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30/05/2006

Nouvelles n° 103: le travail de nos élus

LE TRAVAIL DE NOS ELUS

 

                           La propreté

 

 Jamais il n’y a eu autant de moyens humains, machines sophistiquées ou encore de campagnes « grand nettoyage » pour tenter de donner un éclat à la ville. Pourtant la métropole est sâle, de plus en plus sâle comme ne semblait ne pas l’être le " Pays Noir"

(GIF).

J’identifierai les causes  sans priorités, car elles sont conjuguées et contribuent chacune à leur manière à ternir l’image de la ville.: l’industrie sidérurgique, certaines activités industrielles, chantiers, les incivilités, le manque de moyens et un certain laxisme des autorités. Pourtant les dispositions ne manquent pas contraindre les industriels à garantir un environnement propre dans et autour de leur activité.

Ce sont les conditions d’exploitation imposées à la délivrance des permis d’exploiter ainsi que  les normes  de rejets.

 

Contraindre au strict  respect de celles-ci sous peine de sanctions appliquées contribuera à mon sens à garantir un meilleur environnement.

 

Quant aux incivilités (jets de cannettes, de sacs  et autres encombrants) après la énième campagne de prévention, il serait temps d’agiter le bâton !

 

Dans une ville, la propreté renforce le sentiment de sécurité, allons donc aussi pour refaire des trottoirs,« garnir »  les vitrines des commerces abandonnés.

 

Jacques Coupez ( paru dans le Carolo service)

 


 

Pollution atmosphérique :

à qui profite le crime ?

 

 

En février dernier j’intervenais au conseil communal sur la qualité de l’air à Charleroi et donnais des informations notamment  en ce qui concerne les particules fines (PM10) pour lesquelles des dépassements importants des normes étaient mesurés à la station de Marchienne-au-Pont. Cette station est située au pied du pont enjambant la Sambre, dans un quartier habité, voisin d’établissements scolaires et d’un centre hospitalier.

 

Aujourd’hui, je me propose de vous dresser ci-joint, un récapitulatif pour le mois de mars.

 

On peut y voir :

  • qu’à Charleroi, la station de mesure au Boulevard Michel a enregistré 8 dépassements sur le mois

 

  • qu’à Marchienne, 19 dépassements ont été enregistrés avec des moyennes journalières allant du double à 3,5 fois les normes admissibles dont des pics à 4 fois supérieur

 

  • que du 1er janvier au 31 mars, soit 90 jours calendrier, il y a eu 62 jours de dépassement de la norme en émission de PM10 à Marchienne.

 

Cela démontre qu’il y a un réel problème technique de filtrage des émissions de poussières, et plus particulièrement à « l’agglomération de minerais » située le long de la route de Mons.

 

J’affirme qu’il est  techniquement possible de réduire les émissions aux normes européennes en vigueur, d’autres sidérurgistes s’y conforment.

 

Pour rappel, en ce qui concerne les PM10, l’Europe impose une limite de 50 µgr/m³ d’air et admet 35 dépassements/an. En 2007 la norme sera plus sévère avec 20µgr/m³ d’air et 7 dépassements annuels.

 

Il faudra donc bien investir ! La période est d’ailleurs propice car les bénéfices sont plantureux !

 

Tout est donc question de volonté…..ou de profit, au détriment de la population !

 

 

Jacques Coupez

 


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16/05/2006

Nouvelles 102 :Un peu de tout.

LA PAROLE

AU PARTI COMMUNISTE.

 

Pour la régularisation des sans-papiers.

 

La politique d’immigration belge laisse des dizaines de milliers de personnes sans titre de séjour, donc privés de droits, y compris les plus fondamentaux. Ces « Sans-papiers » n’ont pas accès à la santé, ni à un logement, ni même à une formation, à un travail. Pourtant ces personnes, venues parfois de très loin, fuyant une situation désastreuse, sont bien contraintes de survivre. Dès lors, elles acceptent l’inacceptable : vivre dans des logements insalubres et chers ou dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile, dont les conditions de vie sont plus que précaires, travailler « au noir » à tarif réduit.

A côté de cela, la peur constante d’un contrôle d’identité, d’une arrestation, de l’enfermement dans un centre fermé et d’une expulsion forcée, rythme la vie des personnes plongées dans l’illégalité.

La politique actuelle se durcit avec la création dans les centres fermés de Vottem et de Merksplaats, de nouvelles ailes pour les familles avec enfants, l’enfermement réel de 66 enfants au centre fermé 127bis de Steenokkerzeel, les rafles multiples et souvent violentes dans les gares et les trams à Anvers, un projet de réforme de la loi proposé par le Ministre Dewael imposant des restrictions importantes, voire la disparition de toute possibilité de régularisation, les expulsions quotidiennes de plus en plus nombreuses,...

