergence de phénomènes de ghettoïsation ».

 

Namur – 31 quartiers (32.500 habitants)  apparaît prospère, notamment grâce à son absence de passé industriel dont la reconversion plombe nombre de ses rivales. Les plus défavorisés se concentrent dans les faubourgs immédiats, avec un manque criant d’accès aux soins de santé.

 

Tournai – 28 quartiers (25.000 habitants), enfin, est la ville où les contrastes sociaux sont les moins prononcés. Aucun quartier ne comprend, par exemple, de couches massives d’immigrés en situation précaire. Son principal problème reste l’emploi, mais les efforts de rénovation des bâtiments et des espaces publics portent leurs fruits

Christian Carpentier

Dernière Heure 30-11-2006

 

Des tentes, depuis le canal St Martin à Paris jusqu’à la Sambre…

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En soutien à nos amis Français qui - depuis de longs mois et encore actuellement - occupent des  tentes sur les quais de la Seine et du canal Saint-Martin notamment, pour dénoncer  les problèmes de  logement, la situation des sans-abri , des travailleurs précaires à la rue sans oublier les sans–papiers.

 

Nous collectifs,  militants et travailleurs, SDF, chômeurs et bénéficiaires du Revenu d’Intégration Sociale, nous nous joignons à eux. Car en Belgique, à Charleroi comme ailleurs en Wallonie, à Bruxelles, en Flandre, nous subissons le même sort : le manque de logements salubres à loyer abordable, les pertes d’emplois et de revenus, le chômage, l’exclusion, la détérioration de la santé, etc…. Bref la dégringolade et la longue déglingue.

 

A Charleroi comme dans d’autres grandes villes, la réponse apportée se résume le plus souvent à l’urgence (centre d’accueil, hébergements). Solutions nécessaires mais bien insuffisantes. Insuffisantes, d’abord parce l’augmentation du nombre de places se fait attendre, laissant certains sur le carreau. Insuffisantes, ensuite parce que qui peut imaginer qu’une gestion de l’urgence qui ne s’attaque pas aux causes de ces difficultés, ni à des perspectives durables d’insertion sociale devienne, à elle seule, une politique de lutte contre l’exclusion ?

 

Régulièrement des sans-abri dorment dans les sas des banques, les halls d’appartements, les entrées de magasins, sur les bancs d’hôpitaux. Quand ce n’est pas dans des garages, des bâtiments abandonnés, des caves d’immeubles. « Cacher cette misère que je saurais voir » : cette présence impromptue insécurise les riverains, les commerçants, entraîne des tensions, des violences verbales ou physiques parmi d’autres désagréments.

 

L’urgence de lits ne répond pas à la problématique cruciale du logement à Charleroi. De plus en plus de « sans » (-abri,-papiers…) n’ont plus accès aux centres d’accueil de nuit: les portes se ferment pour eux. Soit parce qu’ils sont « installés » dans leur misère (comme on dit) et ont utilisé toutes les nuitées « autorisées», soit parce qu’ils sont sanctionnés pour leur comportement, soit tout simplement… parce qu’il manque de places.

 

Le nombre de personnes sans-abri ou en situation de précarité à Charleroi ne cesse d’augmenter, la détresse sociale de s’aggraver. Crise de l’emploi, du logement mais aussi construction d’un « modèle social européen » qui ne se préoccupe  que dans l’urgence du sort des  plus précaires. Ces crises se traduisent chaque jour un peu plus durement dans le quotidien des ménages, des personnes isolées en rupture, mais aussi de travailleurs précaires qui, faute de moyens suffisants, ne trouvent plus à se loger décemment.

 

Le combat mené par les plus précaires en France mais aussi en Ecosse pour faire valoir enfin et concrètement le droit au logement pour tous est juste. C’est pourquoi nous décidons - à dater de ce jour, mercredi 17 janvier - de placer des tentes le long du quai de Sambre.

 Afin que ceux qui, malgré tous les dispositifs, restent encore à la rue aient quand même un abri. Afin que « cette misère qu’on ne saurait voir » ne soit plus cachée, bannie… Afin de dénoncer ces situations inhumaines mais aussi l’enfermement de l’intervention sociale et de personnes elles-mêmes dans cette logique de l’urgence, donc de la précarité. Nous attendons de vraies solutions qui s’attaquent réellement aux causes de cette misère.

