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06/03/2006

La parole au Parti communiste

LA PAROLE AU PARTI COMMUNISTE.

 

A propos de l’OPA de Mittal STEEL.

 

L’OPA annoncée par le premier sidérurgiste mondial « MITTAL STEEL » sur son dauphin « ARCELOR » vient une fois de plus confirmer la volonté de concentration financière du capitalisme mondial. Cette concentration continue de se faire au détriment des économies nationales et régionales, de l’emploi et des finances publiques. Elle s’inscrit dans les options de l’OMC pour organiser une surpuissance financière des multinationales basée sur les déréglementations du marché mondial et les mises en concurrence salariales des peuples. Dans le même temps, nos dirigeants et les institutions antidémocratiques nées de Bretton Woods (OMC, FMI et Banque Mondiale) servent docilement la mondialisation capitaliste et continuent d’œuvrer à l’élimination progressive de toute concurrence au sein même du capital privé. Cette marche forcée donne naissance à de gigantesques multinationales (créant nombres d’oligopoles et de monopoles dans les secteurs clés de l’économie mondiale) qui imposent toujours plus facilement leurs prix aux citoyens afin de maximiser sans cesse davantage leurs profits. Avec l’OPA de SUEZ sur la Société Générale, en 1987, la Belgique a

pu mesurer l’ampleur de la décroissance de l’emploi industriel et de services tant à Bruxelles qu’en Wallonie. Récemment, il en fut de même dans le secteur de l’électricité avec la prise de contrôle d’Electrabel. Avec la concentration sidérurgique voulue par les gouvernements belge, espagnol et luxembourgeois, donnant naissance à ARCELOR, le mouvement syndical avait déjà pu constater les démantèlements programmés dans l’outil productif régional et les gâchis dans le domaine des compétences technologiques perdues et de l’emploi, ce compris dans les PME liées à l’activité des grands groupes. Tout ceci est vécu par les travailleurs du secteur depuis la fin des années’70 en Belgique, en France et dans bien d’autres pays européens. Ainsi, nous nous trouvons face à un scénario proprement scandaleux : d’un côté des milliers de travailleurs poussés au chômage et à la précarité et de l’autre une entreprise qui réalise des bénéfices insolents (2,3

milliards d’euros de bénéfices engrangés en 2004 soit une augmentation de 730 % par rapport à l’année précédente) et dont les actionnaires (dont pour une large partie, de gros investisseurs de la finance internationale et des fonds de pension) voient leurs dividendes exploser (augmentation de 71% sur la même période). L’accélération actuelle du processus de restructuration de l’acier européen pose de la sorte une triple question. · Celle de l’évanescence des pouvoirs élus dans la défense de l’intérêt collectif des populations qui les a chargées de cette responsabilité. Les politiques wallons ont vendu pour une croûte de pain l’avenir de milliers de travailleurs. Au-delà des gesticulations médiatiques, avec à peine 2% du capital d’Arcelor, la région se retrouve aujourd’hui impuissante face aux catastrophes sociales qui touchent les travailleurs et celles, plus importantes encore, qui les menacent. Le PC plaide pour un investissement public fort dans l’avenir industriel de la région, non au travers de nouvelles aides au monde patronal, ainsi que le prévoit le plan Marshall, mais par un soutien direct aux entreprises publiques existantes, par le rachat ou la nationalisation éventuelle de celles qui sont abandonnées ou pillées par les multinationales et par le financement au niveau local et régional d’entreprises publiques nouvelles (dans les technologies novatrices et soutenables, dans les entreprises susceptibles d’assurer une plus grande souveraineté alimentaire ou énergétique,…) · Nous dénonçons aussi les aides et cadeaux publics divers octroyés aux patrons de l’acier sans aucun engagement de leur part à garantir l’emploi et l’activité dans les bassins. Le PC exige un remboursement intégral des aides reçues par les entreprises bénéficiaires qui délocalisent leur production. · Catastrophique est également l’impact réel de la libéralisation totale prônée par le capitalisme international sur les populations du Sud mais aussi du Nord au travers des organismes non démocratiques servant sa cause (OMC, Banque Mondiale, FMI,…). Le PC se prononce pour le retour à un certain protectionnisme afin de s’opposer à cette stratégie. Il propose également des réglementations limitant la dictature actuelle des actionnaires. Plus globalement, le PC exige l’extension des droits démocratiques politiques et syndicaux dans la gestion des entreprises et une réelle transparence.

 

Le Bureau politique du PC.

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