Nous, signataires du présent appel, dénonçons la politique de l’immigration telle que menée actuellement en Belgique, dénonçons les déclarations du Ministre Patrick Dewael qui tente de criminaliser les sans papiers ainsi que les citoyens et les organisations solidaires. Nous demandons à tous les Ministres concernés par la situation sociale, économique et politique de prendre leurs responsabilités pour que les droits fondamentaux tels que la santé, le logement, l’éducation et le travail soient respectés pour TOUS. Nous soutenons le mouvement des sans papiers qui s’organisent dans tout le pays et leur proposition de loi « dite UDEP » qui permettra d’établir des critères clairs et permanents pour obtenir une régularisation des sans papiers.

Nous exigeons l’arrêt immédiat de l’enfermement des enfants.

Nous appelons tous les citoyens, les associations, les syndicats, les collectifs, les étudiants,…. à se mobiliser autour de leur combat afin d’obtenir une régularisation avec des critères clairs et permanents

Nous exigeons l’arrêt des détentions et des rafles, y compris dans les centres d’accueil pour demandeurs d’asile, ainsi que la suppression des centres fermés et l’arrêt immédiat des expulsions.

Le Bureau du Parti communiste

 


 

ILS L’ONT DIT

Busquin : "une consultation populaire c’est toujours un problème"

 Ancien commissaire européen et ancien président du P.S. Philippe Busquin, qui est aussi président du Conseil d’Administration de l’Institut des Radio-Elements (IRE) de Fleurus était opposé à l’idée d’une consultation de la population sur l’implantation d’un centre de stockage souterrain de déchets radioactifs à Fleurus.

Le vendredi 25 novembre, il était l’invité de Viva Cité (RTBF), et a été interrogé à propos de ce projet controversé.

Selon lui, la pharmacie et la radio pharmacie sont parmi les points forts de la région de Charleroi, sur lesquels elle doit s’appuyer pour assurer son développement. L’IRE, dit-il, va se redéployer.

Pour Philippe Busquin, "il ne faut pas exagérer" comme le fait selon lui l’ECOLO Jean-Marc Nollet (qui selon lui "confond les francs belges et les Euros").

Quant à consulter la population, l’ancien commissaire européen ne croit pas que ce soit une bonne idée :"je crois qu’une consultation populaire est toujours un problème, dans le sens qu’il faut voir à quelle question on répond et que connaît-on du problème", dit-il.

Philippe Busquin se défend de tout élitisme, mais "connaître la radioactivité c’est pas nécessairement le [un mot inaudible] de tout le monde. (...) La consultation populaire en France, sur la constitution, est une catastrophe pour l’Europe. Pourquoi ? Parce qu’on répond à d’autres questions, on ne répond pas à la question fondamentale. Or cette question des déchets radioactifs qui ne se fera peut-être, pas mais c’est un point symbolique important : est-ce que la Wallonie abandonne toute référence à sa compétence dans le nucléaire ?".

Donc, si on comprend bien M. Busquin :

  1. il faut éviter de demander aux populations leur avis sur les questions qui les concernent, car elles ne sont pas "compétentes"
  2. en tous cas il ne faut le leur demander que si on a la certitude absolue qu’elles voteront dans le sens espéré
  3. la compétence de la Wallonie en matière nucléaire se mesure à sa volonté de stocker des déchets radioactifs dans son sous-sol

Le problème est aujourd’hui tranché, car le conseil communal de Fleurus a marqué son opposition au projet de mise en décharge de matériaux radioactif dits à faible intensité sur le territoire communal et ce, indépendamment des avantages financiers proposés.

 


 

31 salariés polonais en grève

à Thonon –les – Bains (France)

 

Leur Palais d’Injustice !

 

Le récit que vous allez découvrir est hallucinant. Indignant. Nous vous invitons à prendre le temps de le lire. Il ne se passe pas dans une quelconque république bananière à l'autre bout du monde, mais ici, tout près de chez nous à Thonon-les-Bains et en 2005.

 Ils sont 31. Il y a quelques semaines, ils étaient plus encore, certains ont déjà rejoint leur Pologne natale dont ils s’étaient expatriés de longs mois pour venir gagner en France les euros qui leur permettraient de vivre un noël paisible en famille à leur retour. Mais c'était sans compter sur des patrons voyous qui ont déjà très largement anticipé l'esprit de la Directive BOLKESTEIN. Depuis plusieurs mois, le Ministère de la Justice fait construire à Thonon un nouveau Palais de Justice. Les travaux ont été confiés à une grande entreprise de travaux publics que nous pouvons citer puisque son nom est affiché en grand sur le fronton du chantier, le groupe DUMEZ. Ce groupe sous-traite certains travaux avec des entreprises locales, dont l’entreprise A* (que nous ne pourrons pas nommer car deux plaintes ont été déposées ces jours-ci contre elle pour utilisation de faux documents et pour menace de mort). Cette entreprise, nouvellement implantée dans le Chablais, dans la proche périphérie Thononaise, sous-traite elle-même avec une société basée en Allemagne que nous nommerons la société D*. Cette société allemande sert en fait au rabattage de travailleurs polonais qu'elle appâte par petites annonces sur Internet et dans la presse locale. Voici la version des faits, tels qu'ils ont été racontés hier à la délégation de l'Union Locale CGT du Chablais, qui a rencontré ces 31 travailleurs grévistes : « Nous avons répondu aux annonces de l'entreprise D* pour venir travailler en France jusqu'à Noël. Le point de départ était fixé dans une ville de Pologne à 200 kilomètres de la frontière allemande. Au rendez-vous, il n'y avait pas de bus, un correspondant nous a dit de nous rendre à la frontière par nos propres moyens, ce que nous avons fait. Au deuxième point de rendez-vous, toujours pas de bus. Un autre correspondant nous a invités à traverser la frontière jusqu'à une ville allemande où nous avons effectivement pris des minibus et des voitures immatriculés en France, venant de Haute Savoie. Ces voitures nous ont amenés à Perrignier, dans une maison de 150 m² environ, où nous logeons à 31. Il n'y avait pas de matelas jusqu'à ces derniers jours, nous couchions à même le sol ; il y avait 60 litres d’eau chaude pour 31 personnes, et parfois plus (40) avant que nos collègues repartent en Pologne.

