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Les consommateurs ne sont pas des vaches à lait
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20-10-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...Nouvelles n° 133

Les consommateurs ne sont pas des vaches à lait

lait-crise-agriculteur-bruxelles_17

Suite aux nombreuses manifestations des producteurs de lait qui ont secoué notre pays, un accord a été conclu entre les représentants de la distribution (FEDIS) et certains représentants des producteurs de lait (Boerendond et ABS) début juillet 2009.

Les membres de la Fedis se sont engagés à verser 14 centimes dans un fonds de solidarité pour chaque litre de lait de consommation qu’ils achètent. Les montants ainsi récoltés doivent être distribués parmi les éleveurs belges de vaches laitières en fonction de la quantité de lait qu’ils produisent.

En pratique, les déclarations des intéressés reprises largement dans la presse conduisent à  ce que le secteur de la distribution rembourse aux éleveurs de vaches laitières 2 centimes par litre de lait fourni à partir du 1er juillet 2009, et ce pendant 6 mois.

Or, le CRIOC constate que tous les prix du lait (de consommation) ont augmenté! Aussi bien les laits produits en Belgique qu’en Allemagne (sic.)

Il ressort clairement des relevés de prix effectués par le CRIOC auprès de différents points de vente situés sur l’ensemble du territoire qu’aucune grande enseigne n’a joué le jeu de la solidarité et qu’au contraire, toutes ont répercuté intégralement l’augmentation sur le consommateur.

Le CRIOC a ainsi constaté que pour 1 litre de lait demi-écrémé qui coûtait 0,43 € en juin, il en coûte dorénavant 0,57 € soit une augmentation de….14 centimes !! (soit une augmentation de 16 à 36 % du prix du lait vendu en grande surface) et que quasi tous les produits sont vendus au même prix (par catégorie). Pour une analyse plus complète, vous pouvez vous référer à notre étude.

Etonnant aussi de constater qu'à ce rythme, ce serait le lait bu par les consommateurs (belges) qui financerait indirectement la transformation des produits à base de lait (crèmes glacées, yaourts, fromages, ...) et les exportations de poudre de lait à l'étranger.

Pour le CRIOC, il est inacceptable que la distribution protège ses marges au détriment des consommateurs tout en rendant les agriculteurs responsables de cette augmentation.

Le CRIOC s’interroge sur le sens et la légalité d’un tel accord qui, de toute évidence, ne paraît pas rencontrer les difficultés du monde agricole.

Les constats qui ont été faits par le CRIOC permettent d’affirmer que les prix de vente du litre de lait aux consommateurs sont aujourd’hui uniformes sur le marché belge.

De tels constats permettent de supposer qu’il y va manifestement d’une entente contraire au droit de la concurrence et contraire à l’article 81 du Traité CE.

Afin de pouvoir veiller à ce que les intérêts des consommateurs soient notamment pris en compte dans ce débat, le CRIOC saisi la Commission européenne d’une plainte.

Il appartiendra à celle-ci de se prononcer sur la légalité
de telles pratiques.

Internet: www.crioc.be


 

 

La Poste, ou le « service public » comme fer de lance de la précarisation de l’emploi

poste belgeSuite à la libéralisation totale du marché postal décidée au niveau européen, La Poste a décidé d’« actualiser » son plan stratégique. D’après une dépêche Belga de ce jour, la mesure phare consistera dans le remplacement de 6000 facteurs par 12 000 emplois précaires.

La direction de La Poste a présenté aux syndicats, une actualisation de son plan stratégique pour les années 2008-2009. Point principal de cette nouvelle mouture : l’apparition de « livreurs de courrier » qui seront chargés de distribuer un certain type de courrier pendant les heures creuses de la journée.

« La Poste entend remplacer 6 000 facteurs équivalents temps plein par 12 000 de ces livreurs qui ne travailleront que quelques heures par jour ou par semaine », a expliqué André Blaise (CSC). Selon le représentant du syndicat chrétien, la direction entend ainsi « encourager » le travail à temps partiel parmi son personnel de plus de 50 ans. « Il faut savoir que l’âge moyen des travailleurs de La Poste atteint 45 ans et que les objectifs qu’ils doivent remplir sont déjà “limites” en termes de flexibilité et de productivité. Si l’entreprise continue à les presser, la corde va craquer », a-t-il averti.
.../...

