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30/06/2006

 Libres propos: Populisme - Crimes racistes à Anvers - On vit une époque formidable - L'Europe fait le jeu des extrémistes

 

 
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Robert Tangre, président

 


LIBRES PROPOS

 

POPULISME ?

 

 

Berlusconi

 

 

Une dégénérescence politique sans perspective, favorisée par la faillite de la démocratie participative.

 

Je suis très heureux de la reparution de « Rencontres pour la Paix » après une longue interruption et de pouvoir ainsi y reprendre une rubrique citoyenne.

Vieux médecin hospitalier, je vis dans un village agricole de l’entité d’Erquelinnes.

A la veille des élections communales d’octobre, deux constatations m’inquiètent en ce qu’elles révèlent l’apolitisme de la population.

Dans le hameau où j’habite, il n’existe guère de vie associative. On vit côte à côte sans se parler. Aucune activité collective, aucun intérêt pour traiter les problèmes communs qui ne manquent pas : absence d’égouttage communal, nécessité à grands frais d’assainir les eaux usées, triste état de la voirie, insuffisance des moyens de transport en commun …

Aucune critique ou exigence ne s’expriment collectivement – aucun contact organisé avec les gestionnaires communaux …

Des sondages d’opinion récents en Wallonie prédisent des pourcentages électoraux importants et en croissance, de l’extrême droite aux élections proches.

Mes propos peuvent paraître dérisoires dans une publication centrée sur les problèmes de l’Europe et de l’Afrique centrale.

Ils prennent cependant leur entière signification lorsque l’on constate la croissance des mouvements apolitiques et du populisme de droite et leur importance pour l’avenir de pays comme la France et l’Italie.

Italie où, aux élections récentes, démocratie et intelligence politique emportent le scrutin de justesse sur une moitié du corps électoral inspirée par un affairiste démagogue et malhonnête, se servant du football et d’une télévision dégénérée pour assurer son influence.

Cela m’engage à consacrer quelques lignes à cet apolitisme croissant et aux dangers qu’il comporte.

Dans cette dégénérescence politique, le populisme en est à la fois l’effet et la cause.

Le populisme est un signe de détresse pour les hommes et les femmes face à leurs conditions de vie dégradées, sans qu’il leur apparaisse de solutions.

Il se nourrit de la crise de la démocratie participative et de la faillite des institutions qui ne sont plus en mesure de remplir leur mission.

Le danger pourrait être un nouvel accouplement avec des idéologies fascistes !

Il est dès lors urgent de repenser, de formuler en termes adéquats, les déterminants de la dégradation politique et socio-culturelle actuelle et aussi de

prendre conscience de tout ce qui risque de nous entraîner dans la désintégration sociale.

Dans un contexte encore incertain, ce combat s’inscrit dans un choix entre solidarité et barbarie.

Sauver la planète, mais sans oublier aussi de civiliser la terre !

Cette lutte, qui devrait associer mouvements syndicaux, humanitaires et politiques, représente le mouvement réel qui entraînera plus d’efficacité et une meilleure conscience des enjeux et des possibilités de construire une société nouvelle.

Elle permettra de mieux comprendre que la contradiction principale est au cœur de l’activité économique et financière entre croissance de la plus value et sa contre- partie, la croissance du chômage et de la misère.

Par contre, la dépolitisation fait le lit du populisme.

Ces dépolitisation et désocialisation sont le résultat de multiples facteurs où interviennent crise de la protection sociale et des services publics, spectre du chômage, avenir professionnel incertain, marchandisation de l’éducation, de la santé et de la culture, …:

Elles sont entretenues par le sport spectacle et une télévision au régime de l’audimat,

nourrie de violence, de « serial T.V. » et de « reality shows ». Cette évolution touche tous les pays d’Europe.

Notre société occidentale connaît une très profonde crise dans tous les aspects économiques, sociaux, culturels et politiques, une crise qui détruit le tissu social affectant autant les aspects collectifs qu’individuels.

On peut parler de crise de civilisation.

Les membres de la société ont de plus en plus de mal à s’identifier à leur communauté politique et ils n’ont plus de projet commun.

Freud pensait que toute civilisation développe en elle les ferments de sa propre destruction. Ce qui est certain c’est que le capitalisme entraîne une marchandisation généralisée qui détruit tous les tissus de convivialité.

La crise dans l’évolution de la société et toutes les incertitudes qui en résultent amènent soit à vivre au jour le jour, soit de plus en plus à un fondamentalisme dangereux.