Nous travaillions 8 h par jour du lundi au vendredi, et 5 le samedi matin. Théoriquement, nous devions être payés 10 euros nets de l'heure, mais nous n'avons pas touché de salaire depuis les deux mois que nous sommes ici. Certains ont seulement reçu 150 ou 300 euros d'acompte. Nous n'avons plus un sou pour manger. De temps en temps les patrons de l'entreprise A* nous achetaient un peu de nourriture, mais pas assez pour 31» Notre interlocuteur nous montre une photo prise avant son départ de Pologne pour prouver son amaigrissement, il a perdu plus de 15 kg en deux mois. Certains sont malades, l'un est blessé à la main, «le patron n'a pas voulu l'emmener à l'hôpital. Plus grave encore : durant ces deux mois, un salarié est tombé d'un toit et était blessé, nécessitant d'aller à l’hôpital. Il a été immédiatement rapatrié en voiture en Pologne ! Les patrons nous doivent 47.305 euros de salaires, nous sommes déterminés à occuper le chantier jusqu'à ce que cet argent nous soit versé (ils dorment depuis samedi sur le chantier), nous voulons un règlement à l'amiable et rentrer chez nous pour Noël.». Dès vendredi, ils se mettent en grève et cherchent à alerter l’opinion publique en posant de grandes banderoles « S.O.S 31 polonais en grève » , sur les frontons des bâtiments du futur Palais de Justice. Dans la nuit qui suit, des faits extrêmement graves se sont produits : les patrons, armés d’un pistolet et flanqués de nervis les ont agressés vers 23 h en voulant les forcer à monter dans deux minibus pour repartir immédiatement en Pologne. Ni vu, ni connu, ils pourraient toujours exiger leurs salaires depuis les bords de la Baltique... Ils ont refusé et fait alerter la gendarmerie de Bons qui est intervenue, mais après le départ des minibus. Toutefois, l’agression a pu être filmée par un téléphone portable, et une plainte a été déposée pour menace de mort, à Perrignier et sur le chantier même. Dès hier, l'Union Locale CGT a pris contact avec l’avocat qui a été mandaté par le Consulat de Pologne. Celui-ci est entré en relation avec le groupe DUMEZ qui se reporte sur l'entreprise A* pour le paiement des salaires, qui elle-même se reporte sur la société allemande. Comble de l'ignominie, cette société allemande les a enregistrés comme artisans et non comme salariés, bon prétexte pour ne pas leur payer de salaires ! L'Inspection du Travail, déjà présente depuis le début du conflit a été saisie. Des élus locaux ont interpellé le sous-préfet pour éviter une expulsion du chantier, ce qui anéantirait toute possibilité de pression sur les patrons de l’entreprise A* pour le règlement des salaires. Aux dernières nouvelles, le Groupe DUMEZ accepterait, d'après l'avocat, de prendre en charge les frais de retour en Pologne, visiblement bien embêté par cette situation qui entache lourdement son image de marque. On peut tout de même se poser sérieusement des questions sur les critères retenus par ce groupe pour sélectionner l'entreprise chablaisienne A*, sinon des prix de main d’oeuvre défiant toute concurrence !!!! Dès hier également, le collectif de Solidarité du Chablais leur venait en aide d'urgence avec des vivres, des couvertures et l’appui d’un médecin de la Croix Rouge qui doit les visiter ce matin. A la CGT, en ce qui la concerne, la solidarité internationale du monde du travail n'est pas seulement un mot d'ordre de fête du 1er mai. Ces travailleurs, nouveaux esclaves du libéralisme sauvage du 21e siècle, ont besoin de notre SOLIDARITE. Immédiatement. Le comble de cette tragédie, c'est que ces hommes sont venus construire, ici, un Palais où demain sera rendu la Justice. N'attendons pas la fin des travaux pour crier notre injustice et pour tout faire pour leur rendre leur dignité. Il y a URGENCE. L’Union Locale CGT collecte dès à présent vos dons, vous pouvez les adresser au syndicat CGT, ceux-ci seront remis au Secours Populaire de Thonon pour transmission au collectif de Solidarité du Chablais.