 

Contact : Asbl Solidarités Nouvelles – Denis Uvier

 

ECONOMIE

La Poste belge va supprimer 275 bureaux en 2007

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Au Danemark, il ne subsiste que quelque 300 bureaux de poste. Chez nous, il y en a près de 1.300... Détenue à 49 % par sa consoeur danoise, La Poste belge doit « s'adapter ??? ». Le vent du Nord a déjà soufflé sur une cinquantaine de bureaux belges en 2006. Toutefois, l'entreprise publique a décidé de geler provisoirement le processus, contrairement à ce que prévoyait le plan stratégique. En cause ? Les élections communales et la difficulté de garantir dans les temps l'ouverture d'un Point Poste (ces guichets postaux installés dans des supermarchés, des banques, des gares ou des administrations communales) à chaque fermeture d'un bureau. Liée par son contrat de gestion, La Poste doit en effet garantir qu'un total de 1.300 points de services soit maintenu.
Dans ce contexte, la vague de fermetures a été postposée à 2007 et scindée en plusieurs phases. La première débutera au mois de février avec la fermeture de quelque 160 bureaux. Les critères de fermetures restent toujours les même : fin de bail, nombre de clients quotidiens et d'opérations effectuées, vétusté et sécurité... Après une nouvelle pause due aux élections législatives de juin 2007, la deuxième vague concernerait une centaine de bureaux. Enfin, une dizaine de bureaux de poste seront encore fermés lors du 4e trimestre 2007.
Aucune suppression d'emploi n'est prévue lors de ces fermetures. Le personnel devrait être ainsi réaffecté dans les bureaux voisins et dans les mêmes conditions de travail (Qui vivra, verra, ndlr). L'agenda et les détails devraient être exposés dans les prochains jours par Johnny Thijs, administrateur délégué de La Poste.

Extrait de Trends Tendances

 


Les futurs propriétaires endettés à vie ?

 

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Il est un fait : le prix des habitations augmente plus rapidement que les salaires et , malgré les faibles taux d’intérêts actuels, beaucoup de jeunes ménages éprouvent de plus en plus de difficultés à devenir propriétaires.

En 2003, la moitié des futurs propriétaires souscrivaient un prêt pour l’achat, la rénovation ou la construction d’une maison sur une durée de 20 ans.

Aujourd’hui, ils ne sont plus que 24 % à agir de même tandis qu’en 2006, six prêts sur dix portent sur une durée de 25 ans et plus (extrait des statistiques de Immotheker).

Ces prêts sont souscrits aujourd’hui par 29 % des emprunteurs. D’autre part, ceux-ci doivent payer en moyenne 767 € par mois lors de la première année car les formules de prêts sont divers, prêts dégressifs ou progressifs, taux fixes ou taux variables,…

En France où les coûts du logement sont devenus prohibitifs (A Paris, j’ai relevé le prix de vente de 3000.000 € pour un appartement de 49 m² et ce n’était pas dans un de ces quartiers les plus cossus). Les candidats propriétaires souscrivent alors des prêts sur toute la durée de leur vie, une vie hypothéquée dès le départ au plus grand profit de ceux qui contrôlent le marché bancaire.

 

Le Furet.

 

 

Cocorico : l'économie belge est parmi les plus « libres » du monde !

 

économie-libérale

Suivant les dires de la Heritage Foundation, un groupe de réflexion américain, la Belgique se classerait à la 17 ème place en tant qu’économie dite « libre » au niveau mondial. De son côté, le journal flamand « De Tijd » ajoute que les entrepreneurs et les investisseurs peuvent travailler plus « librement » dans notre pays que dans la plupart des autres nations à l’échelle européenne et même nationale.

Merci Monsieur Reynders! Pourtant les employés ne partagent par les vues du Ministère des Finances viennent de manifester contre la diminution importante du nombre d’entre eux au sein de votre ministère.

 

D’après leurs déclarations, le  service chargé du contrôle des sociétés et des fraudes serait celui le plus atteint. Liberté totale pour certains qui peuvent se réjouir en clamant : «Quand le chat est parti, les souris dansent » (Ici il s’agit plutôt de rats car ils sont plus voraces).

La Belgique se voit donc octroyer de bonnes notes par cette fondation américaine pour la liberté offerte aux entrepreneurs et investisseurs.  Elle déclare cependant que nos gouvernants peuvent mieux faire encore car ils sont malgré tout encore trop dépensiers et les impôts peuvent encore être diminués, bref une logique imparable totalement néo libérale.

Ce faisant, la Belgique deviendra un meilleur élève de si elle applique strictement les lois de la libre entreprise. Elle pourra gravir les rangs et dépasser le niveau européen où elle se classe actuellement, dixième avec un score de 74.5 % derrière l’Allemagne, la Suède, l’Espagne ou encore la Norvège.

 

Le Furet 

 

Commentaires

  • bonjour !
    je souhaite rentrer en contact avec la loge la charité charleroi merci de votre aimable considération.

    bien à vous

  • j'aimerais connaitre un peu ce que c'est en réalité la VRAI francmaconnerie à Charleroi et devenir une vrai franc macon. Merci

  • Cher Monsieur Vandenborgh,

    Je ne puis vous aider mais si vous écrivez "la Charité" sur google, vous pourriez trouver des informations. Une autre source est le journaliste Didier Albin. D'autre part au local de Progrès et Culture, rue Lemaître 1 à Courcelles, il doit nous rester un livre. Nous y sommes présents tous les mercredis de 9 h 30 à 12 h 30
    Bien à vous
    Le Webmaster

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