 

Voilà en quelques mots les conditions objectives qui modifient la vie des gens, lesquels expriment leur ras le bol dans un mouvement de contestation en croissance rapide mais sans que cela ne suscite une analyse suffisante des causes.

L’incompréhension de l’origine de la situation politique et sociale qu’ils contestent est savamment entretenue par le média qui sont manifestement plus préoccupés par les ressources publicitaires que par la culture et une bonne information !

L’autre caractéristique de ce mouvement de protestation est l’absence de toute réflexion sur une recherche des conditions à remplir pour trouver des solutions à la situation objective qu’ils refusent.

 

 

 Pierre Poujade . Le poujadisme = populisme

 

Le populisme apparaît donc comme un mouvement caractérisé par une démission du comportement citoyen et par une perte de l’intelligibilité à analyser la situation et ses propres responsabilités.

Il entraîne un refus « musclé » : « non aux partis politiques », « non aux immigrés », « non aux élections », " non à la solidarité " …

Une telle forme de populisme s’expose très facilement aux manipulations d’hommes politiques habiles (il suffit d’évoquer Berlusconi).

Quand Hitler est arrivé légalement au pouvoir, il avait « nourri » avec un discours populiste les exclus du système dans le cadre d’une crise économique profonde.

Le populisme sans idéologie et sans programme exprime  sans doute un cri de détresse mais il est aussi un signe de dégénérescence du système démocratique et par la même un mouvement dangereux.

 

Il est évidemment temps de réagir !

La réflexion citoyenne s’est progressivement centrée sur les inégalités croissantes qu’entraînent les violences du capitalisme mondial.

Cela a entraîné les « alter-mondialistes » à agir avec le slogan « le monde n’est pas une marchandise » c'est-à-dire à refuser une logique marchande.

Mais curieusement (ce n’est pas par hasard !) l’opposition qu’exprime une majorité de citoyens se situe davantage sur un plan politique et éthique que sur un plan économique.

Un tel comportement provoque un affaiblissement de la pensée anticapitaliste.

On ne parle plus de plus-value, de taux de profit, d’accumulation, d’exploitation, de travail socialement nécessaire et finalement du capital lui-même.

 

Il s’agit de devenir des acteurs de changement.

L’autre monde espéré sera une société socialiste que les contradictions du réel engendreront sans aucun doute.

Car cet autre monde n’est pas seulement possible, il est nécessaire !

Il est certainement utile d’en revenir à une analyse

économique marxiste.

Actuellement on préfère spéculer que d’investir – le profit financier est devenu une des principales formes de la plus-value.

Le développement de la lutte sociale et politique mais aussi le développement des sciences et des techniques accentueront les contradictions entre les forces productives et les conditions sociales de la Cela contribuera à l’apparition du nouveau mode de production souhaité pour notre planète.

 

1er mai 2006                                      Dr Jacques Lemaître


Crimes racistes à Anvers, Belgique

 

 

Ce jeudi, un jeune homme armé, affichant visiblement, nous dit-on, son appartenance à l’extrême droite a fusillé à bout portant deux femmes et un enfant. Il a choisi ses victimes en raison de leur couleur de peau. Cette brutalité sanguinaire empeste.

 Ces crimes épouvantables appellent en premier ressort, à l’écart de tout désir de vengeance ou de surenchère violente, une désapprobation catégorique et unanime. Gens de bonne volonté, sortez de votre réserve. Manifestez-vous, faites entendre et connaître votre effarement, positionnez-vous pour la vie, pour le respect de la vie, rendez public votre refus de ces actes sacrilèges. Rien n’est moins utile que de dire son affliction devant un tel désastre, rien n’est plus indispensable que de protester publiquement.

Devant une telle offense, le silence est immoral, il est coupable. Levons-nous pour professer le respect, pour le clamer, pour faire entendre notre total désaccord à ceux qui y ont renoncé. Administrons bruyamment, chaleureusement la preuve de la bienveillance de notre Etat à l’égard de l’Autre, - car l’Autre, infailliblement, un jour ou l’autre, c’est moi -, administrons patiemment, infatigablement la preuve de notre bienveillance individuelle, la preuve de notre refus obstiné de = toute forme de ségrégation et de rejet. De quelque bord que nous soyons, dissocions-nous visiblement, audiblement, courageusement de ceux qui par ignorance, par faiblesse, par mépris, par dépit ou par dégoût commettent l’irréparable et l’ignoble. Affichons nos qualités, faisons valoir notre parole, notre sens de la justice et de l’équité, notre intransigeante considération pour la vie, ne craignons pas d’afficher ce qu’il y a en nous de noble, de juste et de généreux. Ouvrons-nous à la compassion. Opposons à cette tragédie un non catégorique. Dissocions-nous, faisons savoir que ceci s’est accompli contre nous.