 

Evelyne Sire-Marin du syndicat de la magistrature

*

 chèques à l'ordre du Secours populaire du Chablais, un reçu vous sera délivré

 

Réflexion de l’auteur : ce communiqué est rédigé par Attac et la CGT sur les conditions de travail (ou plutôt d'esclavage) des ouvriers polonais qui construisent le palais de justice de Thonon les Bains. Elle dit ignorer s'il y a des adhérents du Syndicat de la Magistrature à Thonon, mais la directive Bolkestein semble déjà appliquée là-bas. Je me demande ce qu'en disent les magistrats et fonctionnaires du futur Tribunal de Grande Instance, les chefs de juridiction et la chancellerie ?

 

 

Non Bolkestein, même ripoliné !

 

Le projet de directive "Bolkestein" est - même relooké par le "consensus PPE-PSE" - intrinsèquement pervers: il fait de la mise en concurrence des salariés la règle et de la préservation d'acquis des exceptions.  Quant aux innombrables litiges, concernant l'interprétation des règles et des exceptions, ils seront tranchés en dernier ressort par une Cour de Justice elle même d'inspiration très libérale.  La bonne riposte reste dès lors la demande de rejet.

Cette exigence étant encore, à ce stade, minoritaire, il est essentiel de tenter de remettre en cause le cœur de la directive en affirmant clairement la primauté des règles du pays de destination, et en  limitant au maximum le champ d'application du texte , en particulier en excluant les services d'intérêt général et les services d'intérêt économique général. Telle est l'attitude que va observer, aujourd'hui comme hier, le groupe GUE-NGL, en restant aussi fidèle aux engagements pris devant les acteurs sociaux dont l'intervention est plus que jamais nécessaire

Face au mécontentement croissant et aux mobilisations, la droite et le groupe socialiste européen ont cru trouver une astuce: ils ont biffé les mots qui fâchent –

 " principe du pays d'origine "- mais ils en ont gardé la substance.

Ainsi, quasiment toutes les interdictions formulées par le projet de directive à l'égard des Etats-membres (articles 16-3 et 20) sont maintenues.  En outre, le compromis PSE-PPE confirme que l'Etat de destination ne peut intervenir qu'à titre exceptionnel, dans les conditions restrictives énoncées dans la directive, conditions strictement contrôlées par la Cour de Justice européenne.

Certes, des références sont faites à " la politique publique, la politique sociale, les conditions de travail, les conventions collectives..." , mais, leur invocation éventuelle par l'Etat de destination reste soumise à l'appréciation au cas par cas de la Commission et, en dernier ressort, de la Cour de Justice.

Avec ce "compromis", la perspective de "l'Europe sociale" ne fait pas un petit pas en avant, mais risque de faire de grands pas en arrière.  La bataille continue...

 

Francis WURTZ

 

Président de la GUE au Parlement Européen

 


 

La lutte paie :

 

la directive portuaire a été rejetée.

 

La mobilisation de l'ensemble des salariés et de tous les acteurs des métiers portuaires a payé.

La puissante manifestation de Strasbourg, ainsi que les grèves massives dans les ports de l'Union européenne, ont démontré qu'en aucun cas la communauté portuaire n'accepterait qu'on lui impose ce qu'elle avait déjà refusé en 2003. L'union syndicale européenne ETF, dont fait partie la CGT, les diverses coordinations de travailleurs portuaires, ont joué un rôle majeur.

Ce rapport de force, tout comme les résultats des référendums constitutionnels en France et en Hollande, a considérablement pesé sur la décision du Parlement européen de rejeter à une large majorité la proposition provocatrice de directive de la Commission européenne. Les députés du groupe GUE/NGL ont su être, dans l'enceinte du Parlement, les relais efficaces et intransigeants de toute la communauté portuaire, des dockers aux petits entrepreneurs en passant par les pilotes, les remorqueurs, les lamaneurs...

Le rejet par le Parlement de la directive de déréglementation des services portuaires est non seulement une victoire pour l'emploi, les droits sociaux, pour la sécurité des hommes et de l'environnement, pour la démocratie en Europe, mais aussi une défaite de plus des partisans acharnés d'une Europe ultralibérale.

C'est la preuve qu'il est possible de changer les choses en Europe.

Fort de ce succès, Il s'agit maintenant d'amplifier la mobilisation contre le retour de la nouvelle directive Bolkestein.

 

Jacky Hénin

Député européen du PCF

 


 

LIBRES PROPOS

 

Cette tribune est mise à disposition de nos lecteurs tant qu’ils n’expriment pas des propos malhonnêtes, xénophobes, racistes ou malveillants.

 

Les temps sont durs

et le deviendront plus encore !

DKV vous l'explique.

 (Lisez : c'est fabuleux !)

 

Bruxelles, 24/02/2006

Concerne: votre police d'assurance ******

Cher client,

Nous vivons dans un pays où le niveau de vie est très élevé et nos différents systèmes de protection sociale sont étendus. Nous pouvons nous en réjouir.

Ces dernières années cependant, notre couverture d'assurance maladie légale fait face à des déficits alarmants. Pour y remédier, le gouvernement a pris de nombreuses mesures d'économie et a réduit les remboursements dans beaucoup de domaines. Ceci explique que la part financière que paye le patient pour ses soins de santé augmente. Ceci a deux conséquences.