« Un facteur commence actuellement sa carrière avec un salaire de 1.000 euros net. Gagner encore moins, ce sera vraiment un salaire de misère », a ainsi réagi la CGSP. Les représentants des travailleurs craignent également qu’un nombre insuffisant de travailleurs optent pour ce système. « Que fera-t-on alors ? On ne peut tout de même pas forcer les gens à travailler à temps partiel ! », a encore indiqué le syndicat socialiste.

Dans un communiqué, Johnny Thijs, CEO de La Poste, commente ces nouvelles mesures de précarisation de son personnel avec le flegme qui sied à quelqu’un qui gagne 900 000 euros par an.

« L’ouverture au changement dont nous avons fait preuve ces quatre dernières années doit se poursuivre. Il s’agit d’adaptations progressives, que nous entendons évidemment appliquer en concertation avec les syndicats, sans recourir à des licenciements secs. Ce scénario part toutefois du principe que La Poste pourra affronter ses concurrents sur le marché libéralisé à armes égales. Il serait inconcevable que la concurrence puisse se tourner uniquement vers les secteurs rentables du marché et utiliser à cette fin de la main-d’œuvre bon marché, et que dans le même temps La Poste soit obligée de desservir chaque jour la totalité des boîtes aux lettres sur l’ensemble de notre territoire. Nous attendons des pouvoirs publics qu’ils mettent en place les garanties nécessaires sur le plan des services et des conditions de travail afin d’éviter toute discrimination concurrentielle


 

 

Transports en commun et pollution de l’air : Les étranges calculs du MR

par Didier BRISSA, Didier COEURNELLE, Luc CREMER, Céline DELFORGE, Pierre EYBEN, Michèle GILKINET, Maurice MAGIS, Julien MINET, Pierre OZER, Christine PAGNOULLE et François SCHREUER

sncbDans une « carte blanche » publiée récemment et largement diffusée, M. Jeholet, député du Mouvement Réformateur, lance une attaque en règle contre les transports en commun et singulièrement contre le train au nom, c’est original, ... de la défense de l’environnement. Que le MR soit prompt à vilipender les services publics n’est pas nouveau mais qu’il argumente sur une prétendue base écologique l’est totalement. Est-ce pour autant plus crédible ? Il est fortement permis d’en douter. Voici trois éléments essentiels qui battent en brèche l’argumentaire de M. Jeholet.

Premièrement, qu’effectivement tous les trains ne soient pas remplis – mais n’est-ce pas également le cas de certaines voitures ? – n’enlève rien au fait qu’un calcul rigoureux comparera la quantité de CO2 émise par personne et par kilomètre. Les chiffres sont limpides : ces émissions sont, en moyenne, de 31 grammes pour le train contre environ 140 pour la voiture. C’est presque cinq fois moins ! Ce n’est pas parce que l’on a vu une chèvre à trois pattes que toutes les chèvres ont trois pattes. On objectera que ces chiffres sont des moyennes. Peut-on, comme le fait M. Jeholet, chercher à les disséquer pour distinguer les trains qui polluent trop et ceux qui ne le font pas. C’est la tendance dans le débat économique mais c’est absurde : un système de transports en commun est à considérer comme un ensemble, dont les segments les moins rentables (écologiquement ou financièrement), les petites lignes, les sillons horaires moins fréquentés, jouent un rôle de rabattement vers les lignes plus fréquentées.

Deuxièmement, alors même qu’un plan SMOG vient d’être activé en raison de la pollution routière, M. Jeholet passe totalement sous silence le fait que, contrairement au train, la voiture n’est pas seulement responsable d’émissions C02 mais également d’émissions de nombreux autres polluants (oxydes d’azote, monoxyde de carbone, plomb, particules fines…). Les pollutions liées aux particules fines interpellent notamment de plus en plus. Non filtrées par les défenses naturelles de notre système respiratoire, celles-ci pénètrent profondément dans nos poumons créant des troubles respiratoires et cardio-vasculaires. Elles sont également considérées comme cancérigènes .