 

 

Non, nous ne voulons pas de cela, nous ne pouvons admettre cela, cela nous lèse et nous trahit dans nos convictions, nous offense et nous meurtrit dans nos sentiments. Cela est indigne de nous. Nous valons mieux que cela. Nous voulons tous être protégés de cela. De tels actes réclament aussi, dans un second temps, que notre société s’interroge en conscience sur les facteurs qui favorisent ces comportements crapuleux et indécents. Ils appellent une mobilisation solidaire, humaniste et consciencieuse. Rien n’est moins gratuit qu’une telle exécution. Repérons les souillures, les complaisances obscènes, les détraquements idéologiques et les détresses effroyables dans lesquelles fermentent de tels et inadmissibles crimes. Combattons-les avec ferveur, avec intelligence, avec obstination, sans céder à la haine, sans répondre au meurtre par un désir de meurtre.

 Car aussi bouleversant que cela puisse paraître, c’est notre semblable qui est coupable de ces meurtres, notre semblable effroyablement corrompu, notre semblable terriblement avachi, notre semblable hideusement abruti, notre insupportable semblable. Un semblable désastreux et néfaste. Un humain monstrueusement coupable. Cette brute a dû penser qu’elle achetait une arme pour accomplir quelque chose. Misérable cervelle, tragique concrétion de haine, tant de vanité dans tant d’indigence, tant d’ignominie dans une caboche si étroite ! Nous sommes dans l’abominable mais nous demeurons entre nous. Peut-être faut-il que nous ayons d’abord conscience que c’est chacun d’entre nous que ce type a intolérablement mis en joue. Qu’il sache que chacun d’entre nous s’est senti visé ! Qu’il sache que son geste nous effraie et nous fait honte, qu’il nous empoisonne, qu’il nous détériore et nous humilie. Qu’il sache, ce sinistre être altéré, les réserves de mesure et de sagesse qu’il nous faut dilapider pour ne pas céder à la tentation des représailles ! Mais comment saurait-il ? Sa caboche est si farcie de haine et de fantasmes morbides qu’aucun espace n’y est ménagé pour le savoir. Dans quel épouvantable terreau d’aversion et de ressentiment ce flingueur a-t-il pris racine ? Qui sont ses congénères, ses mentors ?

 L’épreuve de dépasser l’effroi s’impose à nous. Donnons-nous des moyens efficaces et légaux pour réfréner, endiguer et sanctionner ces effarants accès de xénophobie. Mobilisons-nous, réfutons la fatalité de la dérive.

 

Identifions la plaie et employons-nous à sa guérison. Employons-nous à guérir plutôt qu’à amputer, engageons-nous et contraignons nos représentants à proscrire et à traquer sans relâche cette indignité. Attelons-nous à ce défi, il est immense. Il y a dans ce combat matière à donner sens à nos existences, à les faire culminer. Dire non ensemble, en nombre, prononcez un non majoritaire quotidien, inlassable, l’écrire, le hurler, le chanter, le danser, le peindre, l’attester dans les actes, voilà une grande cause qui réclame de la main-d’œuvre et des voix : engagez-vous, pesez sur le cours des choses. Il ne s’agit pas de se dissoudre dans une masse protestataire,

de se perdre dans les indistincts flots d’ouailles d’une grand-messe humanitaire mais d’additionner des initiatives, de conjoindre des couleurs, d’unir durablement des déterminations individuelles, originales différentes et capables de faire alliance pour affronter une menace. Il s’agit de faire en sorte que la diversité protège la diversité. Et que pour un crime odieux diffusé dans les médias on trouve cent, mille, cent mille cris d’épouvante, cent, mille, cent mille appels à la cohabitation pacifique, cent, mille, cent mille formes vivantes de cohabitation harmonieuse. Qu’une défaite soit toujours l’occasion d’un défi !

Que personne un jour ne soit en mesure de vous reprocher votre passivité, votre indifférence, votre lâcheté. Car c’est dès les premiers soubresauts de l’horreur qu’il importe de se tenir debout, fermement, et de dire non.

Denys-Louis Colaux,

Jeudi 11 mai 2006, 23h00

 


 

On vit une époque formidable !

 

 

Plutôt engager moins que de laisser entrer les syndicats (Belga).