D'abord de plus en plus de Belges souscrivent une assurance complémentaire hospitalisation, car celle-ci rembourse ce que l'assurance maladie légale ne paye pas ou ne paye plus.

Ensuite, la croissance constante du coût des soins de santé supportée par le patient est prise en charge par cette couverture d'assurance complémentaire. Or les frais médicaux augmentent chaque année de presque 10%. Deux facteurs ont donc un impact cumulé sur les assurances complémentaires

Hospitalisation : l'augmentation annuelle des frais médicaux et la réduction de l'intervention de l'assurance maladie légale. C'est pourquoi les assureurs privés doivent fournir des efforts financiers toujours plus importants. Ces deux facteurs ont logiquement un impact sur plus de 1.200.000 clients que compte DKV Belgium, leader du marché de l'assurance santé. Nous sommes donc obligés d'adapter les primes en 2006.

Dans votre cas, ceci signifie que la prime annuelle à payer à partir du 01/07/2006 s'élèvera à 239,64 EUR. Malgré l'évolution négative dans le secteur des soins de santé, nous tenons toutefois à attirer votre attention sur le fait que nos primes sont restées inchangées en 2005.

Dans le passé vous avez choisi DKV Belgium,  c'était un choix réfléchi. Vous souhaitiez en effet -avec raison- assurer la santé de votre famille auprès d’une compagnie d'assurance spécialisée. Nous espérons que vous restez convaincu de la nécessité de vous protége,r ainsi que votre famille, contre le risque financier provoqué par des dépenses médicales imprévisibles.

 

Décideriez-vous cependant de résilier votre contrat, nous vous invitons de nous en aviser par écrit endéans les 3 mois suivant la notification de cette adaptation tarifaire.

N'hésitez pas à contacter votre intermédiaire d'assurance pour toute question relative à la présente. Il vous aidera bien volontiers.

Nous vous remercions pour votre confiance et vous prions d'agréer, cher client, nos sentiments distingués.

D. de L******* Administrateur - Directeur. Bestuurder - Directeur.

 

Réflexions :

 

On fait des cadeaux, en matière sociale aux entreprises et c'est aux clients de la DKV  & consorts (assurance privée) à payer la note ! C'est injuste!!

Ce serait en solidarité avec tous ceux qui, ne pouvant se la payer, voient leur couverture sociale diminuer. Si on continuait dans cette voie-là, on n'embêterait plus les entreprises avec des lois sociales. Les pauvres n'auraient plus rien et les assurés de DKV & consorts paieraient des sommes fabuleuses.

Petite question : « Si on réalimentait le social, les primes baisseraient-elles en conséquence? Je ne le crois pas, car on nous ajoute que  les frais médicaux augmentent chaque année de presque 10%. Autrement dit, en dehors de cela, on payera encore mutatis mutandis, à ce  rythme, 2,5 X plus dans dix ans!  On aura dépassé les USA (à moins qu'eux aussi ne prennent le même ascenseur). Mais où va-t-on dans ce monde de plus en plus pollué ? Je parle de cela car ils l'ont peut-être oublié dans leur argumentation. La pollution augmente les problèmes de santé (à moins qu'ils l'aient déjà inclus dans les +10% annuels) mais je me permets d'en douter. Ce sera peut-être pour expliquer une prochaine augmentation de prime. Chi lo sa ?). Le président des mutualités chrétienne l'a bien expliqué vendredi passé (cfr: réunion sur l'AGCS à Charleroi) : " 5% des assurés coûtent 60% des dépenses."

Le privé n'est pas là pour faire des pertes. Vous vous  comptez encore dans les 95% (pour combien de temps?). Que vous arrivera-t-il le jour où vous tomberez  dans l'autre catégorie, si on continue comme je l'ai décrit ? Les privés ne vous élimineront-ils pas en trouvant que vous devenez  décidément trop coûteux ?

L'enseignement coûte cher, les salaires sont trop élevés, les services publics coûtent cher, les allocations de chômage coûtent cher, la santé coûte cher. 

Il n'y a pas moyen d'en sortir.

Les funérailles coûtent encore plus cher! Evidemment, il y a des assurances privées spécialisées pour celles-ci, mais couvrent-elles vraiment le suicide et/ou l'euthanasie? Ceci pour ceux qui voudraient vraiment se tirer une balle dans la tête,  ou avaler tout un tube de somnifères (c'est selon!) après avoir lu ce message !

 

Georges SOSSOIS

 


 

A propos de la prise d’assaut de la prison de Jéricho

 

La prise d’assaut de la prison de Jéricho par l’armée israélienne soulève des hauts le cœur. La méthode israélienne est toujours la même : les chars contre les hommes. Personne ne s'indigne, ou si peu ! Et quand indignation il y a, aucune mesure n’est décidée pour que ces abus cessent.  Quelques personnes courageuses s’élèvent contre des méthodes qui, décidément, ne sont tolérées que d'un seul état avec autant d'indifférence internationale. Je m’associe pleinement  à leur indignation.