Troisièmement, M. Jeholet prend totalement à rebrousse-poil le problème des flux de voyageurs. L’idéal – issu des Golden Sixties – d’une maison quatre façades avec jardin privatif et garage a fait beaucoup de tort. Moins que jamais aujourd’hui nous ne pouvons accepter un affaiblissement du, déjà insuffisant, service public de transport en commun en zone dense au profit d’un transport en commun « à la carte » dans les zones d’habitat dispersé. Le défi central pour un urbanisme écologique est la densification de l’habitat. Villes agréables avec habitats collectifs et espaces verts, villages resserrés et bien desservis, zonings reliés aux chemins de fer et au transport fluvial, le travail à réaliser est énorme mais vital. Soutenir la dispersion de l’habitat et se contenter de proposer des transports en communs « à la carte » serait la pire des solutions.

Avec ses propositions, M. Jeholet s’aligne sur la position des lobbys automobiles comme la FEBIAC dont la conception des transports en commun se limite à un « moyen de combattre les files dans les territoires à forte congestion ». Il faut au contraire développer pour la majorité des déplacements un transport public collectif confortable, plus rapide et moins cher. Bien sûr, toute tentative d’optimisation des transports publics est toujours nécessaire, tant du point de vue de la rentabilité économique qu’en ce qui concerne l’atténuation des pollutions diverses.

S’agissant du train, il faut savoir que l’on a aujourd’hui fermé nombre de gares et que le réseau ferroviaire est moins étendu en Belgique qu’il y a un siècle. La priorité est donc au redéploiement de ce mode de transport, à la remise en service de petites lignes, à la réouverture de nombreuses gares, au développement de RER (à Liège notamment, une agglomération fortement desservie par des lignes malheureusement totalement sous-exploitées).

Pour longtemps encore, les transports en commun, et particulièrement le train, seront LA solution écologique aux problèmes de mobilité. Ceux-ci ont par ailleurs l’avantage non négligeable d’être plus sûrs et moins chers. Il convient donc de les défendre avec vigueur.


 

Cent mille chômeurs en plus mais  combien d’emplois en plus ?

71-chomage

Le commentaire (voir : LLB du 1.04.09) que vous faites à propos du dernier rapport du Conseil Supérieur de Emploi porte à croire que du fait de la crise économique actuelle, il y aura en Belgique cent mille chômeurs en plus en 2009.

Dans la mesure où pour les seuls mois de janvier et février il y en a déjà soixante-cinq mille en plus, la prévision de ce Conseil me semble minimaliste à moins que les plans de relance n’aient un effet vigoureux sur le volume de l’emploi. En effet, elle peut résulter de dynamiques bien différentes du marché de l’emploi.

Avec des populations en âge de travailler et active en constante augmentation, un accroissement de cent mille chômeurs pourrait résulter :

- d’une création de cent mille emplois et de la destruction de deux cents mille autres emplois
- d’une création nulle d’emplois et de la destruction de cent mille emplois existant déjà.

Le Conseil supérieur de l’emploi ayant consacré son rapport annuel 2008 à la question de la « Destruction créative et aux flux des emplois en Belgique), il est étonnant qu’il n’ait pas repris cette problématique dans son dernier rapport pour clarifier l’évolution à court terme du marché belge de l’emploi ; cette question est en effet d’importance pour les décideurs des politiques , fédérale et régionales, de l’emploi ainsi que des institutions qui  ont la charge de la mettre en œuvre.

Alors que l’ensemble des Etats-membres de l’UE mettent en place des politiques économiques qui entraîneront des effets, tant sur l’offre de biens et services produits que sur leur demande, ce Conseil, prudemment, ne se risque pas à émettre  la moindre prévision sur les effets induits de ces plans de relance sur le volume de l’emploi.

Afin de combler cette lacune, je me suis livré à un premier  exercice d’estimation du plan fédéral de relance sur le volume de l’emploi. Ce plan se subdivise en trois axes relatifs aux :

- dispositions visant à alléger le coût du travail
- mesures de soutien à la demande agrégée en faveur des ménages et des investissements (publics et privés)
- dispositions spécifiques concernant le fonctionnement du marché du travail qui chacun comprennent une dizaine de mesures spécifiques.