Près de 80 % des chefs de petites et moyennes entreprises (PME) envisagent d'engager moins de personnel et même de licencier des travailleurs pour échapper à l'obligation légale concernant l'instauration d'une représentation syndicale.

C'est ce que fait apparaître une étude réalisée par le Syndicat neutre des indépendants (NSC), indique "De Morgen".

"Beaucoup de petites entreprises sont confrontées à des coûts salariaux trop élevés. La présence d'une représentation syndicale ne fait qu'accentuer cette pression", affirme la présidente de ce syndicat d'indépendants, Christine Mattheeuws. (NLE)

 

Papito

 


 

L'Europe fait le jeu des extrémistes

 

 

 

La suspension des aides financières de l'Europe n'atteindra pas du tout son objectif (contrer le Hamas au profit des partis laïcs tel le FATHA).  Son point de vue rejoint celui d'autres qui connaissent bien le terrain et notamment celui défendu par Leïla Chahid lors de la conférence tenue dernièrement au Musée de la Photographie.

La situation catastrophique qui s'annonce fera le jeu des mouvements islamistes intégristes ... pires que la Hamas encore. 

A croire que nos dirigeants européens sont aveugles ou n'ont aucune notion de stratégie ... à moins que la stratégie ne soit de suivre les positions prises par le "grand frère" d'Outre-Atlantique même quand la vie d'une population déjà trop délaissée voire ignorée en dépend.

L'Europe aurait-elle perdu le courage de prendre des positions qui vont à l'encontre de celles dictées par George W. Bush ?

Benoît Flandre

15:21 Écrit par nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/06/2006

Nouvelles n° 103: on en parle à Charleroi

 

 
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Robert Tangre, président


ON EN PARLE A CHARLEROI   

Circulez, il n’y a rien à voir... ?

Un vent favorable a poussé entre nos mains un article de Carolo-Service sur les pics de pollution à Marchienne-au-Pont. Si Charleroi ne mérite pas vraiment le détour, ce bulletin officiel de la ville, par contre, justifie qu’on s’y arrête.

Carolo-Services titre: « Pics de pollution à Charleroi. L’exception qui confirme la règle ». Quelle exception? Le dépassement de la concentration maximale en particules à Marchienne-au-Pont ne constitue nullement une exception. Le seuil de 35 jours par an avec plus de 50 microgrammes de particules par mètre cube d’air a été dépassé dès le… 21 février. Des concentrations plus de deux fois supérieures à la norme ont été observées sans interruption entre le 23 janvier et le 4 février. Carolo-Service invoque les « conditions climatiques exceptionnelles ».

Or, celles-ci sont loin d’expliquer le problème. Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un œil sur les performances de Marchienne les années précédentes : 83 jours de dépassement en 2005, 100 en 2004, 134 en 2003, etc. Il faut porter des lunettes particulières pour dénicher une « exception » dans ces chiffres ! (1)

Mais poursuivons la lecture. « Des mesures préventives de surveillance de la pollution ont été prises, dit Carolo-Service. Un réseau de contrôle étendu à tout le territoire communal a été installé. Il se compose de 8 stations, comprenant chacune une jauge Owen et un bac de ray-grass, espèce végétale bio-accumulatrice de polluants. Sur les 6 derniers mois, l’ensemble des mesures d’éléments présents dans les jauges est effectivement en hausse. Néanmoins, comme le souligne le professeur Delcarte, de la Faculté des Sciences Agronomiques de Gembloux, ( …) on reste dans la moyenne des teneurs observées les années précédentes et celles-ci sont inférieures aux concentrations maximales édictées ».

Ici, le lecteur ne peut que perdre les pédales : on dit à la télé que des maxima sont dépassés, et Carolo-Service affirme qu’il n’en est rien. Qui ment ? Personne…. sauf que Carolo-Service ne parle pas des particules inhalables!

Les stations de la ville ne mesurent que les retombées de grosses particules (supérieures à 30 micromètre, ou PM30). La mesure de la concentration en particules inférieures à 10 micromètres (PM10) requiert d’autres instruments, plus sophistiqués. Or, c’est cette mesure qui est décisive du point de vue de la santé des populations. Car les PM10, contrairement au PM30, restent en suspension dans l’air, donc pénètrent dans les poumons (2).
De deux choses l’une: ou bien le Carolo-Service se trompe de bonne foi et, dans ce cas, gageons qu’il corrigera l’erreur... Ou bien l’amalgame est délibéré, l’opinion publique est manipulée et des travaux scientifiques sont utilisés pour dire aux gens inquiets : « Circulez, il n’y a rien à voir, on s’occupe de tout ». En période pré-électorale, dans le contexte carolo, les mauvaises langues diront que ce n’est pas impossible…