Les Israéliens ne sont-ils pas des terroristes, eux aussi, qui, pour satisfaire leur goût de la vengeance personnelle, peuvent tuer, détruire, avec la

" bénédiction de certains états " ? Ces états qui sont pourtant sont en guerre contre les terroristes et leurs méthodes. C'est proprement scandaleux, ce " deux poids , deux mesures !"

Qu’attend l’Union européenne pour prendre des sanctions économiques à l’égard d’un pays qui ne respecte pas la souveraineté d’une population voisine ? Quand il s’agit de prendre des mesures à l’égard d’autres nations, la prudence européenne est moins incertaine.

Aujourd’hui, je ne suis pas très fier d’être européen. Dès la moindre critique à l’égard d’Israël et de ses méthodes, et je l’ai éprouvé à plusieurs reprises, les personnes de confession juive vous accusent d’antisémitisme. C’est tellement commode !

 

Freddy Guidé

 

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03/05/2006

Nouvelles n° 102: la situation en Irak et sur la position du Parti Communiste Irakien

 

La situation en Irak et sur la position

du Parti Communiste Irakien

 

Raid Fahmi, représentant du Comité central du Parti Communiste Irakien en France

 

La situation en Irak est restée un problème international tout au long de l’année 2005, devenant même une question nationale prédominante dans plusieurs pays. Elle a été également l’objet de débats dans les milieux populaires, progressistes et démocratiques, surtout en raison de l’instabilité continue et de l’extrême violence qui a conduit quotidiennement à la mort d’un grand nombre de civils innocents. Tout cela a lieu en présence de plus de 140 000 soldats étrangers. En même temps, un processus politique poursuit son avancée dans un climat de forte radicalisation confessionnelle et ethnico nationale, de luttes autour de visions et de programmes politiques et sociétaux différents.

 

Maintenant que presque trois ans se sont écoulés depuis la guerre, l’occupation et la chute de la dictature, et vu les récentes élections générales pour un parlement non provisoire et des institutions gouvernementales durables, nous pensons qu’il est important de faire connaître aux partis frères et aux partis et forces amis les analyses théoriques et politiques qui ont été la base des politiques et des positions adoptées par notre parti, tant dans la période qui a précédé la guerre qu’après l’occupation et l’effondrement de l’état irakien. Afin de concentrer l’attention sur les questions principales, nous examinerons ici uniquement les grands thèmes politiques et théoriques actuellement en débat.

 

Une situation sans précédent

 

La situation qui s’est fait jour en Irak après la guerre et la chute de la dictature se caractérise par des traits et des complexités quasiment sans précédent. Elle diffère des cas d’occupation connus dans l’histoire des décennies passées, liés aux guerres coloniales et à l’occupation nazie en Europe. Là réside l’origine de désaccords dans l’analyse et d’erreurs qui proviennent de comparaisons établies hors du contexte historique, qui n’accordent pas l’attention nécessaire aux conditions concrètes caractérisant la situation en Irak.

 

Analyser la situation en Irak comme un cas de pays occupé nécessitant de soutenir la lutte de libération nationale de son peuple dans le but de chasser les occupants et d’accéder à l’indépendance entraîne une sous-estimation et une absence de prise en compte d’autres facteurs importants de la situation qu’il est nécessaire de considérer. De telles analyses ignorent non seulement la responsabilité de la dictature dans la création des conditions qui ont facilité l’intervention étrangère, mais également l’attitude de la grande majorité du peuple irakien, qui s’est réjouie de la chute du régime, mais n’a pas accueilli les envahisseurs avec des fleurs. Surtout une telle analyse ne saisit pas pleinement les implications de l’effondrement total de l’état irakien, qui a entraîné d’une part le vide subséquent au niveau des institutions et de la sécurité, et d’autre part l’implication active du peuple irakien, dans toutes ses composantes sociales et politiques, sur le plan de l’action politique. En conséquence, il n’est plus possible de traiter la question de la fin de l’occupation et de la restauration de la pleine souveraineté nationale, qui est un objectif capital de la phase actuelle, sans considérer comme il se doit les conditions de la situation interne et la lutte en cours sur la forme et le contenu du processus de reconstruction de l’état irakien et des institutions civiles. Notre but est de faire en sorte que cet état soit national et démocratique, à la fois politiquement et socialement.

 

Le rôle de l’intervention étrangère dans le changement et l’établissement de la démocratie

 

Sur la controverse concernant l’intervention étrangère et sa capacité à établir la démocratie, nous voudrions renvoyer aux positions prises par notre parti avant cette intervention, et en particulier à la veille de la guerre. Nous avons rejeté l’idée que la guerre pouvait être un instrument du changement, considérant cette dernière comme la pire des options. Nous avons à maintes reprises souligné que la guerre, l’invasion militaire et l’occupation étaient des moyens inacceptables de se sauver de la dictature. Nous avons montré que, compte tenu des énormes dangers et des répercussions imprévisibles et hasardeuses qu’implique la guerre, ce choix ne conduirait pas à une véritable démocratie. L’expérience de l’Irak depuis la chute de la dictature le prouve amplement.