Comme  ces mesures ne font pas toutes l’objet d’une évaluation budgétaire, il n’est pas possible, à partir de ce seul rapport, d’établir le montant global de plan de relance pour 2009 et 2010, ni de sa répartition entre les différents segments de la demande finale.

A l’instar de la démarche effectuée dans d’autres pays, j’ai donc considéré que le plan fédéral de relance économique s’élèverait à 2,5 %  du PIB  de 2008 soit : 8,350 milliards d’euros.

Selon que ce plan sera davantage ciblé sur la consommation (privée et publique) ou sur les investissements, il influencera différemment le volume de l’emploi. A titre d’hypothèse, j’ai considéré :

- un plan de relance favorisant davantage les investissements  que la consommation (hypothèse 1)
- ou l’inverse (hypothèse 2)
- ou encore un plan favorisant autant la consommation que l’investissement (hypothèse 3)

Par ce qu’il est encore trop tôt pour considérer l’impact
de l’évolution des exportations sur la demande finale ; j’ai neutralisé cette variable dans le cadre de cet exercice.

En recourant  à la méthode du contenu en emploi d’une production et en utilisant les derniers tableaux entrées-sorties de la Belgique , il apparaît que c’est l’hypothèse 2 qui a le plus d’impact sur le volume de l’emploi en général et de l’emploi salarié en particulier (+89,3 milliers de salariés) et l’hypothèse 1 qui en a le moins (+70,4 milliers). Si l’on tient compte des seuls salariés du secteur privé marchand, ces deux chiffres s’établiraient  respectivement à 56,2 et 44,3 milliers de salariés. Pour permettre aux services publics de l’emploi d’anticiper cet accroissement de la demande d’emploi, il est possible, en première approximation, de répartir cet accroissement par région. Ainsi pour un volume induit d’emplois de 50, 0 milliers de salariés :

* 31 iraient à la Région flamande
* 14,5 à La Région wallonne
* 4,5 à la Région bruxelloise

Un article spécifique complétera cette information en précisant au niveau national, quelles sont les branches et les groupes professions concernées par cette variation du volume de l’emploi.

A ce stade, outre le fait le volume de l’emploi ainsi créé est relativement peu élevé et ne constitue pas un moyen diminuer drastiquement le taux de chômage en Belgique, il serait souhaitable que les instances responsables :

* évalue pour 2009 et 2010 les coûts budgétaires globaux des plans de relance économique et leur répartition  par élément de la demande finale afin de ne garder que l’hypothèse de travail la plus réaliste
* permette, dans le cadre d’une meilleure anticipation des évolutions des marchés de l’emploi fédéral et régionaux, l’utilisation des tableaux entrées-sorties de 2005 et leur interpolation annuelle
* établisse annuellement une  hypothèse réaliste du commerce extérieur, tenant compte à la fois du ralentissement de l’activité économique au niveau international et des plans de relances des pays qui sont les  principaux partenaires commerciaux de la Belgique, étant donné que les exportations constituent l’élément principal de la demande finale en Belgique.

 1° C’est-à-dire la demande de consommation des ménages et de l’Etat, la demande d’investissements par des entreprises privées et publiques, la variation des stocks et les  exportations, demande émanant des agents économiques étrangers.
2°Chiffre exprimant le recul de la croissance en
Belgique prévu par le FMI
3°Estimé à 334,000 milliards d’euros
4°Institut des Comptes Nationaux et Bureau fédéral du Plan, (2004), « Tableaux entrées-sorties de la Belgique », Bruxelles

L'Ombre rouge


 

 

LE SECOURS POPULAIRE WALLONIE / BRUXELLES ET LA PALESTINE.

autocollant-palestineEntre le SPWB (Secours Populaire Wallonie/Bruxelles) et la Palestine, c’est une vieille histoire. Tout commence par une visite du camp de Jabalya près de Gaza suivi par l’installation d’un staff informatique commun auprès des jeunes du camp et les jeunes de Viroinval.