Pour alimenter le droit de réponse que le bourgmestre J. Van Gompel (PS) pourrait adresser au JDM, précisons encore un point. Il est trop facile d’imputer les particules fines au « trafic routier, principal responsable des pics de pollution », comme Carolo-Service le fait. D’une manière générale, il est vrai que les moteurs à combustion dégagent beaucoup de PM. Mais, dans le cas de Marchienne, les rejets industriels jouent plus que probablement un rôle majeur. Il est dès lors assez choquant de voir les socialistes carolos disculper «les industriels, chez qui la bonne volonté est manifeste », parce qu’ils ont « consenti ces dernières années d’énormes investissements afin de se conformer à la législation wallonne ». Ce n’est pas avec de tels procédés que le PS empêchera sa base sociale de glisser dans les bras du FN.

Léon Taniau - Extrait du Journal du Mardi

(1) Données officielles de la Cellule Interrégionale de l’Environnement, IRCEL-CELINE, http://www.irceline.be/
(2) Quant aux bacs de ray-grass ils donnent des indications sur les polluants gazeux, tels que les oxydes d’azote et de soufre, pas sur les PM10, PM2,5 ou PM0,1.


 

La liste F.N. à Charleroi :

sans Charles Petitjean

 Selon "Vers l’Avenir", le Front National présentera bien une liste aux élections communales à Charleroi. Pas de surprise. Mais elle ne sera pas conduite par Charles Petitjean comme d’aucuns le pensaient... et le craignaient.

«  Si Petitjean débarque à Charleroi, dans le climat actuel ce serait la cata... La grande chance des autres partis et de la ville elle-même c’est que fort heureusement le F.N. n’a jamais eu une personnalité de la moindre envergure à présenter.

Et comme Féret, qui n’est qu’un boutiquier, ne cherche pas réellement à développer son parti car tout ce qu’il veut c’est un bon job pour lui et pour sa femme, le F.N. est incapable d’exister réellement. Mais avec Petitjean et son passé démocratique irréprochable s’y mettent vraiment...  »

Telle était l’analyse que nous livrait, il y a encore quelques semaine un parlementaire wallon de Charleroi.

Et bien il peut respirer. Selon Vers l’Avenir Charles Petitjean ne veut pas déménager ! Et il ne sera donc pas sur la liste F.N. à Charleroi.

Un néo-nazi pur jus

 

La liste F.N. serait conduite par Patrick Cocriamont, un des "piliers historiques" du F.N. et un authentique néo-nazi [1]. Dans sa jeunesse, Patrick Cocriamont débute sa carrière militante au sein des Jeunesses belges (JBJ), une structure nationaliste et royaliste active, dans les années septante, sous la direction de la mouvance politique de l’ancien ministre de la Défense Paul Vanden Boeynants (PSC). Cocriamont passe ensuite au Front de la jeunesse (FJ), un groupe parrainé par le CEPIC, l’aile droite du PSC. Le FJ va de plus en plus se “ nazifier ” et tente l’aventure électorale - sans succès - successivement sous divers noms : Forces nouvelles - nieuwe krachten (FNK), FORCES et Parti des forces nouvelles (PFN). Le FJ devenu PFN sera connu pour ses campagnes de propagande visant à réhabiliter la mémoire politique du nazi belge Léon Degrelle et la diffusion des thèses négationnistes afin de réhabiliter l’hitlérisme.

 

En 1991, Patrick Cocriamont va saborder le PFN et passer au Front national. Depuis lors, il est l’un des plus fidèles “ lieutenants ” de Daniel Féret.

Elu conseiller communal, en 1994, à Anderlecht, il se fit remarquer lors de sa prestation de serment en faisant le salut nazi (voir photo).

 

En décembre 1994, il fondait le "Comité pour la liberté d’expression" dans le but de venir en aide en général à “ tous les militants nationalistes victimes de procès politiques ”, et en particulier à Michel Delacroix, sénateur et dirigeant de la tendance

radicale du FN, alors emprisonné dans le cadre d’une enquête sur un trafic d’armes.

 

Mais son attachement à la liberté d’expression est tout relatif, puisque à la suite de la diffusion en janvier 2005 d’une émission de la RTBF sur "les casseroles du F.N." réalisée par Jean-Claude Defossé, il avait publiquement déclaré : « Ce Defossé est une ordure, et  j’aurai sa peau ».

 

Le style, c’est l’homme...

 

Extrait du site : www.charleroi-démocratie.be

 

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