 

La démocratie comme processus historique

 

Nous sommes pleinement conscients que la démocratie est un processus historique aux dimensions multiples : politique, sociale, économique et culturelle. Assurément, tous les pré requis institutionnels de la démocratie ne sont pas mûrs ou pleinement développés dans la société irakienne. Cependant, instituer la démocratie, dans tous ses aspects, est un processus complexe et  à longue échéance. Nous considérons que ce processus a déjà commencé en Irak, et nous n’avons aucune illusion quant à sa complétude et ses défauts. Mais nous nous battons pour créer le front le plus large possible, regroupant les forces favorables à la poursuite de ce processus, et qui veulent que soient remplies et consolidées les conditions de son succès. Un tel processus peut commencer sous l’occupation, et il a commencé, mais il ne peut remplir toutes les conditions requises sans que soit regagnée la souveraineté nationale, dont la seule source est la volonté libre du peuple. Par conséquent, il n’est pas juste d’invalider, en raison de la présence de troupes étrangères dans le pays, tout ce qui a été acquis au cours de ce processus. A l’inverse, la lutte pour consolider la démocratie dans toutes ses composantes n’est pas seulement étroitement imbriquée au combat pour mettre fin à l’occupation : elle est considérée comme un levier à l’appui de ce dernier.

 

Après l’occupation

 

La guerre a eu lieu dans le contexte d’une stratégie globale

des Etats-Unis, au service de leurs intérêts propres, et visant à imposer leur hégémonie dans la région et dans le monde. La doctrine de la « guerre préventive » est l’incarnation concrète de cette stratégie. La guerre cherchait à remodeler la carte politique de la région et était liée au Plan pour un Grand Moyen Orient. Notre parti est bien conscient de tous ces aspects et à cet égard il a une vision claire. C’est pourquoi il s’est opposé à la guerre.

           

Cependant, au lendemain de la guerre et de l’effondrement du régime et de l’état irakien, sont apparus dans la situation intérieure de nouveaux éléments que le parti devait traiter et avec lesquels il a dû interagir, dans l’objectif d’influer sur eux en faveur de son projet national et démocratique. Dans cet esprit, tout au long des premiers mois qui ont suivi l’effondrement du régime, nous avons déployé les plus grands efforts afin de mobiliser les forces patriotiques nationales en Irak, pour combler le vide politique consécutif et construire le meilleur rapport de forces possible vis-à-vis des puissances occupantes, en vue d’imposer la volonté nationale du peuple. Cependant, pour des raisons diverses, cet objectif n’a pas été atteint. Quand nous avons été pressentis pour participer au Conseil de Gouvernement et au processus politique dans son ensemble, nous avons décidé, après avoir soigneusement étudié la situation et consulté un large cercle de cadres et de membres du parti, d’entrer dans ce Conseil, insistant en même temps sur la nécessité de combiner la lutte menée à l’intérieur des institutions naissantes avec celle menée à l’extérieur de ces institutions, dans les divers domaines de l’action de masse.

           

Notre évaluation alors, qui vaut encore aujourd’hui, est que - dans les circonstances du moment et dans le rapport de forces en Irak – il n’y a pas d’autre processus que le processus existant, qui offre une perspective politique de rétablissement de la sécurité et de l’ordre dans le pays et mette celui-ci sur le chemin de la reconstruction et du développement. Le recours à l’action armée peut arriver à entraver certains aspects du processus politique, infliger des épreuves et fournir des atouts pour procurer à ceux qui adoptent  cette ligne de conduite des gains et des positions supplémentaires. Mais ce recours aux armes ne renferme aucune perspective politique pour résoudre les problèmes du pays, que ce soit la fin de l’occupation ou la reconstruction de l’état, sans parler de l’établissement de la démocratie. Cette absence de perspective politique de l’action armée a été confirmée par l’avancée du processus politique et la tenue d’élections générales en janvier 2005.

 

Les contradictions du processus politique

 

Le processus politique est confronté à deux types de contradictions ou d’antagonismes. Le premier oppose ceux qui en sont partie prenante dans leur globalité aux forces qui lui sont hostiles, principalement des partisans du régime défunt et des Islamistes extrémistes. Un second jeu de contradictions existe entre les forces et courants politiques qui constituent le processus et qui ont des visions, des projets de société et des programmes différents, peut-être contradictoires. En raison du lourd héritage du régime antérieur, de la manière dont le changement a eu lieu, et des changements dans le monde, les forces politiques et sociales engagées au service du programme démocratique national ne sont pas au mieux de leur condition ; elles sont dans une position plus faible que les forces fondées sur la politisation d’identités religieuses, confessionnelles ou ethniques. Ces dernières forces n’ont pas été atteintes par la tyrannie et la répression aussi sévèrement que les organisations civiles et les forces démocratiques. Elles ont bénéficié du fait que, les lieux de culte offrant un sanctuaire, ils pouvaient être utilisés largement pour l’endoctrinement et la mobilisation politique. Cette situation, cependant, n’est pas statique.