En décembre 2004, un membre du Secours Populaire Wallonie/Bruxelles de Fontaine-l’Evêque accompagne une délégation de l’AJPF (Association des Jumelages Palestine/France) pour une tournée des camps des 450.000 réfugiés palestiniens du Liban. Les conditions de vie dans les camps lui font forte impression. Le désintérêt  total de la Communauté internationale le force à agir en faveur des réfugiés palestiniens du Liban. Sur place, il rencontre le CAP (Collectif Avionnais pour la Paix), une association de la  ville d’Avion dans le Pas-de-Calais qui a déjà institué une relation solide avec le camp de Bourj-El-Barajneh, un petit camp situé en bord de littoral au sud de Beyrouth.  De retour en Belgique, avec ses amis du Comité Palestine de Fontaine-l’évêque, ils mènent plusieurs actions d’information et de sensibilisation auprès de la population.

Ensemble ils parviennent à convaincre les autorités communales de les aider à jumeler avec le CAP et une première rencontre est organisée entre la Mairie d’Avion (Pas-de-Calais) et le Bourgmestre de Fontaine-l’Evêque. La ville qui mène un programme de coopération décentralisée adopte le projet de l’antenne du SPWB avec enthousiasme. Une coopération étroite s’installe entre le Collectif Avionnais pour la Paix et l’antenne fontainoise du Secours Populaire…Ils aident notamment les jeunes du camp de Bourj-El-Barajneh a installer un centre de rencontre pour jeunes, femmes et enfants.

En 2006, retour dans les camps de réfugiés au Liban pour établir un contact avec le Docteur Hamzi Masloum, responsable du Secours Populaire Libanais. La loi libanaise à court  de main d’œuvre spécialisée s’assouplit à l’égard des Palestiniens.  Ils  sont désormais autorisés à exercer des métiers particuliers, qui jusque là leur étaient interdits par la loi, tels  que plombiers, électriciens, etc.… Un accord est même conclu entre le SPWB et la mairie de Bourj-El-Barajneh pour assurer des formations auprès des réfugiés palestiniens et des habitants de la petite ville côtière. Malheureusement, le bombardement du Liban en août 2006 aura raison du projet.

Peu de temps avant ce bombardement, le Comité Palestine de Fontaine accueillera Mirvat Salaman, une réfugiée palestinienne de Bourj El-Barajneh durant une semaine. Elle décrira la difficulté d’épanouissement familial dans les misérables masures du camp. Elle sera reçue au Parlement européen et hormis quelques vagues promesses son sort ne sera guère amélioré !  De retour au Liban, les bombardements israéliens sur le Liban obligent  Mirvat à s’enfuir en Syrie avec  sa famille.

Devant le nombre considérable de victimes, le SPWB organise une soirée. Tous les bénéfices seront versés au Secours Populaire Libanais afin de venir en aide aux victimes. De nombreux artistes animeront gratuitement cette soirée. Par la suite plusieurs palettes de produits de première nécessité seront acheminés vers le Liban en collaboration avec le Secours Populaire Français et les Forces Armées Belges. Une opération similaire sera organisée lors du bombardement de Gaza mais uniquement avec l’aide du Secours Populaire Français.

L’antenne fontainoise du SPWB organise régulièrement des séances d’informations non seulement auprès du public mais aussi auprès des élèves de l’enseignement secondaire. Depuis deux ans, plus de 152 classes de Wallonie et de Bruxelles ont bénéficié d’une animation spécifique en liaison avec le spectacle «Terres promises»  interprété par le Théâtre du Public. Parallèlement, l’un des membres se rend régulièrement en Cisjordanie et fut même désigné comme témoin d’un bureau de vote lors des élections législatives à Gaza en 2006.

En 2008, le Secours Populaire Wallonie/Bruxelles  accompagné la troupe du Théâtre du Public, invité d’honneur au Théâtre Al Kasabaa  lors du festival dédié à la Nakba. Un reportage produit par le Centre culturel régional Action-Sud a par ailleurs été réalisé. Suite au bombardement de la bande de Gaza en 2008/2009, une Plate-Forme Charleroi/Palestine réunissant une quarantaine d’associations  a  été constituée et le SPWB a été désigné comme porte-parole.

Freddy Guidé

20-10-2009, 22:07:08 Le Progrès asbl
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