 

Les Etats-Unis et leurs alliés jouent un rôle majeur dans les affaires irakiennes. Cependant, il est erroné de négliger le rôle des facteurs internes et des acteurs irakiens. Les événements et les évolutions en Irak montrent que ces facteurs et ces acteurs peuvent en réalité influer sur la direction, le contenu et le rythme du développement du processus politique. Cette influence est d’autant plus grande que les forces irakiennes parviennent davantage à unifier leurs rangs  et agissent ensemble d’un commun accord sur des objectifs nationaux. Par conséquent, nous considérons les évolutions et leur cours comme le résultat d’une lutte, plutôt que comme la simple mise en œuvre d’un plan préréglé établi par les forces d’occupation. Il ne fait aucun doute que ces dernières, ont leur propre programme et leurs propres plans, mais ceux-ci peuvent être contrecarrés ou modifiés par les forces irakiennes. Nous concevons le processus politique  comme un champ de lutte, dans l’idée d’orienter ce processus pour le rapprocher du programme démocratique national.

 

La résistance est un droit légitime du peuple

 

La résistance contre une force d’invasion est un droit légitime universellement reconnu. Cependant, nous pensons qu’il est erroné de réduire la résistance à la lutte armée, qui n’est qu’une forme de lutte à laquelle recourir quand les autres formes sont, soit épuisées, soit impraticables. Depuis l’effondrement du régime en Irak, il y a eu, et il y aura dans un avenir prévisible, toute une variété de formes possibles de lutte politique. Nous, et les forces politiques en général, ne sommes pas près de les épuiser entièrement, en particulier sur le plan de la lutte de masse, du mouvement syndical, des organisations de la société civile, etc. D’autre part, contrairement à tous les exemples passés que nous connaissons, les forces qui revendiquent la résistance armée contre l’occupation, n’ont pas présenté de programme politique et social et n’ont pas proposé leurs propres représentants politiques. De fait, leur vrai projet est un projet despotique et violemment anti-démocratique. Bien que nous croyions que le recours aux armes est contreproductif dans le contexte irakien actuel, nous sommes prêts à engager le dialogue avec les forces qui combattent vraiment l’occupation, mais s’abstiennent de recourir à la terreur et de prendre pour cibles des civils et les infrastructures. Sans nier l’existence de telles forces, elles ne constituent pas l’élément principal de l’action armée, qui est généralement dominée par des Islamistes extrémistes et des partisans de l’ancien régime.

 

Sur le retrait des troupes étrangères

 

Nous luttons pour créer les conditions permettant le retrait des troupes étrangères le plus tôt possible. Cependant, nous croyons qu’appeler à leur retrait immédiat ne prend pas en considération la radicalisation aiguë qui prévaut actuellement dans notre pays, l’existence d’organisations paramilitaires, et l’état de préparation insuffisant des forces de sécurité irakiennes. En conséquence, nous demandons un échéancier pour ce retrait et en même temps qu’on redouble d’efforts pour assurer les conditions internes de ce retrait, conditions politiques, institutionnelles et de sécurité. Comme cela a été évident dans la déclaration de la Conférence d’Accord National, qui s’est tenue au Caire en novembre dernier, il y a un consensus irakien concernant cet échelonnement du retrait afin d’éviter le chaos et des souffrances supplémentaires. C’est un programme réaliste et il peut être mis en œuvre sur une période relativement courte.

 

Nous espérons que les forces anti-guerre prendront en considération les complexités de la situation en Irak. En même temps, nous respectons le droit de tous les partis et organisations, dans les pays qui ont envoyé des troupes en Irak, à appeler à leur retrait rapide. C’est une affaire interne qui les concerne en propre, comme nous nous réservons également le droit de formuler notre propre position en accord avec ce que nous estimons être les intérêts de notre pays. Cette approche peut fournir une base effective et pratique à l’action commune qui servirait la noble cause de la paix dans le monde et la lutte pour la liberté, la démocratie, les droits de l’Homme et le progrès social.

           

Nous souhaitons un rôle accru des Nations Unies dans cette période de transition, en vue de parvenir à la pleine souveraineté nationale, de mettre fin dès que possible à la présence de toutes les troupes étrangères, et d’apporter un soutien à la reconstruction du pays. Nous appelons également à intensifier le rôle des Nations Unies pour permettre à l’Irak et à notre peuple de mener à bien le processus politique, de construire des institutions constitutionnelles démocratiques, et de constituer un gouvernement élu pleinement légitime, ainsi que d’assurer un processus électoral libre, juste et transparent.

 

 La solidarité internationale

 

Nous devons noter à regret que les forces démocratiques irakiennes n’ont pas reçu, dans leur combat difficile, de marques de solidarité effective et de soutien de la part des forces internationales de gauche. De ce fait, la plupart de ces dernières sont malheureusement devenues observatrices des événements, au lieu d’exercer une influence positive sur la lutte actuelle pour le cours futur des événements en Irak, en particulier en soutenant la lutte pour une perspective démocratique, à un moment où les forces patriotiques et démocratiques irakiennes ont un besoin urgent de ce soutien et de cette solidarité, sous des formes concrètes et variées.

 

Secteur des Relations Internationales du

Comité Central du Parti Communiste Irakien

 

 

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